INTRODUCTION VII
moderne : Ma Jeunesse '. Ainsi, nous nons trouvons renseignés par hii-même, asse:^^ exactement pour pouvoir, selon itn certain ordre et une méthode certaine, suivre l'évolution première de son esprit.
Voilà ce qui doit faire pour nous le prix inestimable du petit livre. Il est un témoignage assuré sur l'activité morale de Dante pendant les années où se fornmit son génie. Grâce à lui, nous pouvons découvrir conûnen ce génie fut spontané et combien précoce. Ce gui est extraordinaire, ce n'est pas que, si jeune, Dante fût déjà poëte ; car les poètes nous habituent à ces surprises : et Dante, comme poëte, n'est pas plus que tant d'autres un « enfant du miracle ». Mais ce qui nous remplit d'étonnement, c'est qu'il ait pu dès lors être un poëte savant, c'est de constater en lui un bagage philosophique, scientifique, philologique et littéraire si vaste, si complet, aussi rapidement amassé pendant les courtes années d'une jeunesse aussi laborieuse.
Or cela nous est révélé par la Vita Nova, si nous savons la pénétrer profondément et ne pas nous arrêter seulement au charme séducteur de son apparence extérieure. Nous nons apercevons çue le Dante de la Divine Comédie y est déjà en puissance tout entier.
1. Dante aurait dit : mon adolescence, suivant ta dcfiuilion du Convivio. Ou verra aux noies à ta fin du votante (p. 1S2) des explications sur le sens du titre Vita Nova et aussi sur l'orttiographe de ce dernier mot, que l'on peut écrire tantôt en latin (Nova) et tantôt en italien Çtiuov Cl). J'ai adopté partout la forme latine pour la commodité du lecteur français.