‹ Vita novaChapitre 34 sur 77 · INTRODUCTION XXXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XXXIX

Mais en voici d'autres : en Usant la Vita Nova^ et quelque attention que Ton porte à son sens idéal, on ne peut pas s'em-pêcher d'y voir un roman, un récit défaits, une suite de réalités humaines. Y a-t-il en effet un fond de vérité ? C'est là une interrogation qui se pose invinciblement à l'esprit ; mais à mesure que l'on avance dans la lecture, la réponse varie page par page. Devant tel trait inarqué, presque tangible, on ne peut hésiter: il y a un fond de vérité. Mais on tourne la page et l'on s'envole dans l'irréel.

Aussi c'est sur ce point que la discussion reste la plus vive et la moins décidée entre les critiques : les deux écoles, la réaliste et l'idéaliste, gardent toujours leurs positions, encore que l'idéaliste ait subi bien des défaites ; elles se donnent chaque jour de rudes coups. Il n'est pas bien surprenant que la discussion passionne : mais il ne me semble pas qu'on l'ait toujours bien considérée et dans toute sa complexité. Il y a ici, non pas un, mais deux points de vue à observer peut-être : un défait, et un d'esthétique.

Voyons la question défait. Elle doit être tranchée dans le sens réaliste. Avec le grand nondn'e des érudits d'aujourd'hui, je crois qu'il y a dans l'histoire des amours poétiques de Dante

noté même quelques corrections, peu nombreuses à vrai dire, que V Inquisition imposa au texte de la V. N. On apercevait donc bien dès lors le sens théotogique du livre.

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