‹ Vita novaChapitre 55 sur 77 · LX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LX INTRODUCTION

classe plus noiubreuse de lecteurs. En vue de cette dernière aventure, il a été encore une fois examiné, critiqué, retouché avec un effort complet et tout nouveau. Je pense bien qu'à peine sorti de mes mains, je lui trouverai de nouveaux défauts et me sentirai pris du désir de le corriger encore. Ce ne seront plus que des corrections très minutieuses. D'ensemble, je crois être arrivé aussi loin que je le puisse, et je sens que je ne saurais pousser les choses beaucoup plus avant. Donc, couimeeut fait pour sa chanson tin poète du xiii'' siècle, je donne congé à mon travail, car le moment est venu.

Ceux à qui je l'envoie sont d'abord les lecteurs français. En ce pays de France, qui, au xix'= siècle, devança les autres dans les études dantesques, avec les Faurid, les 0:^anam et quelques autres, l'amour de Dante a eu peine à devenir populaire dans le monde cultivé. Nous avons été bien surpassés en cet amour par les Allemands et surtout les Anglais. A l'heure qu'il est, à Paris (je prie quiconque d'en faire l'expérience), si un lecteur veut se procurer un texte quelconque de Dante , c'est aux libraires anglais qu'il lui faut recourir \

I. // seiwit injuste de ne pas signaler l'effort heureux de M. Dejob pour donner au moins aux étudiants des choses italiennes de bons recueils de morceaux choisis (che^ Delagrave). La nécessité de sérieuses éditions italiennes ne se fait que plus sentir, depuis Vheureuse institution de l'agrégation d'italien, obtenue en iSps, de la bonne volonté intelligente de Ramhaud ministre de V Instruction publique, à la suite d'efforts auxquels je suis fer d'avoir contribué pour ma petite pari. Depuis vingt ans les études italiennes ont pris en France un essor actif sous l'influence de bons ronianisants et italianisants. Kolhac, Peraté, Antoine Thomas,

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