‹ Vita novaChapitre 57 sur 77 · LXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXII INTRODUCTION

et à croire que si Dante est le plus grand poëte du monde, c'est parce qu'il concentre en lui tout Fart et toute la pensée de plusieurs siècles. Et donc nous apercevons quelle étude et quelle attention est nécessaire pour Vejxtendre, même un peu et même dans une œuvre de sa jeunesse.

C'est de quoi l'on pense que je m'avisai bien, au cours des longues tentatives dont j'ai cru devoir donner ici le résumé et la bibliographie. Je me mis en peine, de plus en plus, de connaître les interprétations proposées en Italie, en Angleterre et en Allemagne par les commentateurs de Dante, dont le nombre et le science augmentent chaque jour . C'est merveille vraiment devoir chaque jour se recruter cette légion de chercheurs. Mais l'Italie surfout peut être justement Jiêre : elle a bien travaillé depuis quelque trente ans, bien honoré son grand poète. Sur toute question douteuse, on peut être assuré que les discussions les plus nii)iutieuses ont été instituées, que les recherches les plus profondes ont été entreprises, et alentour toutes les hypothèses examinées : on cherchait une note et l'on trouve toute une littérature.

On admire de tels efforts, si puissants, si étendus. On ne s'étonne pas qu'ils aient dû se produire : chaque point d'interprétation Dantesque soulève un tel monde de problèmes, historiques, religieux, philosophiques, esthétiques ! Cela n'empêche qu'il y a là un fait unique et extraordinaire à voir : aucun homme, aucun altissimo poeta d'aucune nation n'a jamais été et n'a jamais pu être le sujet de tant de recherches : non, pas nn'inc Shakespeare ! C'est qu'aucun, et pas même Shakes-

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