‹ Vita novaChapitre 61 sur 77 · LXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXVI INTRODUCTION

Si l'on y va, j'espère qu'on en tirera profit. Je les ai conçues suivant mes propres souvenirs ; je me suis rappelé les passages qui niont arrêté moi-niéine, et où j'ai eu besoin pour comprendre, om bien de quelques considérations de fait, ou bien de certaines interprétations philosophiques et morales. C'est dire que je n'ai pas tout à fait l'intention de donner une édition régnlièrement commentée : des éditions de cette sorte existent ; elles suivent le texte mot par mot, et cela est nécessaire. Dans un texte très difficile et dont la langue diffère grandement de la langue moderne, il y a lieu pour un commentateur attentif d'expliquer l'acception, presque pour chaque mot, et, pour presque chaque phrase, la syntaxe. Mais je n'avais pas à faire connaître, quant à moi, pas à pas, le sens que j'adoptais, puisque, pas à pas, je donnais ma traduction. J'ai donc placé mes notes seulement aux points où elles m'ont paru utiles, f'ai voulu mettre le lecteur à même de lire la Vita Nova, sans avoir à se poser plus de points d'interrogations qu'il n'est inévitable.

J'avoue avec toute sincérité que je dois la matière de presque toutes ces notes à mes devanciers dans l'aiinvir et l'étude du « petit livre ». Je leur exprime, une fois pour toutes, ma reconnaissance. Mais f ai surtout une dette de gratitude au dernier annotateur, M. le professeur G. Melodia. Son information est vaste et complète, son commentaire un excellent résumé de tous les autres, ordonné avec une bonne méthode et un véritable sens critique. Quatid on constate que son édition n'est autre chose qu'une édition classique, je pense qu'il faut rendre

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