‹ Vita novaChapitre 63 sur 77 · LXVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXVIII INTRODUCTION

sur les points les plus difficiles. Son édition doit servir de base à tonte étude ultérieure.

Car nous possédons désormais un texte critique de la Vita Nova. Nous la deivns à cette laborieuse Société Dantesque, si digne de Florence et de Dante, et qui s'honore de dater ses publications du vieux Palagio dell' Arte délia Lana. Nous lui savons gré de nous avoir enfin donné notre édition critique. Nous l'avons longtemps attendue. Dés 1S93, la Société Dantesque en annonçait la publication comme prochaine, ou peu s'en fallait : entre temps elle nous donnait une autre édition critique qu'elle n'avait point promise, celle dnJDe Vulgari eloquentiâ par les soins de Pio Rajna ; il y a de cela dix ans. Mais la Vita Nova ne venait pas. Les années s'écoulaient ; il s'en est passé tout près de vingt, pendant lesquelles Michèle Barbi n'a jamais abandonné ses recherches. Nous ne pouvons que nous féliciter d'ailleurs qu'un délai si long se soit écoulé: car tandis que le savant critique travaillait, la bonne fortune aussi venait à son aide ; la découverte de nouveaux manuscrits est venue élargir le champ de ses recherches \ Et de plus, sans hâte, avec pleine connaissance, suivant les bonnes nu'thodes, un texte critique put être établi, texte toujours discutable assurément, comme tout texte qui n'est pas original, mais muni de la plus grande somme possible de

I. Le Ms. tom^loiips perdu de Pesaro fut retrouve, et te Ms. recoiuiu aujourd'hui par Barbi connue autographe de Boccace, fut signale à Tolède par le professeur Mario Schiff (Cf. ce qui a été dit plus haut, p. xxxii).

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