INTRODUCTION LXIX
probabilités. Jamais, suivant les données de la science moderne, texte ne fut plus heureuscnicnl étudié et reconnu que celui de la Vita Nova.
Nous ne possédons d'aucun écrit de Dante aucun texte original; car nous ne possédons même pas une ligne écrite de sa main. Bien plus, il n'est pas une seule de ses œuvres qui soit parvenue à nous au moins sous la forme d'une copie contemporaine : les plus anciennes copies sont postérieures encore, de plusieurs années, à la nuvt du poëte. Il nous faut donc des éditions critiques. Le travail nécessaire pour les constituer est bien loin d'être terminé. Nous n'avons pas d'édition définitive de la Divine Comédie. En aurons-nous une ? C'est un rêve que notre génératio7i sans doute ne verra pas s'accomplir, encore que la méthode soit trouvée, et que l'homme soit là, chacun le sait, à pied d'œuvre, qui pourrait la pratiquer \ Sachons nous contenter de ce que nous pouvons avoir : nous aurons le Convivio et le Canzoniere ; nous avons le De Vulgari eloquentiâ, et nous venons afin d'obtenir la Vita Nova grâce à Michèle Barbi. Qiie pouvaisfefaire, que de lui
I. Cet homme est le professeur Vaxdelli ; ce n'est un secret pour personne. — A l'heure qu'il est, pour citer correctement la Divine Comédie, tout ce que l'on peut faire est de se servir d'éditions où Vandelli a du moins mis la main, telle que la grande édition d'Alinari (peu accessible au public et ornce d'illustrations bien contestables) — et, mieux encore, l'édition classique que vient de donner à Milan l'éditeur Hœpli. C'est la ^^ édition du commentaire de Scarta:^7;^ini {heureusement retouché), mais c'est la première pour laquelle le Prof. Vandelli se soit occupé du texte.