INTRODUCTION LXXI
parvenue par deux traditions diverses, dérivées non directement de l'autographe, mais d'un apographe, dans lequel s'étaient déjà introduites quelques erreurs. » En une pareille situation l'éditeur ne pouvait que former son texte par le raisonnement. 11 a distribué les manuscrits en deux familles primordiales, dont la seconde contient tous les textes qui se rattachent à la copie de Boccace \ Dans la première famille, les plus anciens manuscrits et les plus importants sont le manuscrit de la famille Martelli de Florence, et les deux manuscrits de la célèbre bibliothèque du prince Chigi à Rome \ Le professeur Barbi a pris cofiime type lepremier des manuscrits de la Chigiana, qui lui a paru, comme à plusieurs autres critiques, le meilleur '. // s'en est servi notamment pour établir l'orthographe.
Cette orthographe surprendra le lecteur, surtout par son
1 . Ils ont ce signe distinctif que les divisioni sont âctachèes du texte.
2. L. VIII, ^oj (K), etL, V, ij6 (V^). Ce second manuscrit, que l'on a voulu aussi, mais sans preuve certaine, attribuer à Boccace, a appartenu au pape Alexandre VII, auquel il avait été légué. Auparavant il avait été porté en France par Corhinelli.
5. T. Casini lepremier a pris le Chigiano connue type de son édition. Son exemple a été suivi par Passerini et Melodia. Quoiqu'aucune des variantes de l'édition Barbi ne soit négligeable, et que toutes aient leur intérêt, aucune cependant ne modifie profondément le texte. Les éditions fondées sur le Chigiano se rapprochent donc complètement de l'édition définitive, fe fais cette remarque surtout au profit de noire admirable édition parisienne du Livre contemporain.