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CHAPITRE PREMIER

GÉNÉRALITÉS SUR LA VITAMINE E ACTIVITÉS PHYSIOLOGIQUES MULTIPLES DE CE FACTEUR

Mattil et Conklin (27), en 1920, remarquent une certaine modification des fonctions de la reproduction chez le rat alimenté au lait écrémé: La simple addition de germe de blé à la ration entraîne la disparition des troubles observés.

En 1922, Evans (8) et Bishop nourrissant des rats avec une alimentation apparemment complète constatent que ces animaux, bien que présentant un parfait état d'entretien, sont incapables de se reproduire. La seule adjonction de jus d'orange à leur ration ne parvient ni à quérir, ni à prévenir leur stérilité. || ne s'agissait donc pas d'une carence en vitamine C. Mais par contre, l'addition de quelques feuilles de laïitue permet aux gestations déjà en cours d'arriver à leur terme. Une autre expérimentation leur permet de constater que les germes de blé avaient les mêmes propriétés que les feuilles de laitue.

Ces mêmes auteurs remarquent, l'année suivante, que la gestation de rates soumises à un régime carencé en ce facteur inconnu qui devait devenir plus tard la vitamine E est parfois suspendue au cours de sa deuxième moitié. Selon Evans et Burr (8), les fœtus à terme présentent des altérations diverses.

Sure (38), en 1924, donne le nom de vitamine E à ce facteur qui intervient dans la reproduction des petites espèces. Cette vitamine liposoluble est encore dite, de reproduction, de fécondité ou de fertilité.

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Cependant, on devait peu à peu s'apercevoir que la vitamine E jouait bien d'autres rêles. Bien mieux, il semble à l'heure actuelle que son intervention dans la fonction de reproduction ne soit qu'un de ses moindres aspects. |

Du point de vue biochimique son rôle est avant tout un rêle antioxydant. Son étude chimique tend à le montrer.

Vitamine liposoluble, la vitamine E est soluble dans les solvants ordinaires des graisses : éther, éther de pétrole, alcool absolu, acétone, benzène, chloroforme. Elle est insoluble dans l'eau, les acides dilués et les bases.

Elle résiste parfaitement à des températures élevées : deux heures à 170° ne lui font pas perdre son activité, même en présence d'air et elle supporte 220-230° dans le vide. L'irradiation ultraviolette moyennement poussée ne l'altère pas.

En comparaison avec la grande fragilité habituelle des autres vitamines liposolubles, elle se révéla dès Les premières études très résistante aux agents d'oxydation. L'oxygène ne détruit que lentement l'activité des aliments qui la contiennent, mais l'ozone l'inactive beaucoup plus vite, ainsi que NO*Ag, MnO'K, FeCF et l'acide perbenzoïque.

D'après Olcott (34), l'hydrogénation catalytique à assez peu d'action sur elle. Cette résistance à l'oxydation est tout particulièrement intéressante. On peutdire que c'est une des propriétés principales de cette vitamine.

En 1934, Olcott (35) établit qu'il existe dans la molécule une fonction alcool. Mais ce furent Evans et Emerson (10), en 1936, qui réussirent à obtenir, par l'acide cyanique, des esters cristallisés. qu DE isolés trois allophanates qui reçurent le nom de tocophérol.

|” L'a focophérol : le plus actif de PF — 158°. 2° Le Ê tocophérol de PF — 138°, considéré comme son isomère.

3° Le 7 tocophérol de PF — 250° paraissait être d'une autre nature.

Ces corps possèdent sensiblement toute l'activité de la vitamine E. Mais dans l'état actuel de nos connaissances, nous ne savons pas encore si c'est l'un des trois tocophérols ou un mélange

des trois qui correspond à la véritable nature chimique de la vitamine,

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