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Les B et y tocophérols contiennent dans leur noyau benzénique un groupe méthyl en moins, en position 5 ou 7.
Le B tocophérol est un homologue inférieur de l'« tocophérol. Le tocophérol isolé des graines de cotonnier par Emerson serait un isomère du y tocophérol par dégradation. || donne les mêmes produits.
Le rôle joué comme facteur antioxydant par la vitamine E ressort de plusieurs observations, en particulier de celles de Dam et ses collaborateurs (6 et 7] et de Granados et ses collaborateurs (17 et 18). Ces auteurs montrent les relations cytochimiques entre la peroxydation et ces pigments bruns des tissus adipeux chez les rats et poulets carencés en vitamine E. L'injection sous-cutanée de 0,3 cc. d'huile de foie de morue à des poulets recevant un régime
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normal entraîne au lieu de l'injection un dépôt fibreux variant du jaune au brun foncé dû à la peroxydation de l'huile injectée. Cette beroxydation locale n'est cependant pas empêchée par l'incorporation à l'huile de foie de morue de 2,4 mg. d'a tocophérol. Cependant, quand l'huile est ingérée au lieu d'être injectée, l'administration de tocophérol empêche la formation de ces dépôts dans les tissus.
Cette action antioxydante pourrait également ressortir des relations qui existent entre la vitamine A et la vitamine E.
La synergie d'action entre la vitamine E et la vitamine A est connue depuis les travaux de Moore, Martin et Rajogopal (32) et ceux de Cormier [3 bis). |
Mason (26) a montré que l'épuisement des réserves en vitamine E du rat est accéléré par une avitaminose A.
La vitamine E favorise la mise en réserve dans le foie de la vitamine À et augmente sa stabilité dans le-tube digestif. Elle ne semble pas, cependant, d'après certaines recherches (36, 42, 43, 21), favoriser l'augmentation de la teneur en vitamine À du sérum sanguin, du colostrum et du lait chez la vache, la brebis, la chèvre et la truie.
D'après Ferrando (15) cette synergie d'action dépasse le cas d'assimilation et de stockage plus ou moins grand de la vitamine À. Elle s'exerce dans l'intégrité même des tissus en la protégeant de l'oxydation à laquelle.elle est assez sensible. « Elle pourrait peut-être expliquer la raison pour laquelle les résultats clini- . ques et expérimentaux sont parfois si divergents. Ces constatations doivent inciter à reprendre chez nos espèces domestiques, car les généralisations faites à partir du rat étaient peut-être trop hâtives, des expériences gardant toujours leur immense valeur, mais qui, dirigées avec un nouvel état d'esprit, pourraient aboutir à d'autres résultats importants. »
En effet, étant donné le rôle que joue la vitamine À en nutrition animale, on peut supposer que l'étude systématique de ses rapports avec la vitamine E dans leurs relations avec l'appareil génital serait riche de conséquences. Elle permettrait en tous cas de lever définitivement l'hypothèse d'une vitamine E ayant un rôle antistérilité dans toutes les espèces animales tout en précisant davantage son rôle d'antioxydant. Le bleu de méthylène joue d'ailleurs vis-à-vis de la vitamine À le même rôle que les tocophérols (6]
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