‹ Vitraux de Bourges; vitraux du XIIIe siècle de la cathédrale de Bourges;Chapitre 59 sur 70 · XXXXI · texte numérisé non relu

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4 mêmes dd uden Le peintre verrier de la cathédrale de Bourges semble “avoir inspiré le sculpteur de la Chartreuse de Dijon, lequel à son tour - fut l'inspiraieur de Michel-Ange dans la basilique de Saint-Pierre-aux-

liens. Les critiques les plus autorisés s'accordent à reconnaitre des

ttraits frappants de perfection entre le Moïse du tombeau de Jules II et

- celui qui a donné son nom au monument connu sous le nom de Puits de Moïse, lequel avait certainement été visité par Michel-Ange, lors de son voyage en France. Le Puits de Moïse est orné de six statues commencées en 1387. La plus parfaite, celle de Moïse, a été sculptée par Claux-Sluter, artiste célèbre qui vint, avec le peintre Jean de Beaumont wisiter les travaux que le duc fean de Berry faisait exécuter au château de Mehun-sur-Yèvre. Claux-Sluter ne manqua certainement pas de visiter aussi la cathédrale de Bourges encore inachevée, mais dont les vitraux que nous étudions étaient à la place qu'ils occupent aujour- -d'hui. S'en est-il inspiré pour le monument de Dijon ? On est tenté de le croire, en voyant que le sculpteur a choisi les mêmes personnages que le peintre verrier, et leur a donné, à peu près le même caraclère historique et artistique.

L'écrivain bourguigaon qui les décrit dans un fascicule imprimé à Dijon, semble avoir eu sous les yeux les vitraux de Bourges. « Les six statues qui décorent le puits sont, nous dit-il, celles de Moïse, David, “Isaïe, Daniel, Zacharie, Jérémie ». Moïse tient de la main droite les tables “de la loi. Il est représenté avec deux cornes, pour signifier deux rayon; Mdinoux lui sortant du front lorsqu'il reçut les tables de la loi, sur le - mont Sinaï. « lsaïe tient un livre sous le bras; un rouleau déployé porte ces paroles : « Comme une brebis à la boucherie on le conduira :

comme un agneau en présence dutondeur il sera muet et n’ouvrira pas 1 a bouche ». Jérémie médite ce texte : « O vous qui passez, voyez s’il est une douleur comparable à ma douleur. »

- Même analogie pour les autres personnages, entre les vitraux de - Bourges et le monument de Dijon.

Planche XL, n° 1, leroi Davip. — Comme dans le puits de Moïse, David est ici représenté, avec une couronneroyale surla tête, et un instrument - de musique à la main. Il convenait de le mettre au premier rang de la

. série des prophètes, ayant plus d’une fois prophétisé lui-même la venue

. du Messie, souvent appelé fils de David, dans les pages de l'Évangile. . Nous en avons déjà très longuement parlé, en décrivant les rosaces des grandes nefs de la cathédrale.

Poste

SAINT JEAN-BAPTISTE PLANCHE XLI, no 2

La place du Précurseur de Notre Seigneur Jésus-Christ était toutindi-… quée, dans les vitraux de Bourges, entre les prophètes et les apôtres de la galerie supérieure. Saint Pierre Chrysologue ne l’a til proclamé le silence des prophètes et Ja voix des apôtres ? Saint Jean-Baptiste” en effet impose silence aux prophètes, en montrant du doigt celui qu'ils ont annoncé dans leurs oracles, dont les promesses sont accomplies: Il devient la voix des apôtres qui s’appuieront sur son témoignage, en publiant la divinité du Sauveur des hommes, qu'il leur a mon: tré, en disant : « Voici l’'Agneau de Dieu », paroles écrites surle phi lactère que, dans le vitrail, il tient de la main gauche, tandis quela mai droite en exprime le sens par un geste indicateur. Par dessus la longue robe, pour la beauté du tableau l'artiste ne pouvait manquer d'étendre le grossier vêtement en poil de chameau, inetrument depé= nitence que portait Jean dans le désert, et désormais transformé en manteau de gloire par la vénération des peuples.

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