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Partie, s. f. Départ. Le jour de la partie de Monsieur. {Neuville

Parrai ? iiitrrrof/. Pas vrai? n'est-il pas vrai ?

Partret, s. m. Couperet. Partir indiquait autrefois l'action de donner de haut en bas un coup tranchant. (A. Bos. Partëor.^

nous l'euissions parque et tout dépestelé et défroissié

de nos chevaulx. (Leduu. Folie deCh. VI, ch. i.)

Pas d'âne, s. m. Plante médicinale employée en fumigations, tussilage.

Pas-fllle, s. f. Terme qui indique l'alliance qui existe entre une fille et le second mari de sa mère ou la seconde femme de son père.

Pas-fils, s. m. Beau- fils.

Pas-frère, s. m. Beau-frère.

Pas-sœur, s. f. Belle-sœur.

Pas-moins, adi\ Pourtant, cependant. Cest vrai ça., pas moins.

Passe, passée, 5. f. Sentierou passage étroit fréquenté par l'homme ou les animaux. V. Miice.

le soir j'allais dans certaines passes connues, me

mettre à l'airùt pour tuer des loups {Province du Maine,

Passe, s. m. Moineau. L'idiome manceau est en-

DU HAUT-MAINE 4()o

core demeuré fidèle ici à l'origine latine. Dépasse on a ïaiii passereau. V. Paisse el Pais s e-gr tanche.

Des oyselletz peinctz de couleurs estranges Pinsons, piuers, passes et passerons.

(Cl. Marot. Première églogue.)

Pâsse-bussonière, s. f. Petit oiseau. V. Paissebussonière.

Passe- mâtin, s. m. Petit bourgeois, homme du commun qui s'est quelque peu enrichi, surtout quand il se donne des airs d'importance.

Passe-partout, s. m. Outil à deux tranchants qui sert aux bûcherons, terrassiers, etc. V. Tranche .

Passer (se), t\ réf. Se passer avec une chose, c'est s'en contenter. Je in passeras bin avec eune bonne lèche de chiai. (A. Bos. Past, Paster. — Rousseau. Passer.)

Passer un fromage, c'est l'affiner.

Passerelle, 5. f. Petite bande de terre mince entre deux sillons. — Le passe-pieds est la même chose entre deux planches de légumes. (Neuville.)

Pastre, .s-, m. [Vs se prononce.) Homme lourd, grossier, épais au moral ou au physique. Spassus., adjectif de basse latinité qui veut dire épais (au lieu de spissus), et qui en est l'étymologie, ne serait-il pas aussi bien celle de pastre'! (A. Bos. Past, Pasterie.)

Pataud, e, s. m. et f. Nom que donnaient dans nos guerres civiles, les royalistes à leurs ennemis non militaires. Les militaires étaient les bleus.

Patin, v. m. Pied de porc ou de veau.

Patinoutre, s. in. Variété de chiendent que nous appelons aussi masselotte : ses racines, composées d'une suite de bulbes ou de tubercules, lui donnent l'apparence d'un chapelet ou patpnôtrp .

Pâtiras, s. m. Souffre-douleur. (Rousseau. Patirea. ) On chantait, il y a quelques années, au Mans, sur un air de carillon :

Pâtiras est mô (mort) Sa femme en hérite D'ia cuiller à pol Et d'sa vieille marmite Sonnez haut sonnez bas, Pâliras ne r'viendra pas.

Patoi. patoué, patouil, s. m. Patrouillis, eau sale, bourbier. (Du Gange. Patile. — A. Bos. Patoil.)

Patouiller, v. n. Patrouiller, remuer les mains ou les pieds dans la vase ou quelque liquide malpropre. (Du Gange. Maniare.) Le nom propre Patouillet indique que la forme paiouiller a été usitée. (F. Génin. Récréât, philolog., t. II, p. 64. — A. Bos. Patoïer.)

Dans la nuit qui précédait la fête de Saint Julien, les habitants de Saint-Aubin-lès-le-Mans étaient tenus, comme vassaux du chapitre, de venir faire la patouille (est-ce patroiiillr. ronde ? ou patouil, patrouillis ?) autour de la cathédrale, la nuit, et pendant qu'on célébrait l'office du patron de cette église. De là, un sobriquet assez désagréable pour eux, fondé sur leur absence d'auprès de leurs femmes pendant ladite nuit.

Patouillard, e, adj. Qui patouille. ompe

patouillarde est celle qui prend Teau tout près du fond.

Pâtour, e, s. m.&if. Pâtre. (A. Bos. Pastore.)

Paturelle viens donc là La la la, la la, la la laire Paturette viens donc là, la à â â.

J'ai d'ia galette dans mon bissac

La la la, la la, la la laire

J'ai d'ia galette dans mon bissac, la âàâ.

Et des marrons dans mon chapeau La la la, la la, la la laire Et des marrons dans mon chapeau, laâââ. {Chanson. Tuffé.)

Ceci ne s'applique pas, bien entendu, aux pâtours,

qui doivent rentrer pour la mise aux champs des bestiaux dans l'après-midi. (Thodry. Usarjes ruraux de Montforl-le- Rotrou . )

Pâturas, s. m. Pâturage, pâtis. V. Pâqids. (A. Bos. Pastis, Pasturer.)

Pau, s. m. Pal, pieu, poteau. (Rob. Estienne. Pau. — Du Gange. Palforca, Paulus, Prodelada.

— FURETIÈRE. Pau.)

Le Paw de G'tJj7/e est l'emplacement d'une potence seigneuriale. (CouTARD. .î^e Srtôinc, Province du Maine, 1892.)

Panurge emmancha en vng grand pau les cornes du cheu-

reul Cela fail, prit vng gros pau Frappez de ce pau

tant que vous pourrez. (Rabelais. Pantagruel, liv. II, ch. XXVI.)

A chascun vng grand coup de pau sur les reins. (Le même. Ibid. ch. xxx.)

Ce qu'il leur failoit do viures pour quinze iours et certaine quantité de paiix pour faire lenrs rempars. (Montaigne. Essais, liv. II. ch. ix.)

Et neplus ne moinsque lesjardiniers iichent des paux au-

près des jeunes plantes pour les tenir droites. (Amyot. Œuv. de Plutarque. Comment il faut nourrir les enfants.)

Pautre, s. m. Gouvernail. V. Peautre.

Pavé, pavot, .s. m. Feuille d'une variété d'iris aquatique.

Pavois, s. m. Cible.

Pays-Bas, 6\ m. Bas-Maine.

Pays-Haut, s. m. Désigne dans plusieurs cantons les hameaux situés sur les buttes.

je connais des hommes dans le paf/i haut (Des-

champs-Larivièbe. La tégende de Montangis.)

Pays maigre, s. m. Désigne toute la partie sablonneuse, ou pays à sapins, du territoire manceau. — Petit pays., s. m. Petit village, hameau.

Pê, s. m. Pis de vache. (A. Bos. Piz.)

Peautre, .y. m. Gouvernail ou éperon des grands bateaux. (A. Bos. Peautre, Peltre, 2)

Le vieil Gharon, grant nautonnier d'enfer Bien eut à faire à gouuerner sa. peautre.

(Cl. Marot. Jugement de Minos.)

Peaux d'iiev'! peaux d'iap-in !

Vlà le merch-and!

[Cris du Mans.)

Pêchard, e, ar/y. C'est pour les chevaux, la couleur rouane, ou alezan rubican. Les juments de cette robe sont d'excellentes poulinières.

Pêcheux, s. m. Martin-pêcheur.

Pecque, s. f. Bec, bouche.

Vous entendrez le coq chanter Sans pecque ni sans langue.

[Vieux cantique, Tuff'é.)

Pecquer, v. a. Donnei' des coups de bec.

Peignes, 5. m. pi. Maladie des chevaux. [Neuville.)

Peillaud, e, peillu, e, adj. Pelu, velu, ou pour parler plus juste, qui a les poils ou les cheveux trop longs. (A. Bos. Pelos, 1.)

Peisson, pouésson, s. m. Poisson. (Barbeu du Rocher Etienne Boileau, p. 265, peissonniers . — Marie de France, fable XIII, peissuns, peïssonet.)

Pelasse, .s\ /. Pelure. (Rousseau. Pellasse.)

Adonc le pasteur entrelasse Ses paniers de lorte pelasse.

(Froger. Ronsard, De la venue de l'Esté.)

Pèle, adj. Qui se divise facilement comme de la terre friable. (A. Bos. Pelos, 2.) Notre adjectif n'aurait-il pas pu donner le pêle-mêle?

Pelisse, s. f. Plaque de gazon que l'on pellU ou que l'on pèle. Ronsard menace ses contradicteurs de « les pelisser par raisons plus fortes que celles qu'ils « auroient mises en avant pour me rechigner ou me «mordre, ^y {Suravertissement au lecteur, cité par l'abbé Froger.)

Pellir, V. a. Prendre avec une pelle, ramasser par terre. (Du Gange. Pela, 2.)

Peloux, se, adj. Pelu, velu. (A. Bos. Pelos, 1,) Item, deux livres de laine qui n'estoit pas nette, qui es-

toit des peleures de deux hrehis (Froger. Réfection de

l'église de Chevaigné en iôW.)

Pelucher, v. a. et n. Peler. (A. Bos. Pelicier, 2.)

Peluette, 5. /. Bluetle.

Peluette, s. f. Pellicule, fragment de peau ou de pelure, furfure, duvet ou poil de dessous des animaux, petite écaille. (A. Bos. Peluchier.)

Pendillée, s. f. Objets suspendus en paquets. Pénerée, s. f. Contenu d'un panier.

Pénier, s. m. Panier. (Du Gange. Panerius.) Peniquet, s. m. Fromage frais. V. Paniquet. Penser (se), v.réf. On dit ainsi au lieu àç; penser. Je nïsa't pensé ou final pensé.

Pension, s. f. Nourriture des animaux.

Le gouverneur d'un éléphant desrobboit à tous les

repas la moitié de la pension qu'on luy auoit ordonnée. (Montaigne. Essais, liv. II, ch. xii.)

Pentecôte, 5. /". Nom générique des orchidées indigènes.

Pentière, 5. /. Pente d'un terrain, penture d'une porte.

Pepitre, s. m. Pupitre, sorte de jubé.

un pepitre ou il y ait des bancs et coffres pour l'utilité de Messieurs leurs curé et prestres {Province

du Maine. 1894, Eglise de Martigné.)

Parait, s. m. Volée à laquelle s'attachent les paires de bœufs, en tête de ceux qui sont le long du timon.

Perchaude, s. /. Petite perche (poisson). (iVo?/^/î.)

Perche, s. f . Mesure agraire. La perche du Maine comprenait 22 pieds.

Perchet, s. m. Filet ressemblant au tramail, et qui se fixe par une suite d'anneaux à une perche, au moyen de laquelle on le déploie ou on le resserre dans l'eau. (A. Bos. Perchant.)

Percir, v. a. Serrer, presser. (A. Bos. Perceûre . )

Perdreau, s. m. Cette locution est une sorte de jeu de mots. Quand il y a de la perte dans une affaire, on dit qu'il y a des perdreaux .

Perdrix coiffées, s. f. pi. Ce sont les femmes de la campagne qui gardent toujours leurs coiffes blanches en travaillant aux champs. {Tiiffé.)

Perdrix, 5. f.

On n'en voit de rouges qu'en bVance, et les meilleures soûl celles d'un petit pays en Anjou, nommé le Craonois. (Caraccioli. Dicl. critiq. pittoresq. et sentencieux.)

Père, s. m. Pis de vache ou de chèvre. Pera était une bourse ou poche en cuir. (Righ. — A. Bos. Peiz.)

Perfaut, perfût, s. m. Cornouiller. V. Piafût.

Périolée, priolée, .s. f. C'est le nom de lieu des anciens prieurés de la campagne. {Neuville. ){k.^os. Priorée.)

Pernelle, s. f. Prunelle.

Perréieux, s. m. Ouvrier carrier. (Du Gange. Perreator.) Monteil indique pour synonyme Perrier.

412 VOCAiiULAIRE

[Hist. des Français de div. états^w^ siècle, hisl. xix^.)

Perrer, v. a. Garnir les chemins ou une cour de pierres, monter l'intérieur d'un puits en briques, clore un tiangar en voliges. (Du Gange. Pirius sous Pirgius. — A. Bos. Perer.)

Perrière, s. f. Garrière de pierres. (Furetière. Perrière. — Du Gange. Petraria.) Dans le Lexique de Raynouard, on trouve Peira, pierre.

allé quérir lad. pierre joucquez à la perriérc de

Grantchamp. (Froger. Fabrique de Gongé-sur-Orne, 1513-16.)

Perrons, s. m. pi. Gros blocs de pierres druidiques, erratiques ou autres qui se rencontrent en divers lieux. Ils sont d'ordinaire de la nature du poudingue siliceux. (A. Bos. Perri/i.)

Comment RoUant fendi le perron quand il cuida despecier s'espée. {Chr. de Saint-Denis. Charlemagae, litre du ch. ii.)

Perrure, s. /. Maçonnerie d'un puits, clôture d'un hangar. {Montfort-le-Rotroii.)

Personnier, ère, s. m. et f. Gompagnon, ami intime. (Du Gange. Personarii. — A. Bos. Parçujiier, 1.) — Maîtresse, bonne amie.

Brief, qu'en nulle chose de conséquence, et qui peut aporter réputation, ne laisse son fi-cre derrière liiy, ains le fasse son parsonnier et compagnon. (Amyot. OEuv. de Plutarque. De l'amitié fraternelle.)

Que je sois parçonnier de la joie de paradis avec tes amis. {Ohr. de Saint-Denis. Clotaire II. liv. IV, ch. xxu.)

Jl dampna ceux qui estoient parçonniers et consentans de cette traison. (Jôid. Ciiarlemagne. liv. I""", ch. viii.)

Au mois de janvier li62, il avait acheté plusieurs bœufs

gras, el avec un nommé Garnier, son parçonnier (1) il les mena à Paris. (Angot. La fausse-monnoic.)

Persoué, 5 m. Pressoir.

Pesas, s. ni. Tige de pois, de haricot, de pomme de terre, etc On trouve dans le Glossaire de Du Gange, Pesaz sous Pesait, qui est cosse de pois : si c'est le même mot que le nôtre, et c'est très possible, il aura passé de la cosse à la tige, comme cela s'est fait pour parche, qui a la même acception. V. ce mot. (A. Bos. Pesas.)

Pesée, s. f. Peson, romaine. (A. Bos. Peise.)

Peson, ne, adj. Jumeau. V. Besson.

Pesserelle, s. f. Passerelle ou petit sillon entre deux autres, au fonds des guérets.

Pétarde, s. f. Pomme de terre, par corruption de patate, un des noms de ce tubercule.

Pétasse, adj. f. Se dit d'une enfant bavarde, tracassière, touche-à-tout. V. Peton.

Petasser, v. a. Tracasser, toucher à tout, manier sans cesse quelque chose. (Rousseau. Petasser )

Peteriau, s. m. Rejeton d'un arbre. — Etincelle d'un foyer.

Je me boulis au coin du feu

Pour réguayer la braise

Il en sautit trois péteriaiix

Dedans mon escritouère

J'crayas qu'c'étainl trois diabloteaux

Qui s'en allaint avec ma piau.

[Chanson mancelle.)

(1) Associé ou domestique (Dict. du vieux François de Go-

DEFROV.)

Petite-église, .v. /'. Secte des anti-concordalaires qui existe encore dans le Bas-Maine, et qui a pour origine la constitution civile du clergé de 1791. (G. A. TuiERRY. f.e Capitaine Sans-Façoîi.)

Petiter, v. a. Accoucher, mettre bas.

Peton, s. f. Petite fdle qui s'agite beaucoup et se donne de Timportance pour ne rien faire.

Petonner, v. n. Marcher à petits pas.

Pétras, s. m. Homme gauche, dépayst', qui ne sait comment se tirer d'affaire. Ce mot ne vient pas du tout à'empêtré; c'est littéralement l'interrogation qu'adressent k des gens qui ne les comprennent pas et n'en sont pas compris, les paysans bretons; on conçoit que quand ils sont hors de chez eux, cette situation leur donne un air embarrassé. Pe tra, en bas-breton, signifie qiioil que'l

Peûle, adj. Qui se divise facilement. V. Pèle.

Peurjet, s. m. Toit ou auvent qui pourjette (projette) l'eau en avant d'un bâtiment.

Peurnalle, s. f. Prunelle.

Pézan, ne^ .s. wi, et /. Paysan. V. Paisaii.

Physiques, s. m. pi. Sorcelleries. [Tuff'é) (A. Bos. Fisique.)

Piacrée, s. f. Volée de coups (1). Objet mou qui s'écrase: pomme, fromage, ou autre. (Rousseau. Piacre.)

(1) Voyez à PI les mois qui ne se trouveraient pas à Pi suivi d'une voyelle.

Piâcrer, v. a. Rosser. De Plaiiqere, qui signifie la même chose. — V. n. Se dit par onomatopée, des objets mous qui s'écrasent, s'aplatissent ou rejaillissent par fragments, quand ils retombent par terre^ après qu'on les a jetés en l'air. Ça qui a piacré comme eune bouse.

Piafût, s. m. Cornouiller. (Du Gange. Pafustum,. — A. Bos. Espafust.)

Fiancer, v. a. Se plaindre, gémir, pleurer. (Ray- NOUARD. Planch.) Nous sommes bien près de Plancjere, se plaindre.

Pianceux, piangeux, se, adj . Qui se plaint, qui aime à se plaindre. (A. Bos. Plaine.)

Pianir, v. a. Aplanir. V.P/ari^V. (k.Boi. Planir.)

Piâ-t-y ? interrog. Plait-il?

Piàtre, piautre, s. m. Gouvernail. V. Peaittre.

Piau, s-, f. Peau.

Le loup il a venu A mangé le plus biau.

S'il n'eut été goulu Il m'eût laissé la piau. Pour faire un casaquin A la belle Isabiau.

( Vieille chanson).

Piaux, s. f. pi. Jeunes animaux, originairement jeunes pies.

Les pies feurent félonneusement occises sans

les femmes et petiz enfans, c'est-à-dire sans les femelles et petiz -piaux. (Rabelais. Pantagruel, Uv. IV, ancien prologue).

De la pie et de ses piaux. (B'jn.w. Despériers. Contes et Devis. Nouv. LXXXIX.)

Pic, S. m. Fond de train. Aller à pic de jevau, c'est aller très vile à cbeval ; à pic de chiens, de vitesse de chiens en chasse.

Piehe, s. f. Cruche à boisson V. Picher. (Rousseau. Picher.)

Pichelin, eine, adj. Dolent, qui s'écoute. — Difficile à nourrir. (ÂNis.i

Picher, pichet, .s. ???. Cruche à mettre la boisson. (Du Cange. Bicariiim, Picarinm. — Ravnouard Pichier. — A. Bos. Fichier, 1.)

Chascun debuoir feist d'y porter Dont nous debuons noel chanter Pour la mère reconforter Des galettes Tartelettes Noyz, pommes, poires et noysettes Bon vin plain baril et picher.

Que Joseph tenoit le plus cher.

Nous deburions noël chanter.

(Bibliolh. du Mans. N" 3.G57. Vieux 7ioël..) C'était un gaillard solide, craignant le diable non plus qu'un pichet de vin (Ledru, La Recluse, p. 07.)

Pichon, s. m. Petit oiseau encore dans le nid. Picoté, e, adj. Marqué de la petite vérole. Piécot, s. m. Renoncule bouton d'or.

Pie-croix, s. f. Pie-grièche. (Neuville.)

Pied-but, s. m. Locution qui s'emploie dans les jeux où l'on doit poser le pied sur une ligne ou toute marque indiquant un point de départ. Cette ligne ou ce point sont \q pied-but.

Piedcaud. Comme Piécot.

Pied-du-cœur (Avoir au) . Locution qui équivaut à : avoir sur le cœur. [Loué.)

Pie-de-chien, i\ jn. Champignon de moisissure. Jean Rousson dit nid de chien. J'ai toujours entendu le mot clairement énoncé comme je l'écris ; cependant il faudrait peut-être à.\vepisse de chien, parce qu'on rencontre souvent ce champignon aux pieds des arbres, des murs, etc., et autres lieux souillés par les chiens . — Les pis (mamelles) d'une chienne.

Piée, 5. f. Pluie. (A. Bos. Pie.)

J'étions sept ou huit bonhommes autour d'eune tabie à causer d'ia fiiée et du biau temps... {La Croix du Maine, 10 octobre 1897.)

Pie-percée, s. f. Culbute, sens dessus dessous. V. Pique-chêne.

Pierre-fite ou fiche, s. f. Désignation d'un peulvan ou de la place qu'il a occupée.

St Tean Pierre- fixte. (Fret, Chroniques Percheronnes, p. 28.

Piessart, s. m. Piquet de bois, cepée d'épines ou d'autres arbustes servant à former une haie ou une piesse.

Les braconniers qui connaissent Id^passée &'nnyeuvre [mh\e) , y placent un pies5rt/'i, le bouquin s'y arrête un moment au clair de la lune, et le braconnier caché dans un fossé, lui envoie une bonne charge de plomb.

Piesse, 5. f. Clôture en épines, haie ; épines ou piquets destinés à ces clôtures, rameaux entrelacés pour le même usage. Du latin P/(^a:?/5, entrelacement. La branche ou le piquet qui en fait partie se nomme

aussi p/e^'A'e, comme l'ensemble. (Du Gange. Plessa. — Raynouard. Playssa) V. Plesse.

Piéssente, s. f. Petit sentier pour les piétons. Il faudrait (^cy'wq pied-sente.

Piesser, v. a. Garnir une haie d'épines ou de piessarts.

Piétant, e, adj. Qualité d'une route ou d'un terrain sur lesquels on marche facilement ; ce qui se travaille vite. V. Epié ter. (A. Bos. Pieteier.)

Piéter, v. n. Piétiner ; être piétant. Piéteux est employé par Ronsard pour noble, qui en manceau signifie volontaire et indépendant.

Chatouillé d'un piéteux désir.

(Froger, Ronsard. Ode à Michel de l'Hospital.)

Piètre, adj. Boiteux. De pied.

Piétrasser, v. n. Boiter.

Pieumas, s. m. Plumeau, V. Plumas.

Pieume, s. f. Plume.

Pieumée^ s. /'. Pesée. V. Plumée.

Pieumer, v. a. Plumer une pomme, un arbre.

Le 18 août 1798, vers une heure de l'après-midi, sept Chouans armés de fusils, avaient en effet « plumé», la largeur de la main des deux côtés, l'arbre de la liberté de la commune de Sl-Jean (Roquet. St-Jean delà Motte, p. 353)

Piger, V. a. Battre, rosser, malmener, venger. L'abbé Esnault le fait venir de piège.

Pignard, e, adj. Qui pleure pour peu de chose.

Pigner, v. n. Pleurer en criant» On disait pigner

pour exprimer le bruit que fait uii essieu iiidl graissé. (Du Gange. Hugtiare.)

Pignoux, se, adj. Qui pleure aisément.

Pigocher, v, a. Fouiller avec un objet pointu, piquer, aiguillonner. (Rousseau. Piger.)

Pigousser, pigrasser, v. a. Pétrir la boue, la pocrasser, et surtout piétiner dedans ou dessus. V. Pocrasser.

Pigous, pigoussée^ pigras, s. m. Boue, limon. (Esnault. — Rousseau. Pigoidlle.)

Pilate (terre de), s. f. Mauvaise terre qui trompe celui qui la cultive.

Pillée, s, f. Rosse ; personne d'un mauvais caractère.

Pilveré, e, pilvereté, e, adj. Marqué de petite vérole ; fleur ou fruit parsemé de petites macules. (Barbeu du Rocher.)

Pinche, pinge, adj. Mouillé, lissé et lavé avec de Teau.

Pincher, pinger, v. n. Enfoncer ou plonger les pieds dans la boue ou dans l'eau. Ne serait-ce point y emiàid plonger, plonger ? Ou bien faut-il recourir à penchon ou penchun, qui étaient les noms d'une trappe baignant dans l'eau, soit comme piège à poisson, soit comme vanne d'une écluse ? 11 serait peutêtre, dans ce dernier cas, plus juste de dire que c'est à pincher qu'il faut rapporter pinchon. (Du Gange. Gordana, Panchon. Penclionia.) Pinger s'entend encore de tout ce qui prend l'eau, comme une éponge,

OU de ce qui la laisse passer, comme des chaussures percées.

Pingeux, se, pingouin, eine, adj. Se disent d'un enfant qui prend plaisir à mettre ses pieds dans l'eau ou dans laboue humide. Pm^e?^a:, en particulier, se dit d'un terrain qui prend aisément l'eau. Quant à pingouin^ si quelque Manceau avait été chargé de baptiser l'oiseau plongeur qui porte ce nom, il ne lui serait pas venu à l'idée de lui en donner un autre.

Pingre, adj. Avare.

Pintard, e, s. m. et /. Pintade mcâle et femelle. {Neuville.)

Pinte, s. f. Mesure de capacité, désigne aussi le vase en forme de petite cruche ou piclier, dans lequel on tire le boire. V. Siet.

Pinte ; mesure qui contient deux chopiues et qui est plus grande à Saint-Denis que partout ailleurs. (Caraccioli. Dict. criliq. pilloresq. et sentenc. Lyon. 1768.)

Robert Véron, échevin du Mans, en 1494, envoie une peinte d'ypocras à M^jr de Ghéronne. (Triger. Maison dite de la Reine Bérengère.)

les maîtres pintiers k Précigné. (Ledru. Le doigt de

la morte.)

Piole, s. f. Petite fille.

Pion, ne, adj. Ivre. V. Piot.

Piône, s. f. Pivoine.

Pionner. v. a. Griser, enivrer. Comme Piotter.

Pioquer, v. n. Jeter un objet juste dans un trou ou en l'air, de manière qu'en retombant il reste immo- Itiie dans l'enfoncement causé par son poids. (Dict.

nu HAUT-MAINE 421

de Trévoux. Poqiter.) C'est par onomatopée, à cause du son que rend l'objet au moment où il touche le sol. V. Poqucter.

Piot, te, s. m. Petit, pour petiot.

Piot, te, adj . Ivre. Cet adjectif rappelle la vieille loculion /nimer le piot. Le piot c'était le vin. Furetière fait venir ce mol du verbe grec ptein, boire.

Piotter, V. a. Enivrer, saouler.

Piôtre, s. m. Gouvernail d'un bateau. V. Peaiitre.

Pioux, s. m. pi. Jeunes animaux, jeunes pies. V. Piaux.

Pipe, s. f. Barrique contenant deux busses, ou de 4 à 500 litres. (Du Cange. Pipa.)

En auons veu qui se donnoient à cent pipes de vieux dia" blés. (Rabelais. Pantagruel, liv. II, Prologue.)

Quand au vin, qui se vendait alors à la pipe, vaisseau vinaire, qui contenait le double de la busse ou barrique, et par conséquent de 450 à 460 litres, le prix ordinaire était de 20 à 24 francs. (Besnard. Mémoires, t. I, p. 94.)

Robert Véron, échevin du Mans en 1494, fournit

au prix de douze deniers tournois... une pipe de vin blanc de son cru... offerte au nouveau cardinal. (Triger. Maison dite de la Reine Bérangére.)

Pique, s. m. Fond de train. V. Pic.

Pique-chêne, piquer-le-chêne, 6\ m. Jeu de

petits garçons qui consiste à faire la culbute en piquant la tête en terre.

Piqueron, .s. m. Eclat de bois piquant, démangeaison. {Tiiffé.)

422 VOCABULAIKE

Piquet, s. m. Empreinte sur le sol du pied d'un homme ou d'un animal. V, Train.

Piqueter, v. a. Travailler la terre avec un outi pointu, un pic ou une pioche. — Tracer l'ouvrage aux aux ouvriers, aux maçons, sur le terrain. (Montfortle-Rotrou.)

Piqueton, s. m. Piquette, petit vin.

Piqueux, s. m. Terme de vénerie.

PiQUEUR ; homme à cheval établi pour faire chasser les chiens, et qu'on appelle maintenant un piqueux... (GaraccioLi. Dict. criliq. pittoresq. et .tentenc. Lyon. 1768).

Pirer, v. a. Ajuster ; mesurer une distance.

Pirette, s. f. Oie. N.Pirot.

Piroche, .9, f. Petite bonde, cheville, petit bouchon.

Pirot, s. m. Pirote, s. f. Oie. Roquefort veut que firot dérive du nom propre Pierre, suivant l'usage adopté, au vieux temps, de personnifier les animaux, comme Martin l'âne, Robin mouton, etc. La Chasse illustrée, 3^ année, n° 48, nomme pirons , les jeunes oies du Canada. (Rousseau. Piron, Pirotte.)

Pis, adv. Puis.

Pisque, conj. (L'.s se prononce). Puisque.

Pistale, pistole, s. f. Petit canon en sureau. V. Caiine-pétoire. Le pistolet, dont la canne- pétoire est une copie, s'est nommé longtemps une pistole.

Le 16 août 1565, Gilbert de La Curée étant sorti de chez lui... l'uu des assaillants lui tira sa pistolle... (Morancé. Lu Vallée-du-Loir, p. 140.)

Pistole, 5. /. Dix francs ; très usité dans le

Maine.

Pistole ; pièce qui n'existe point en France, mais dont on dùnne le nom à une somme de dix livres. (Garaccioli. Dict. critiq. piltoresq. et sentencieux. Lyon. 1768.)

On nomme aussi pistoles de petites prunes du Midi séchées et aplaties.

Pitaud, e, .s-, in. et /. Enfant trouvé, élevé à l'hospice ou mis en pension à la campagne. V. Hoturer.

Pitoé, s. m. Putois.

. . . lors fisl moult )3;rant merveille

Pusnais li pitois,

(Barbeu du Rocher, Renart le nouvel, t. IV. Vers 5.Î74.)

Pivâ, pivare, s. m. Pivert.

La Pivardière, nom de lieu. [ïiEîixvLT, Notice sur St-Christophe-en-Champagne. Le M. 1895.)

Plaçaige (1), s. m. Ce qu'on paye pour placer un cheval à l'écurie dans une auberge, quand on fournit soi-même la nourriture, ce que font presque toujours nos paysans. — Droit perçu par place de boutique ou de tête de bétail, dans les marchés.

Place, s. f. Sol d'une maison carrelée ou non. [Montforl-le-Rotroii.) (Rousseau. Place.)

Place (bonne), s. f. Désignation d'une église ou d'une chapelle en vogue pour les pèlerinages^ comme N.-D. de Torcé.

Plafus, 6\ m. Cornouiller. (Du Cange. Pafus-

tum . )

(1) Une grande partie des mots commençant par PI, se prononcent comme s'il y avait Pi.

Plaine, 5>. /. Plane (outil). (Du Gange. Plana. — A. Bos. Plainéce.)

Plaisi(r), s. m. Plaisir. Aller an piaisi ensemble^ c'est s'amuser en bande, comme aux noces, aux «^.sembiées. [Ballon.)

Planche, s. f. Mesure agraire pour les vignes, et les jardins om cour tils.

Plançon, s. m. Jeune plant.

Plançonnière, s. f. Lieu où Ton plante provisoirement les jeunes arbres qu'on doit repiquer ailleurs.

Planir, v. a. Aplanir. (A. Bos. Planir.)

Je veoyois les difficultez de mon eatrcprinse s'ayser et se planir. (Montaigne. Essais, liv. II. ch. xii.)

Plasse, s. f. Pelure ou bande de gazon. (Bousseau. Pellasse.^

Platée, s. f. Plat de nourriture chargé abondamment. [Neuville.)

... des platées de pommes de terre... (Morangé, La Vallée-du-Loir, p. 123.)

Plateron,^. 7?z. Pierre plate, soliveau plat.

Plauder, v. a. Peler, épiler. — Battre, rosser. (Du Gange. Plaiidare.)

Oultre cette secousse, j'en souffris d'aultres : ie feus pelaudé à toutes mains. (Montaigne. Essais, liv. III, ch. xit.)

Plesse, s. f. Clôture en branchages. (Du Gange. Plaissia., Pleissicium.) Ges branchages sont le plus souvent entrelacés, et c'est ce qui fait que plesse vioni de /j//?,T//.s qui signifie entrelacement. Gepen-

dant, le nom de plesse s'étend aussi à d'autres clôtures, même à celles en échalas,et l'échalas lui-même se nomme quelquefois ainsi . V. Piesse.

Pleyon, 5. m. Osier pour lier la vigne. (Dictionnaire français . )

Plesser, v. a. Faire ou réparer une plesse. (A. Bos. Plaissier.)

Plisse, s. f. Clôture. V. Plesse.

Plisse, s. f. Bande de gazon coupée à la pelle. V. Pelisse. (A, Bos. Pelis.)

Plomb, s. m. Amande des fruits à noyau.

Plombeux, se, adj. Animal ou objet plus pesant que ses formes ne l'indiquent. Les pores à oreilles droites, dits tonkins., sont plombeux. [Neuville.) V. Plumée.

Ploux, se, plu, e, adj. Velu, poilu. V. Peloux,

Plumas, s. m. Plumeau. C'est le vieux mot plumail (^\ signifie aile d'oie ou d'autre volaille, et que notre prononciation rend ainsi. (Rousseau. Plumager.)

Ung chien qui emporte un plianail. (Rabelais. Gargantua, ch. XXXV.)

M'amye donnez leur mes beaulx piumails blancs. (Le même. Ibid. liv. IV. ch. xiii.)

Plumée, s. f. Peson^ romaine. Dérivé de plommée ou plombée, petite boule de plomb ou d'autre métal servant de contre-poids. (Du Cange. Plumbatœ. — A, Bos. Plomée.) C'est cette petite boule qui a donné son non à notre instrument, et par suite

à d'autres qui servent aussi à peser, bien qu'ils n'aient pas de plumée.

Dés plownez pour tricher au jeu de dés... plownez de vif-argent ou de pions. (Barbeu du Rocher. Estienne Boileau, Livre des Métiers, p. 182.)

Plumée, s. f. C'est la plume fine de la poitrine arrachée aux pirots. Les jeunes mariés qui montent leur ménage, élèvent au printemps des oisons qui leur donnent deux piumées, l'une en juillet, l'autre en octobre, pour se faire une couette. [Netiville.)

Plumer, v. a. Eplucher, pelurer. Piumer une pomme, une poire, une tige verte.

Pocaud^ e, adj. Manchot. De poque, qui est poche ou sac, parce qu'un bras coupé, dans la manche nouée d'un vêtement, semble être dans un sac.

Pochetier, adj. m. Celui qui livre les sacs de farine à domicile.

Les garçons pochetiers des moulins doivent quinze jours d'avance prévenir de leur sortie, et donner la liste des pratiques dont ils vont chercher le grain.. (Thoury. Usages ruraux de Montforl-le-RolrQU.)

Pochon, .ç. m. Petit sac à la main. (A. Bos. Poçon.)

Pocras, s. m. Boue sale et grasse, de nature à être pocra^sée.

Pocrasser, v. a. Pétrir, manipuler quelque chose de sale. De Pocre.

Pocrassier, ère, adj. Qui touche à tout, qui se salit les mains, qui manie des choses grasses. (Rousseau. Pocron.)

Pocre, 5. f. Grande griffe, main. Doit avoir la

même origine que Poulcrp onPoulguar. (Raynouard sous Polce.) Tas des pocres comme les siennes à la graud'bête. Pocrer, écraser. (Esnault.)

Pocrigner, v. a. Pétrir quelque chose de sale.

Pogane, s. f. Féminin de pogaiit, employé au tiguré pour indiquer une injure qu'on vous décoche brusquement.

Pogant, au féminin Pogane, acij. Correspond au term.e moitié familier, moitié injurieux, animal. On le fait le plus souvent précéder de Tadjeclif ^r«n6/. Molliras-tu, grand pogant ! [k. Bos. Poignier, 2.)

Poignasser, v.a. Manier maladroitement ou salement. Apoignasser des papiers, les froisser. (Esnault.)

Poinçon, 5. m. Barrique un peu plus grosse que la busse.

Poire tapée, s. f. Poire séchée et aplatie. C'est l'objet d'un grand commerce dans plusieurs paroisses. Les espèces généralement employées à cet effet se nomment, dans le pays, de Gérofle ou Giroufie (c'est la meilleure), de Milan, de Jouin, de Chelette, etc.

Poiré, .s\ m. Cidre de poires. (Du Cange. Pereius. — A. Bos. Perler, l.)\.Pouéré.

ousque rzcrangi' poussant comme lé périers chen

nous, {'a Croix du Maine, 3 octobre 1897.)

Pois-de-terre, s. m. Pomme de terre. — Nous appelons les haricots, des pois, tout court; pour les petits pois nous disons poids ronds.

.... 4 (boisseaux) de pois ronds... {G. Fledry. La Visi' tation (le Mamers, faisances de 1781.)

Pommé, s. m. Cidre ordinaire ou de pommes. (Du Gange. Pomata. — A. Bos. Pomé.)

Pomme de sapin, s. f. Cône du pin maritime. Qu[i) en veut des pommes de sapin? qu {i) en veut? (Cris du Mans.)

Pommiau, s. m. Gras du mollet.

Poner, v. a. Pondre. Le participe passé e'&i ponu ou poni, ce qui existait tout de même autrefois.

Ces beaulz oyseaulx. . . retournent ilz plus iamais au monde où ils furent ponuz. (Rabelais. Pantagruel, liv. V, ch. iv.)

Oiseaulx sacrez. .. . qa'i ponenl et esclouent leurs petitz. (Le même. Jbicl. ch. vi.)

Les cocques des deux œufs iadiz ponnuz par Léda. (Le

même. Ibid. ch. x.)

Ho, 0, vous aurez menti, ie ne poncrai pas ius. (Bék. de Verville. Moyen de parvenir, cli. lxxxvi.)

Poneuse, s. f. Pondeuse.

Ponoire, s. f. Oviducte des oiseaux.

Poquer, v. n. Poquer dans ses mains, c'est cracher dedans pour mieux saisir les objets, vl^/a/ze^, mes gaSy que fpoque dans mes mains.

Poques, s. f. -pi. Grosses mains ; gants sans doigts, faits de peau de mouton, la laine en dedans, à l'usage des ouvriers en hiver. (Barbeu du Rocher.)

Poque, s. f. Poquet, s. m. Fondrière, parce qu'on y poque.

Poqueter, v. n. Jeter une boule ou un autre objet lourd et sujet à rouler, en l'air, de manière à ce qu'ils

ne l'ûulenl que très-peu après être retombés. Le Dictionnaire de Trévoux dit Poquer. V. Pioqiier.

Pôre,^. m. Porc. Quand on parle de ces animaux, on ajoute : Sauf vot'respé, respé parla?if, parlant par respé, ou enfin au respé de vous.

Porée, s. f. Poireau, poirée.

Tous cils qui... vendent à Paris auz, oingnons, poiraus, civos, naveaus ou eschaloigues, doivent chascun 4. den — l'an por la porce le Roi,... (Barbeu du Rocher, Etienne Boileau, 2e partie, p. 334.)

Porillon, narcisse sauvage. (Mlle Maugeret. La Science à travers champs.)

Porter le vin, loc. Le jeune liomme qui reclierche une jeune fille en mariage • fait d'abord quelques visites, puis il demande à porter le vin. Permettre d'apporter le vin, équivaut à donner l'entrée de la maison. Peu après se font les accords. (Moreul, de Laval, ms.)

Porteux, s. m. Le porteux de lettres {Tuffë), ou piéton [Vallon), c'est le facteur rural. (.\. Bos. Porte ilre).

Porteur de chaise. Les petits-maîtres ont dit : mes por'

leux (Garaccioli. Dict.critiq. pitlovesq. et sentencieux

Lyon. 1768.)

Portillon, s. m. Petite porte enclavée dans un grand portail. [Montfort-le-Rotrou.) (A. ^o'&.Postiz.)

Portoir, s. m. Hotte de vendangeur. (Du Gange. Semalis.) Rabelais écrit portoiière, comme on le prononce le plus souvent dans le Maine.

L"unziesme une porlouère d'or faicte à la mozaïcqup.

(Rahelais Pantaaruel, liv, IV, ch. i,)

Le isthme comme une portoire. (Le même. Jhid. cli. xxx).

Au Péru, ils couraient sur les hommes, qui les chargeolent sur les espaules à tout des portoires. (Montaigne. Essais, liv. II, ch. XXII.)

Portoirée, 6'. /". Ce que peut contenir un porloir.

Posson, s. m. Marc de fruit, glandée, en général ce qu'on donne aux porcs ou ce qu'ils trouvent euxmêmes pour leur nourriture ; ce qu'on nomme pais - .son en bon français. (Du Gange. Paisso.) V. Pousson.

Potaiges, s' m. pi. Plantes potagères ou fourragères verles, cultivées en grand pour les animaux. (Du Gange. Potagium.)

la disme de la Ruecte, sise en Brestel, tant blez,

poifli^'es que autres choses. (Froger. Fabrique de Lombron, 1450).

au fur et à mesure de l'enlèvement des potages

appartenant au sortant. (Thoury. Usages ruraux de Montfort- le-Hotrou. 59.)

Les potages sont : chanvre, citrouilles, betteraves, pommes déterre, maïs, pois ; et sont cotaisonnés tous ensemble. (Le même. Ibid. 78-79.)

Pot, *. m. Pote, .y. /. Petit trou creusé dans la terre. On sème à la pote les graines forestières, les Iruffles, etc. [Montfort-le-Rotrou). — La pote est aussi ce qui renferme le charbon allumé dans un fourneau de cuisine, et encore la terrine à pâtés qui va dans le four. (Rousseau. Potet.)

Dans moins d'un quart d'heure les deux potes (à pâtés) furent vidées. (St. Paul. Souvenirs d'un Vieux Louveiier, ch. VII.)

Potin, 6. m. Bavardage, cancan. V. Patine. Faire des potins., c'est faire des cancans, des ragots. Faire du potin., c'est faire du tapage.

Potine, s. /. Couvet, vase ou pot de terre cuite, qui remplacent le chauffe-pieds pour les femmes. Ce mot a probablement donné naissance au précédent ; on aura remarqué que, quand plusieurs potines étaient réunies, les potins allaient leur train.

Potironée, 6\ f. Soupe ou ragoût faits avec du potiron.

Pouchette rousse, s. f. Usage qui existait encore il y a quelques années, et que je crois à peu près en désuétude maintenant. Lorsqu'un père et une mère mariaient leur dernier enfant, au bal de noces, ils dansaient ensemble la pouchette rousse, c'est-àdire qu'en dansant ils jetaient à l'assistance des noisettes dont leurs poches étaient garnies à cet effet.

Les nousilles c'meiiçant à êVrousses ; c'est le moment où elles mûrissent, en se détachant de la capsule. (Barbeu du Rocher.)

n'ayant pas cinquante écus dans sa pouchette, le futur roi de France (H. IV.) (Morancé. La Vallée du Loir, p. 87.

Poucier, s. m. Loquet plat et rond sur lequel on appuie le pouce pour ouvrir la porte. C'est, à bien peu de chose près, une targette. (A. Bos. Polder.)

il n'était guères plus gros que le pouce, ce qui fit

qu'on l'appela le petit Poucet. (Contes de Perrault.)

Loquet (poucier). Fer plat et délié qui sert à fermer et à ouvrir la porte, lorsqu'elle n'est pas fermée à clef. (GaracciOLi. Dîct. critiq. pitloresq. et sentenc. Lyon, 1768.)

Poue, s. f. Peur. On écrivait paour, et en supprimant l'r, suivant notre usage, on se trouve arriver à poue. (Du Gange. Formidiiies. ~ Rousseau. Pou.)

Paour,p(ior,poour., pou, puur. (B.\rbeu du Rochek. Maine de France. )

Pouére, 5. m. et v. a. Pouvoir. V. Pouoir. — On dit aussi : pouér, poiiéré, pour poire, poiré. [Montfort-le-Rotrou.)

Fouiller, v. a. Habiller. Le verbe dépouiller est un composé du nôtre. Il est pouillé dans de belles hardes. (Rousseau. Pouiller.)

Fouiller, v. n. Manger beaucoup.

Fouiller, s. m. Poulailler. (Du Gange. Poulalleria.)

Aultreraent soubz l'espérance de l'iaipunité, il n'y auroit pouiller qai n'arrestast vne armée. (Montaigne. E^saïs, liv. l'r, ch. XXV.)

Tant de victoires et conquestes ensepvelies. . . . rendent ridicule l'espérance d'éternizer nostre nom par la prinse de de dix argoulets et d'un poullier. (Le même. Ibid. ch. xxv.)

Foulaille, 5. /. Volailles. (A. Bos. Polaille.)

Ho, ho, poulailles! faictes vous vos nidz tant hault. (Rabelais. Pantagruel, ch. x.)

Il fut rapporté à monsieur le baiily (jue le Hère mangeoit les poulailles. (Bonav. Despériers. Contes et devis, Nouv. XXXI.)

un certain Jean Malatrait, fournisseur de poulailles

du duc de Bourgogne. (Ledru. Mariage clandestin.)

Un vieux poète, Eustache Deschamps, a dit que pour se bien porter, il faut :

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