J026 SUR
sur le dos du cheval de carrosse, et qui sert à soutenir les traits et le reculement. (Sur-dô.)
SUREAU, s. m. Arbre de la famille des Chèvrefeuilles, dont les branches sont remplies d'une moelle tendre et abondante, et qui produit des fleurs blanches d'une odeiu* forte, auxquelles succèdent des fruits rouges-noirâtres. (Su-rô.)
SÛREMENT, adv. Avec sûreté, en sûreté, en assurance. | Certainement. (Su-reman.)
SURÉMINENT, ENTE. adj. Éminent au suprême degré. Peu usité. (Su-ré-mi-nan -^^ an-te.)
SURENCHÈRE, s. f. Enchère qu'on fait au-dessus d'une autre enchère. (Su-ranchè-re.)
SURENCHÉRIR, v. n. Faire une surenchère. (Su-ran-ché-rir.)
SURÉROGATION. s. f. {Super, erogatlo.) Ce qu'on a fait de bien au delà de ce qu'on est obligé de faire, ce qui n'est pas précisément d'obligation. | Ce qu'on fait au delà de ce qu'on a promis. ( — ga-sion.)
SURÉROGATOIRE. adj. des a.g. {Super, erogatorius.) Qui est âu delà de ce qu'on est obhgé de faire. ( — ga-toua-re.)
SURET, ETE. adj. Diminutif de Sur.
Un peu acide, un peu aigre. (Su-rë ; è-te,)
SÛRETÉ, s. f. {Securitas.) Éloignement de tout péril, état de celui qui n'a rien à craindre pour sa personne on pour sa fortune. I En sûreté de corucience , Sans que la conscience soit blessée. | Sorte de caution, de garantie que l'on donne pour l'exécution d'un traité. | A.ssurance, fermeté du pied pour marcher, de la main pour écrire, pour faire une opération chirurgicale, etc.
SUREXCITATION, s. f. Augmentation de l'énergie vitale dans un tissu, dans un organe. (Su-rëc-si-ta-sion.)
SURFACE, s. f. {Super, faciès.) Superficie, l'extérieur, le dehors d'un corps. | Extérieur, dehors, apparence. (Sur-fa-se.)
SURFAIRE. V. a. et n. (Se conj. c. Faire.) Demander plus qu'il ne faut d'une chose qui est à vendre. (Sur-fè-re.)
SURFAIX, s. f. Sangle de ^wal qui se met sur les autres sangles , et qui , passant sur la selle, embi^asse le dos et le ventre du cheval. (Sur-fè.)
SURGEON, s. m. {Surgere.) Rejeton qui sort du tronc, du pied d'un arbre. | (Vi.) Un descendant. | (Vi.) Surgeon d'eau^ Petit jet d'eau qui sort naturellement de terre ou d'une roche. (Sur-jon.)
SURGIR. V. n. {Surgere) Arriver, aborder. — Sortir de , s'élever au-dessus de. (Sur-jir.)
SURHAUSSEMENT, s. m. Action de surhausser, État de ce qui est surhaussé. (Surô-se-mau.)
SURHAUSSER, v. a. Élever plus haut, j
SUR
Mettre à un plus haut prix ce qui était déjà assez cher. (Su-rô-sé.) ^.
SURHUMAIN, AINE. adj. Qui est audessus de l'humain, soit au physique, soit au moral. (Su-ru-min; ë-ne.)
SURINTCNDANCE. s. f. Inspection et direction générale au-dessus des autres ; Charge, commission de surintendant, de surintendante. | Dans les Maisons royales, La demeure du surintendant des bâtiments. (Su-rin-tan-dan-se.)
SURINTENDANT, s. m. Celui qui a l'intendance de qq. ch. au-dessus des autres. Celui qui était ordonnateur, administrateur en chef des finances du roi. (Su-rin-tandan.) ,
SURINTENDANTE, s. f. La femme du surintendant. | Surintendante de la maison de la reine, La dame qui avait la première charge de la maison de la reine. | La princi pale directrice des maisons d'éducation établies pour les filles des membres de la Légion d'honneur. (Su-rin-tan-dan-te.)
SURJET, s. m. {Super, jectus.) Espèce de couture qu'on fait en tenant les deux étoiles, qui doivent être jointes, appliquées l'une sur l'autre bord à bord, et en les traversant ' toutes deux à chaque point d'aiguille.
(Sur-jë.)
SURJETER. V. a. Coudre en surjet.
SURLENDEMAIN, s. m. Le jour qui suit le lendemain. (Sur-lan-de-min.)
SURLONGE, s. f. La partie du bœuf qui reste après qu'on a levé l'épaule et la cuisse, où l'on prend les aloyaux. (Sur lon-je.)
SURMENER, v. a. En parlant Des bêtes de somme. Les excéder de fatigue, en les faisant aller trop vite ou trop longtemps.
SURMONTABLE. adj. des i g. Qu'on peut surmonter.
SURMONTER, v. a. Monter au-dessus.
I Yaincre, dompter. | Surpasser; se dit quand il y a une espèce de concurrence, de combat. [ Se dit D'un objet qui est placé, qui s'élève, qui règne au sommet, au-dessus d'un autre.
SURMOÛT. s. m. Tin tiré de la cuve sans avoir cuvé ni avoir été pressuré. (Surmou.)
SURMULET, s. m. Poisson de mer dont la mâchoire inférieure porte deux longs barbillons ; n. autr. Rouget. (Sur-mu-lë.)
SURNAGER, v. n. Se soutenir sur la surface d'un fluide. [ Se dit D'une chose qui subsiste, par opposition à d'autres choses qui se détruisent, ^ui s'anéantissent, qui s'oublient. (Sur-na-je.)
SURNATUREL, ELLE. adj. Qui est au dessus des forces de la nature. | Vérités surnaturelles. Les vérités que l'on ne connaît que par la foi. | Extraordinaire, singulier, fort au-dessus du commun. (Sur-na-tu-rël; ë-le.)
SUR
SURNATURELLEMEPrr.adv. D'une manière surnaturelle. ( — tu-rë-le-man.)
SURNOM, s. m. Le nom ajouté au nom propre d'une personne ou d'une famille, et qui désigne qq. qualité ou qq. circonstance particulière. (Sur-nou.)
SURNOMMER, v. a. Ajouter une épithète au nom d'une personne, pour marquer qqne. de ses actions, ou de ses qualités bonnes ou mauvaises , pour la désigner par qq. ch. de remarquable. (Sur-no-mé.)
SURNUMEIVAJRE. adj. des 2 p. (Super, numerus.) Qui est au-dessus du nombre déterminé. I Subst m. Être surnuméraire dans une compagnie. \ Un commis qui travaille sans appointements, jusqu'à ce qu'on l'admette au nombre des commis en titre. (Sur nu-mé-rè-re.)
SURNUMÉRARIAT. s. m. Le temps pendant lequel on est employé comme surnuméraire. ( — ra-ri-a.)
SUROS. s. m. Tumeur qui se forme sur la jambe du cheval, et qui dépend de l'os même. (Su-rô.)
SURPASSER. V. a. Excéder, être plus haut, plus élevé. | Être au-dessus de qqn., le surmonter en qq. ch. | Pron., Faire encore mieux qu'on ne fSit à son ordinaire , ou qu'on n'a fait jusqu'à présent. | Excéder les forces , l'intelligence, les ressources. ( Causer un étonnement qui confond les idées. (Surpa-sé.)
SURPATER. V. a. Payer au delà de la juste valeur. | En parlant Des personnes. Leur payer au delà de ce qui leur est dû. (Sur-pë-ié.)
SURPEAU. s. f. Épiderme. (Sur-pô.) SURPLIS, s. m. {Super, plica.) Sorte de vêtement d'église, qui est fait de toile , qui va à mi-jambes, et qui a ordin., au lieu de manches, des espèces d'ailes longues et plissées qui pendent par derrière. (Sur-pli.)
SURPLOMB, s. m. État, défaut de ce qui n'est pas à plomb, de ce dont le haut avance plus que la base ou le pied. (Surpion.)
SURPLOMBER, v. n. Être hors de l'aplomb, être en surplomb. (Sur-plon-bé.)
SURPLUS, s. m. Ce qui reste, l'excédant. I Au suPLus. loc. adv. Au reste. (Surplu.)
SURPRENAIT, ANTE. adj. Étonnant, qui cause de la surprise.
SURPRENDRE, v. a. (Se conj. c. Prendre.) Prendre qqn. sur le fait, le trouver dans une action , dans un état où il ne croyait pas être vu. | Prendre à l'improviste, au dépourvu. | Se dit De toutes les choses auxquelles on ne s'attendait point. | Se dit D'un mal qui arrive d'une manière subite, inopinée. | Le feu a surpris cette viande, cette pâtisserie, Un feu trop vif l'a brûlée avant qu'elle fût cuite, j Tromper, abuser, induire en erreur. | Obtenir û'auduleuse-
SUR
mentf par artifice, par de» voies indues. \^ Se dit en parlant Des actions, des gestes qui échappent à qqn., et qui font connaître sa pensée malgré \\i\.\ Surprendre à <jqn., chez aqn. un moment de faiblesse, Apercevoir en lui un moment de faiblesse. | Étonner.
(Sur-pran-dre.)
SURPRISE. 8. f. Action par laquelle on surprend. | Étonnement, trouble. (Surpri-ze.)
SURSAUT, s. m. Mouvement brusque occasionné par qq. sensation subite et violente. S'éveiller en sursaut. (Sur-sô.)
SURSÉANCE, s. f. [Supersedens.) Délai, suspension, temps pendant lequel une affaire est surûsoil Lettres *^ surséance. Lettres qu'un débiteur obtenait du sceau, pour faire suspendre les poursuites de ses créanciers. (Sur-sé-an-se.)
SURSEMER. V. a. Semer une nouvelle graine dans une terre déjà ensemencée.
SURSEOIR. V. a. (Supersedere.) {Je sursois , il sursoit ; nous sursoyons, ils sursoient. Je sursoyais. Je surs's. Je surseoirai. Je surseoirais. Que je sursisse. Sursoyant. Les autres temps ne sont point en usage.) Suspendre, remettre, différer. ( V. n. Il est alors suivi de la prép. A. \ Sursis, subst. m. Délai. ( Sur-souar.)
SURSOLIDE, s. et adj. des 2 g. (Soiidum.) Se dit De la quatrième puissance d'une grandeur que l'on nomme ainsi par la supposition ou la fiction qu'elle a une dimension de plus que le solide.
SURTAUX, s. m. Taxe, imposition excessive. (Sur-tô.)
SURTAXE, s. f. Taxe ajoutée à d'autres, nouvelle taxe. | Taxe excessive et illégale. (Sur-tac-se.)
SURTAXER. V. a. Taxer trop haut. (Surtac-sé.)
SURTOUT, adv. Principalement, plus que toute autre chose. (Sur-tou.)
SURTOUT, s. m. Sorte de justaucorps fort large , que l'on met sur tous les autres habits, f Grande pièce de vaisselle d'argent, de cuivTe doré, etc., qu'on place au milieu des grandes tables, et sur laquelle il y a des figures, des vases de fleurs , etc. | Espèce de petite charrette fort légère, faite en forme de grande manne, et qui sert à porter du bagage.
SURVEILLANCE, s. f. Action de surveiller. (Sur-vë-llan-se [11 m.].)
SURVEILLANT, ANTE. s. Celui, celle qui surveille. (Adj. Cet homme est trop siit^ veillant. (Sur-vë-Han [11 m.].)
SURVEILLE, s. f. Avant-veille, le jour qui précède immédiatement la veiUe, (Survë-lle [Il m.].)
SURVEILLER, v. a. Veiller particulièrement et avec autorité sur qq. ch. 1 V. a. Surveiller des travaux. (Sur-vo-Ué [11 m.].)
SURVENANCE. s. f. ( Venire. ) Arrivée que l'on n'a point prévue. (Sur-ve-nan-se.)
lOièS