‹ Voie, matériel roulant et exploitation technique des chemins de ferChapitre 17 sur 105 · CHAP. IL ATTACHES. — CONDITIONS SPÉCIALES AUX JOINTS · texte numérisé non relu

CHAP. IL ATTACHES. — CONDITIONS SPÉCIALES AUX JOINTS

Les vis et les crampons, ainsi que les boulons, beaucoup moins usités, traversent ordinairement la plaque de joint et sont placés deux àdenxt comme pour les traverses intermédiaires, sur une ligne oblique au rail pour éviter de fendre la traverse.

Quoique le ressaut qui se forme au joint (37) fût déjà moins prononcé pour les rails Vignole^ munis de plaques et de boulons, que pour les rails à champignons simplemost serrés par des coins, il y a longtemps qu'on a reconnu la nécessité d'assurer une coïncidence plus exacte des bouts. On à c(mimencé par replier la plaque de joint sur les rebords extérieurs des patins en appliquant sur ce repli les têtes des crampons, placés alors en dehors de la plaque (chemin de Berlin à 5ie«m). Le le* pli de la plaque a été ensuite remplacé par une plate-bande rapportée, serrée stur les patins par des boulons à écrous supérieurs, remplaçant eux-mêmes les crampons. Ces appendices, sortes d'écllsses horizontales, ont été placés alors des deux côtés; on les a fait tantôt trèscourts, fixés par im seul boulon placé exaclernsnt dans le joint; tantôt plus longs, a\ ec deux ou même trois boulons de chaque côté. Ces dispositions constituaient déjà un perfectionnement réel; il est inutile de les décrire en détail, mais il convenait de les nienûonner, ne fût-ce que pour rappeler combien l'étude de l'appropriation du rail Vignole a été complète et variée, et par quelle longue série d'essais on en arrive aux combinaisons bien plus pratiques qui prévalent aujourd'hui.

L'appendice horizontal a été d'ailleurs combiné quelquefois avec réclisse, par exemple sur le chemin de Berdin à Francfort (Pl. IV, (ig. h et 5, Grenoble à Saint-Lambert, Pl. Y,/8(ï. 6), et tout récemment sur le Gebirgs* Bahn {fig, 28 et 29),

«7. La moindre longueur des portées extrêmes compense, et souvent au delà, le désavantage de leur situation sous le rapport de la résistanrp transversale, mais ellc^ Inisse subsister Jes inconvénients de l'indépendance des rails consécutifs ; la grande flèche, sous la charget le ressaut au joint, les vibrations, le fouetlement des bouts libres, persistent ; ils sont seulement atténués ; le seul moyen efficace de les éliminer est la solidarité des rails, transformés en une file continue, indéfinie, dont les éléments conservent seulement, dans le sens de la longueur, le degré de liberté que réclament les variations de température.

Sans cette dernière condition, U plaque de joint, boulonnée sous le patin du rail américain, olQirait un moyen très-satisfaisant de rétablir la continuité; elle fonctionnerait comme un couvre-joint, placé de la

manière la pins favorable au rétablissement de la résistance transversale; point également essentiel, que le joint soit ou non en porte-à- (axix {7h)i elle serait peut être, sous ce rapport, préférable aux éclisses elles-mêmes. Cet assemblage a été essayé sur le chemin de l'Est proB* âien. Il doimait de bons joints et possédait une grande résistanoBt à condition que les rails fussent jointîDs. Dans une expérience iaite aa moyen de la presse à levier (19) , la rupture a eu lieu sous ime charge 13**^"",7, environ mmtié de celle sous laquelle se brisait le rail continu. Mais comme 0 est nécessaire de laisser, au moins de distance en distance, du jeu entre les rails (121) et d'ovalîserles trous des boulons, la plaque cesse alois de remplir le rôle d'un véritable couvze-joint, et îassemblage perd beaucoup de sa résistance, tant que les sommets des champignons ne viennent pas sTappliquer Tun contre Vautre; les édisses sont d'ailleurs plus simples, et surtout éUes assurent beaucoup mietix Tafileurement exact des bords des cbampignons, ce qui €St le point essentiel*

CUAP. m. — ÉTABUSSEUENT DE LA GONXilMUIXÉ AUX JOINTS. 89

Page 1