‹ Voie, matériel roulant et exploitation technique des chemins de ferChapitre 33 sur 105 · CHAP. Y. — TRAYEUSES. — PRÉPARATION. — PROCÉDÉS · texte numérisé non relu

CHAP. Y. — TRAYEUSES. — PRÉPARATION. — PROCÉDÉS

racceasivement pendant SO minâtes à un vide de 0",ô2 de mercure, puis pendant 45 minutes, la liqueur étant introduite, à une pression efféctive de 6^,6 par centimètre qoarré.

Le prix alloué à Tentrepreneur était, par traverse intermédiaire, 4',^ pour le chêne et 2',85 pour le sapin, cfui absorbe beaucoup plus.

Sur le chemin de l'État, en Belgique, le créosotage en vase clos est appliqué, depuis 1S5S, aux traveises en sapin et, autuiit qu'on peut en juger, avec succès. La quantité d'huile absorbée ne dépasse pas 8 à 10 litres; le prix est l',20.

tftti. Sulfate de cuivre, — Le même procédé, mais sans dessiccation

àl'étuve, a été appliqué en Belgique au sapm rouge du Nord, qu'on s'y procure facilement. D'après M. Coisne, conducteur aux chemins de rÉtat(*) , ce bois, bien sec, se pénètre bien, y compris le cœur. Le hêtre et l'orme se pénètrent plus facilement et plus uniformément encore. Le sapin blanc résiste beaucoup plus à la pénétration. La traverse de sapin rouge retient seulement 20 litres d'huile, même après l'exsudation (l''',6 en moyenne) due à la réaction, à la détente qui suit la pression, et qui n'est terminée qu'au bout de deux jours environ. M. CoUm indique les prix suivants :

Chêne Prix:

: 6'.60. durée 18 ansij^^f^^.

Sapin k 10 lit, 36 — 5M0; — 10 — O*,?©

SapinàS0ottS51it (saturé). 6S70; ^ IS — ^ S',64

Le vide est de O^sôO à 0"',55 de mercure. — La pression, de 8 à 10 kil. par centimètre quarré.

Les bois doivent être séchés pendant 8 à 10 mois dans les dépôts, et, après la préparation, abrités jusqu'au moment de l'emploi.

Le réseau (ï Orléans emploie, depuis 1861, des traverses en pin des Landes (pin maritime) préparées au sulfate de cuivre par le vide et la pression. 11 n'est pas possible encore de préjuger leur durée, mais jusqu'à présent aucun symptôme d'altération ne s'est manifesté.

t&s. Gomme on opère, par ce procédé sur des Ixûs bien secs, et qu'il n'y a pas, dès lors, d'échange entre la liqueur antiseptique et des liquides contenus dans le bois, l'augmentation de poids de la traverse donne la quantité d'huile ou de dissolution saline absorbée. Mais»

(*) AnnaUt det irwMaut fmUie» dt Belgique, 1864, p. 193.

iSà UV. — VOIB.

pour être conciliantes, les pesées devraient être faites sar on gnnd nombre de pièces. Ce mode de vérification serait donc d*ime application diOicQe. H serait d'aiUeors insuffisant; ce qu'il importe de constater, c'est moins, en effet, le poids total absorbé que l'uniformité de la péné* tration* Aussi, les cahkrs des cbarges prescrivent-ils quelquefois des essais spédamuSur le réseau ^OrUansy par exemple, chaque opératioa doit comprendre deux pièces d'essai ayant l'une une longueur double et l'autre une épaisseur double de celles des traverses. Les deux pièces sont ensuÎLe sciées au milieu, l'une en long, Tauti'e en travers, et (MB constate si les faces de sciage sont bien injectées. Avec le sulfate de cuivre, cette constatation exic^e elle-même un essai spécial. La coloration produite par le prussiate jaune de potassp (cyano-terrure de potassium) est, à défaut de l'analyse chimique, stipulée aussi dans les marchés, mais fort peu usitée, le moyen prescrit sur les chantiers. Une dissolution de 90 grammes de prussiate dans im litre d'eau, étendue au pinceau sur le bois, doit donner une coloration rouge bien tranchée; une teinte rose indique une pàiétration incomplète. Un œil exercé peut, du reste, se dispenser de recourir à ce moyen; Tezamen attentif des faces de sciage lui suffît Si les deux pièces d'essai 8<mt bien injectées, toutes les traverses comprises dans la même opération sont reçues. Dans le cas contraire» ces traverses sont refoséesi mais provîsobrement, car elles peuvent être soumises à une nouvdle opération^ avec d'autres lémolnii.

Les conditions physiques des bols de même essence sont si variables, que l'emploi des témoins est très-siij^ A caution. La préparation pent être généralement bonne, quoique les pièces d'essai indiquent le coo» traire ; et elle peut, surtout, ôtrc défectueuse quoique ces pièces soient bien pénétrées, l'entrepreneur tendant à choisir pour elles des bois poreux et bien secs. Ce moyen est donc peu usité; on préfère ordinaii^ement sonder un certain nombre de traverses; mais celles (lui sontrecoïinues inadmissibles ont subi, par le fait de l'essai, une dépréciation qui est souvent un sujet de contestation. Le procédé pneumatique, appliqué à des pièces qui ont leurs dimensions défmitives, manque donc d'un moyen de. contrôle simple et sûr. C'est une grave objection. 11 serdt, sous ce rapport, préférable d'opérer sur des pièces qui dussent être débitées ensuite en long et en travers, comme dans le procédé BQueh9ri», Mais, sans parler de la difficulté plus grande des transports «t de la manutention, ces grandes dimensions seraient un obstacle presque insurmontable A une pénétration complète.

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