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CHAP. V. — TRAYEUSES. — LEURS ÉLABORATIONS

Les procédés de préparation iii4>ireDt à radministration bdge une défiance qui se traduit par une disposition insérée dans le nouveau ailier des chai^ (20 février IM) des diemins de fer concédés ; aux termes de Tart. 11 :

« Les traverses seront en bois de ekênê, — Toutefois le dèpartamêiit des

« travaux publics se réserve d'autoriser l'emploi d'autrea essences prépa-

« rées à le créosote, ou par tout autre procédé qu'il aura préalablement agréé; en tout cas, l'emploi du bois de chêne sera obligatoire aux bouts a des rails, et dans les courbes de moins de 1.000 mètres de rayon, lorsque « leb liais ne seront pas fixés sur les supporU uu mû}'eQ de coussinets.»

Ces clauses s*acc9rdent peu avec l'esprit libéral qui anime ordinairement l'administration belge dans ses rapports avec l'industrie. Quelque opinion que l'on professe sur l' efficacité des procédés de préparation des traverses et sur la valeur relative des rails avec ou sans coussinets, il est évident que la sécurité peut être sauvegardée dans tous les cas. La question est essentiellement économique; en s' ingérant dans de semblables détails, vis-à-vis de compagnies responsiiblas de leur gestion, le gouvernement paï aît sortir de son rôle. 11 tranche des questions qui réclameraient tout au moins un plus ample examen, et il s'expose k entraver le progrès.

tev. Sur les grands réseaux, comme ceux qui se partagent le territoire français, les essences employées varient naturellement suivant les légions. Ccst le chêne qui domine; il est toujours équarriet non préparé, ^ ce n'est sur le réseau d'Orléans. Le hêtre vient ensuite, pois le sapin, le pin, le charme, qui, eux, sont toujours préparés.

n convient que les traverses de toute nature, si ce n*est cdles qui doivent être préparées par le procédé Boucherie^ soient approvision-* nées assez longtemps d'avance dans les dépôts, afin de les sécher. On combat leor disposition & se fendre en goudronnant les bouts, et si des fentes se sont produites, on les empêche de s'aggraver en appliquant des S, ou mieux des boulons à écrous.

Les traverses subissent des élaborations très-simples, mais dont la bonne exécution intéresse à un haut degré la réguhuité de l'allure des trains, et la sécurité de l'exploitation.

n?. 1". — VOIE.

Ces opérations sont: 1<* la façon des entailles ou portées des railst des plaques, des coussinets, ou des coussinets-éclisses; 2* le forage des avnnt-trom; 3* la pose des coussinets.

Pour les voies à coussinets, éclissées en porte^faux, les trois opérations, faites dans les chantiers de dépôt, constituent le nAoUip, La traverse sabotée porte ses deui coussinets, et arrive ainsi sur le dhaiK 'tier de pose.

Pour les voies à coussinets, aveo coussinets^-édisses aux Joints, la troua des traverses de joint sont percés sur place. Pour la voie Fignole, les trous sont percés sur le ctianti w de sabotage,

sauf l'exception indiquée plus loin (169) ; mais les crampons ou tirefonds ne sont enfonçés qu'après la mise en place des traverses (175).

1" Façon des en'ailles. — Dans la voie à coussinet, c'est celui-ci qui donne l'inclinaison au rail. Les entailles sont donc horizoïiUiles ou, plus exactement, dans le môme plan, si ce n'est pour les traverses de joint lorsque celui-ci est consolidé au moyen de coussin ets-éclisses *, les entailles doivent alors être inclinées vers l'intérieur de la voie. Avec le rail Vignole, toutes les traverses ont les entailles inclinées, excepté parfois celles qui reçoivent des plaques, nots^nment au joint, ces plaques pouvant donner éUes^mèmes l'inclinaison au rail parleur épaisseur décroissante vers rintérienr.

Les entailles sont faites à la main, ou à la machine» Le travail i la main est encore le plus usité ; l'ouvrier a pour se guider un gabarit, formé, pour la voie & coussinets, de deux bouts de rails de 0",2li de longueur réunis par une solide entretoise T, et représentant un tnmçon de voie ayant rigoureusement l'écartement et Tindinaison vou-' lus. (Pl. VII, fig. 7.)

Pour les traverses recevant des joints consolidés au moyen de coussinets-éclisses, les bouts de rails sont remplacés par des plaquettes en tôle.

■ Pour la voie Ff gnoîe, l'entretoise porte, ou simplement deax pla-" quettes, ou deux sabots en fonte, percés de quatre cheminées c, c, c, correspondant exactement aux crampons ou tire-fonds (Pl. Vlï, fig- A et 5) . Lorsqu'il y a une plaque au joint, les entailles, plus grandes que celles des traverses intermédiaires, sont £ûtes au moyen d'un gabarit spécial.

Dans tous les cas, la face la plus large et la plus régulière de la traverse devant former sa base d'appui sur le ballast, c'est la face opposée qui reçoit les -entailles. C'est donc sur celle-ci que le gabarit est

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présenté, après avdr reçu, s'il s^agit de la voie à coussinets, deux coussinets coincés avec beaucoup de 8<^. Les côtés paràUèles au laîl, de chague coussinet, de diaque plaquette ou de chaque sabot servent àincer les liuutes de Tentaille, qui est amorcée au moyen de deux traits de sde, et terminée à rherminette ou à la bisaiguë. On la vérifie au moyen du gabarit, qui doit s'appliquer exactement sur les deux enteilles à la fois. Les épauleinents formés par les traits de scie doivent éLie conservés bien intacts, surtout vers l'extérieur; ils résistent à la poussée des mentonnets, et soulagent ainsi les attaches.

La profondeur des entailles déiif nd de la forme des traverses; elle doit être O^^Ol au moins, et assez grande d'ailleurs, avec h rail Vignole, pour que la surface d'appui du rail ait au moins 0",14 de longueur. Au chemin de Parts-Méditerranée, le minimum est porté à 0",20 pour les traverses de joint II iaut, de plus, que la soriace d'appui du rail soit parfaitement saine et exempte d'aubier.

Pour les traverses demir-rondes, de dimensions minimum, la longueur de portée de 0"*,i4 ne pourrait être obtenue qn'en réduisant à 0",10 ou même 0*,09 l'épaisseur du bois sous Fentaille; on doit alo» réduire le premier chiffire, et par suite la profondeur, de manière à conserver une épaisseur de bois de 0'",12 au moins, cette condition étant plus importante que celte de la longueur de la portée.

Façon des entaiUes à la machine, — L'emploi des machines est naturellement indiqué pour l'opération dont il s'agit; non-seulement il est plus expéditif, mais aussi il garantit mieux l'exactiinde rigoureuse, que le travail à la main ne réalise que par des soins minutieux. On doit donc s'étonner que l'usage des machines ne soit pas plus gé~ néral.

n serait difficile de classer par ordre de mérite celles dont on fait usage, et inutile de les décrire toutes. Celle de M. Denis appliquée en Bavière et sur l'Est français, celle de M. Castor appliquée sur le Nord, celle que M. KUms a établie dans les ateliers de G'ôltinguet fonctionnent convenablement. Nous décnrons la dernière à titre d'exemple. (PL Yll,/îg. 1, 2 et 3.)

Un arbre 1 reçoit le mouvement de la machine à vapeur (dans le cas actuel, c'est la nmchine de Tatèlier de préparation par le vide et la pression) et le transporte à l'arbre  qui porte les deux rabots circulaires r, r; cet arbre est porté par trois paliers, afin d'assurer sa rigidité. Ces paliers sont mobiles verticalement dans les coulisses des supports p, p, p (fig, 1 et 8) . L'un des porte-lames r est calé à demeure

UV. 1*'. — VOIE,

sur l'arbre A, l'autre peut glisser longitudinalement et permet de régler 1 nnij)liti]de, variable avec le rayon, du surécartement des rails dans les courbes.

La traverse T est posée et calée sur la table /, et amenée sous les rabots. Le mouvement vertical des rabots, qui doivent être fixés à une hauteur variable, eo raison* de Tinégalitô d'épaisseur des traverses, est réglé au moyen d'une vis « et d'un engrenage conique appliqués à chacun des trois paliers, et commandés par les leviers B, R. L'aibre fait 1.000 à 1.200 tours par minute, et en moins de trente secondei les entailles sont faites. La machine perce alors les trous, comme on le verra plus bas.

Forage des trtnu : 1* à la main. — a.' Voie à eouumeu,'^ Dans le sabotage des traverses à coussinets, les trous sont percés immédiatement après le dressage des entailles, en insérant la tarière,

bien normalement à la face de l'entaille, dans les trous des coussinets, toujours coincés sur le t,Mliai it {(îg. 7). L'ouvrier commence par les tçous placés à l'intérieui de la voie, qu'il perce à une profondeur de 0*',12 au moins, et il visse les tire-fonds, mais incomplètement. Il fait de môme à l'extérieur, puis il complète le serrage peu à peu, en passant d'un côté du rail à l'autre, pour éviter tout déplacement du coussinet. C'est seulement alors que le gabarit est décoincé.

Quant aux trous des tire*fonds ou des crampons qui fixent les coassînets-édisses, ils ne sont percés que sur la voie, lors de la pose des coussinets-éclisses, et après vérification de l'exactitude de Técartement des rails. Au chemin de l'Ouest, la profondeur de ces trous est également de 0",12. Les crampons ne sont complètement enfoncés que quand les boulons des coussinets-édîsses sont eux-mèmies seirés . à fond. Une règle d*écartement (PL VII, fg, 9] doit être posée sur les rails, près du joint, pendant l'enfoncement des crampons pour avertir de la moindre déviation qui pourrait altérer la largeur de la voie.

6. Voie Vignole, — La tarière est souvent, sur le Nord et sur l'Bst, par exemple, engagée dans des cheminées du gabarit; elle estainii guidée, mais pas d'une manière absolue, à cause du jeu. Le même gabarit (/îg. A et 5) peut servir, lorsqu'il n'y a pas de plaque au joint, pour les traverses de joint et pour les intermédiaires; seulement on n'utilise, pour celles-ci, que deux chemioées, placées en diagonale. Les troussent percés de part en part, tant pour les tire-fonds que pour les crampons (1^0) . Le diamètre de la tarière est, sur le chemin du

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Nord, de 0",0i5 pour des tire-fonjis de 0*,019 au corps, et sur le cbémin de Lyon, de 0^,016 pour des crampons de 0*,019 de côté. Sur l'Ouest, la tarière a le même diamètre ({uele corps du tire-fond, c*e8t-4-dire 0«,014; le ttre-fond ne fait donc qu'imprimer ses filets dans le bois; il ne le comprime pas par son corps. La même tarière est employée pour les chevilles de 0'^,018 de diamètre.

Dans le gMl)aiit du Nord, la distance, normalement à la voie, des axes des cheminées, est de 0",128. Celle des bords des tii e-fonds opposés est donc 0*428 — 0"',019 r= O", 109. Le patin ayant 0"',105, il reste de chaque côté entre le raii et )(■ tire-fond un jeu de U'",U02, dans lequel se logent les petits excès accidentels de dimensions. Sur une partie du réseau de Lyon, où les trous ne sont pas percés à travers le gabarit, la cote fixée est la position du centre du trou relativement au bord du rail» Cette distance est dé 0'",009; ce qui, avec un crampon 4e 0*,019, suppose, comme état normal au lieu d'un jeu, un léger Siîiv écartement de 0'*,<M)05 de chacun des crampons, légèrement /brcés parle patin.

L'écartement des trous est nécessairement moindre poiir les traverses auxquelles le rail est rattaché aii moyen d'encoches dans le ' patin. Pour éviter la coniîisioD dans la pose, on ne perce ordinmrement ces traverses que sur la vde, lors même que les autres sont pei«cées avant la pose.

Pour les traverses de joint, l'espacement des trous, à l'extérieur et à l'intérieur, doit êtie lel que l'enfoncement ne soit pas gêné pâi les boulons d'éclisses; il faut aussi, s'il y a des coins d'arrêt (107), que leur pose ne soit pas gênéti par les tire-fonds; ces conditions sont remplies avec uue distance d'axe en axe de 0"'gjLO entre les tro^is extérieurs, et (le 0'",07 entre les trous intérieurs.

2* Forage des /rous a la machine. — Les machines qui façonnent les entailles, percent aussi les trous.

Dans l'appareil de HL. Eiauss (PL. VII, â), les tarières 6, 9, 0,

au nombre de huit, ou de quatre seulement, suivant qu'il s'agit de traverses de joint ou de traverses intermédiaires, reçoivent leur mouvement de rotation du moteur I qui commande les rabots. La transmission est opérée au moyen de cordons c, e, c, qiu s'infléchissent sur les rouleaux p, p, p, p, et sTenroulent sur les poulies «ts*, i», lies rouleaux d'inflexion p IbnctionDent en même temps comme rouleaux de tension; celle-ci est réglée au moyen du poids P^ suspendu an levier L qui porte les rouleaux; l'avancement et le relevage des

20A ûv. 1*. — ^oiB.

tarières sont opérés à k main, au moyen des leviers à contre-pmds X, \ {fig, 2). Dans cliaqoe groupe de tarières, la moitié (c'est-èrdire une ou deux) repose sur ses supports par Fintermédialre de coulisseafix,

qui peuvent recevoir deux mouvements horizontaux rectangulaires au moyen des manivelles V, V {/ig. 1), et permettent de régler à volonté Técartement des tious.

t*0. Le sabotage doit êti'e Fobjet d'une vérification rigoureuse. L'exactitude du gabarit lui-même est contrôlée chaque jour au moyen d'une jauge fig. 9 (Pl. VIT) pour la voie Vignole, et fig, 10 pour la voie à coussinets. La jauge fig, 9 sert également à vérifier, après la pose, la largeur et l'indinaison de la voie Vignoîe. Pour la voie à coussinets, chaque traverse est soumise sur le chemin de l'Ouest, à un examen spécial au moyen de la jauge J {fig* 11 et 12) . Si les appendices m, m', profilés à l'intérieur suivant la forme de la chambre des coussinets, ne peuvent y entrer, le salkotage est felîisé, pour excès de largeur. Si, au contraire, l'entrée est trop facile, la Jauge est retournée {fg* lâ) et présente aux creux des coussinets des appendices n, n', ayant entre leurs lioes internes un écartement inférieur de 0**,00& à cdui des appendices m, m'; si, dans cette portion, feutrée est encore fedle, la largeur est décidément trop faïUe, et le sabotage est refusé.

t»l. Il irnporLe d isoler parfaitement le fer du bois, leur contact ayant pour eilet une destruction très-rapide du tissu ligneux, du hêtre surtout. Les traverses du chemin de Sceaux ont offert un exemple trèsfrappant de cette altération. On l'a attribuée, ici, au sulfate de fer dû à la réaction du métaJides chevilles et du sulfate de cuivre, les traverses dont il s'agit ayant été injectées d'une dissolution de ce sel. Mais l'altération se produit aussi, quoique avec moins d'énergie peutêtre, dans les traverses non préparées, conune celles de chêne. L'oxyde de fer paraît donc être M-même un agent très-puissant de la décomposition du bois, de sorte qu'il est indispensable de protêt ger, contre l'oxydation, les chevilles, crampons et tire-fonds. Ce but est atteint par la galvanisation : elle est appliquée sur le Nord français d'une manière générale, quelles que soient les traverses, prépsr rées ou non.

Les parois des lious sont, en outre, ainsi que les entailles, endmtes de gbudron appliqué à chand sur les surfaces sèches. (Test en vue du goudromiage, et aussi pour augmenter la résistance à rarracfae»

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ment des attaches, qu'on ^est abstenu souvent de percer les traverses de part en part; l'expérience parait avoir condamné cette pratique. Si le goudron disparaît, l'eau le remplace, le trou ne peut s'assécher, et la; pourriture &it des progrès plus rapides. Quant à l'épaisseur du bois dans laquelle le crampon lait lui-même son trou» elle est sans utilité, puisque la résistance à Farradiement obtenue avec im trou percé à fond suffit et au delà. Sur le chemin de Paru-Héditerranée le goudronnage n'est appliqué qu'aux traverses préparées au sulfate de cuivre. Cest le goudron végétal qui ddt être employé; le goudron de gaz est rigoureusement exclu. Sur le Nord, on goudronne également, mais sans attribuer à cette opération l'efficacité qu'on lui suppose ailleurs. Les trous, percés à fond, sont tamponnés et emplis de goudron.

Lorsqu'on applique le flambage, les trous doivent être l'objet d'ime opération spéciale. M. de Lapparent recommande de carboniser leurs [}aroi?, préalablement enduites d'mie couche de goudron, au moyen d'une tringle en fer chauffée au rouge dans un petit fourneau portatif. Quoiqu'ils élargissent ensuite le trou, la cheville ou le crampon sont en contact avec du bois modifié, au moins par la distillation locale.

tvt. On s'attache à utiliser les traverses aussi complètement que possible avant de les mettre définitivement au rebut. TàbtÔt.on prolonge leur durée au moyen d'un nouveau sabotage, si leisrs dimen* sions et leur état le permettent; ttmtôt on place dans les voies de service celles qui ne peuvent être conservées dans les voies prindpales. Ces traverses doivent généralement être resabotées. Les anciens trous sont d'abord remplis au nioyen de chevilles en chêne bien sain et goudronnées.— Dans la façon des entailles, il faut enlever complètement le bois pourri, et éviter que les nouveaux trous rencontrent les anciens.

Sur les \ oies à coussinets, les vieilles traverses trouvent un emploi qui leur échappe de plus en plus, — la fabrication des coins au moyen du bois resté sain ; — mais quand il faut enfin les enlever, leur valeur est presque nulle ; elles sont vendues à vil prix comme combustible, , et ce combustible est si médiocre que la vente ne fait guère que couvrir les frais de manutention.

n y a cependant un cas, — heureusement asseï rare, — où l'on tire parti, sous une autre forme, des traverses de rebut : c'est celui des sections sujettes à être envaides par la neige* Ainsi le Nord de

l'Espagne a établi en 4860, dans le passagé du Guadarrama, avec les traverses retirées des voies, des paraneiges qui foDctionnent très-bien. La même application avait déjà été faite sur la ligne de Layhach à Triesie, dans la traversée du Karst, mais il a fallu y renoncer; la rareté du bois dans cette nride contrée est telle que les habitants détruisaient le^ clôtures pour s'approprier un combustible, qui, ailleurs, ne tenterait guère la cupidité.

19 s. Travenes mixtes ée M, Huber, — Les altérations qui entraînent la mise an rebut des traverses ne les afifectent pas également dans tonte leur étendue; la partie intermédiaire est souTent à peu près intacte sur une longueur de 0",90 et au delà, quand les portées et les bouts sont fendus et pourris. M. Bvber^ inspecteur au chemin du Nord français, a proposé de former des traverses mixtes au moyen de deux tronçons, foumrâ par les parties saines des travnses de rebut, et réunis par des entretoises en fer fixées par des tire-fonds (n. VU, fig. 23) . L'auteur évalue le prix de revient d'une semblable traverse à 3', 70, chiffre dans lequel la valeur du bois entre seulement pour 0',40.

C'est à r expérience à prononcer sur la valeur pratique de cette idée; mais il semble qu'Hy a là un moyen judicieux d'utiliser le bois plus complètement qu'on ne le fait aujourd'hui. Peut-être même, sans renoncer à supprimer totalement le bois en le remplaçant par des sup- ' ports en fer, serait-il bon d'essayer d'abord à réduire seidement le cube du premier, de manière à conserver les avantages qui lui s<Mit propres, et en l'employant avec un équanissage assez fort, condition indispensable de sa durée.

CUAr, VI, — BALLAST.

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