‹ Voie, matériel roulant et exploitation technique des chemins de ferChapitre 42 sur 105 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

rOlMTS SPiClADX Dl LA TOU.

La disposition des éléments de la ^ oie doit être modifiée : i* dans les courbes; 2» sur certains ouvrages d'art; 3* h, la traversée des routes; h° h la traversée des voios de fer entre elles; de plus, 5' des appareils mobiles sont nécessaires pour permettre aux trains ou aux véhicules isolés de passer d'une voie sur une autre.

Nous traiterons dans le même chapitre deux sujets qui doivent naturellennent être compris dans l'étude de la voie, savoir : les dispositions qui permettent d'éviter les transbordements pour la traversée des grands cours d'eau, et les raccordements industriels.

IM, Jeu de la toie, — Si chaque paire de roues formait un cAne roulant, ayant son sommet au centre de la courbe et sollicité, par suite de la non-symétiie des réacticms des deux rails, par une force centripète égale à la force centrifuge correspondant à la vitesse et au rayon, le mouvement s'opérerait, en courbe, librement, c'est-à-dire sans autres résistances que celles qu'il faut surmonter en alignement droit

Pour se rapprocher plus ou moins de cette situation idéale, on peut agir sur le matériel roulant, et sur la voie. C'est seulr inent à ce dernier point de vue que nous examinerons en ce moment la question, en supposant dès lors le matériel disposé comme ii conviendrait qu'il le fût au point de vue des alignements droits, c'est-à-dire ayant des essieux invariablement parallèles et des bandages d'une fEÛblecoùdté, yj environ (55 et suiv.).

La première condition est évidemment que les mentonnets puissent s'inscrire entre les rails, non-seulement sans tension, sans que le ffjfstème soit /orcé, à l'état de repos, mais encore sans contact et même avec un certain jeu.

Un véhicule & écartement d'essienx, étant posé sur la voie, es alignement droit, exactement dans la position moyenne, cbaque essieu

CHAP. IX. — POVm SPÉCIAUX DE LA VOIE : 1* COURBES. .. 2hi

peat^se déplacer uonualement à la voie de |, J étant lejfeu de la voie.

Si Ton suppose qae la voie se courbe successivement suivant des arcs de rayons décroissants, sans cesser d'avoir son centre sur Taxe transversal du véhicule et de toucher les jantes aux mêmes points a, 6, y* S (Pl. YIIl, fig. 7 et 8), les rails se rapprocheront de plus en plus des mentonnets, et les atteindront lorsqu'on auraOA {fig. 7)=0'A' {(ig. 8).

Or, r étant le rayon moyen de la jaiite, m la hauteur du nicn tonnet, p le rayon de la courbe-limite, pour laquelle le contact a lieu, d l'écartement des essieux, on a {fig, 7) :

AG = A0-|- ^ = s/[^p — liCJ . BG = à peu près v/'ap.licj OA = 0'A' =

s à peu près ^âm.

Acausede BGsBD + DG, BD^g-^DCs'^»

V'5S+|=: y/2p(^+0 d'Où p«y(2m+dV^2?5). Pour

r5=ï0%50, ifi=0-,a3,<i:s5 3-,S0,>=i<r,024,

on a

Alors seulement, le jeu a disparu, et Tlnscription devient impossible. 11 y a donc de la marge.

Pour un rayon p'>p {fig, 9), le demi-jeu diminue seulement de la quantité dont le rail s'est rapproché du mentonnet, c'est-à-dire du poûit A, tel que OA = ^2rm. On a donc* / étant le nouveau jeu :

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