‹ Voie, matériel roulant et exploitation technique des chemins de ferChapitre 58 sur 105 · CHAP. IX. — PASSAGES A NIVEAU. — SERVICE DES BABRIÈBES · texte numérisé non relu

CHAP. IX. — PASSAGES A NIVEAU. — SERVICE DES BABRIÈBES

peut même être faîte à distance (246 et suivants), tandis qa'avec le régime de la fermeture Q faut que le garde se tienne toujours à prozi» mité du passage, prêt à l'ouvrir à toute réquisition. CTest ainsi qu'on a été conduit à étendre le régime de l'ouverture même à des passages d'une fréquentation moyenne sur la voie ferrée.

La fermeture n'a pas de raison d'être, tant qu'elle n'est pas motivée par l'arrivée prochaine d'un train, mais pourvu que le passage puisse, sans inconvéïin nt, se passer d'une surveillance immédiate. L'ouverture soulève, saii'^ cela, une objection : à moins que les barrières ouvrant la route, ne ferment la voie, disposition à peu près abandonnée aujourd'hui (242) et avec raison, lé chemin de fer est ouvert à tout venant; il ne manque pas d'exemples d'attelages abandonnés à eux-mèmfô, s' engageant sur le chemin de fer au lieu de le traverser, et surtout de bestiaux s' introduisant sur la voie par ces coupures La présence garde peut donc être nécessaire dans certains cas, même pour les passages peu Êréquentés, mais il ne faut pas la poser comme un principe absolu. A ce point de^vue, c'est surtout comme faisant partie de la. clôture courante du chemin de fer que les barrières doivent être engagées.

Le degré d'obliquité de la traversée, la fréquence plus ou moins grande des brouillards, qui peuvent faire prendie aux conducteurs une fausse direction, la nature des charrois, le caractère même des populations, doivent entrer en ligne de compte.

Pendant la nuit, beaucoup de passages, ouverts pendant le jour, peuvent être fermés, sans inconvénient pour la circulation transversale, qui est alors, en général, beaucoup moins active. La fermeture, plus simple et plus sûre au point de vue de la surveillance de la voie, doit alors être préférée. Le passage peut même être tout à Sait condanmé, lorsque la circulation nocturne sur la route est trës-faiblé, mais, dans le cas contraire, uik garde logé sur place doit ouvrii à toute réquisition. Gela suppose, bien entendu, un service de nuit sur la voie ferrée; i^il n'y en a pas,* les passages doivent au contraire être ouverts, la circulation transversale devant naturéUement reprendre toute sa liberté quand l'autre a cessé.

(•) On prête à Robert Slephenson la réponse suivante, à cette qaestion poscc (înns nno eoquéte : « La rencootre d'une vache par uo train peut-elle avoir des suites fâcheuses? • « Oui, ponrhiTaélift, » tnrÉlMl dit.

II n'y a p^'' nn Ingénieur de chrrnin Ir fer qui ne connaisse des exemples de déralllements, même de machines, causés par une telle rencontre.

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