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CHAP. IX. — PASSAGES A NIVEAU. — DISPOSITIONS DES BARBIÈRES

cessivement le marteau d'un timbre T {fg, 8« 6, 7). Mais pour que le signal soit efficace* le garde doit, après avoir imprimé un petit mouvement à la lisse, rintenompre pendant quelques instants, afin qu'un ▼éhicnie occupant le passage ait le temps de le dégager.

Lorsque le garde rappelle la lisse, la queue arrondie et articulée l du marteau se soulève pour laisser passer les heurtoirs, sans que le marteau lui-même se déplace ; l'ouverture ne fait donc pas sonner le timbre.

Le prix de ces barrières est un peu plus élevé que celui des lisses à bascule (760 francs par passage, y compris la transmission à 700 mètres, au lieu de 600 francs) ; elles fonctionnent d'ailleurs également bien; mais, dans le promier type» les deux côtés de la voie doivent être mancsuvrés successi?enient, tandis que, dans le second, les deux Usses siont élevées ou abaissées en même temps. Le second est donc préférable.

WêB, On a reproché quelquefois & ce système de clôture, sous sa forme ordinaire, f impossibiMté de Touvrir du passage lui-même ; mais

c'est précisément ce qu'on veut, et avec raison. Cette impossibilité est une garantie en général, et un inconvénient seulemenL dans le cas où un attelage se trouverait emprisonné entre les barrières, la lisse ne pouvant être soulevée qu'à condition de rompre d'abord le fil. Il serait facile, an surplus, de rendre possible la manœuvre immédiate de la lisse, si l'on jugeait cette faculté utile. Il suffirait de transporter le point d'attache du fil de l'autre côté de l'axe de rotation de la lisse (Pl. XI, fig, 43) ou bien, comme on l'a fait sur le chemin de Berg et de la Marche, d'après les indications de M. Kirchtoeger^ de rendre le contre-poids P indépendant de la bascule» et mobile autour d'un axe spédal 0 (PL ÎI, fg* hh). Pour fermer la barrière, le ûl, en se tendant, sonlàTS le contre-poids et la bascule suit d'eUe-m^ne son mouvement. Pour Fouverture, le contre^ids, rendu, libre par le fil, entraîne la lisse. Le conducteur peut au besoin la soulever, mais il guide difficilement son attelage, tout en maintenant la lisse levée. Ce mode revient, en somme, à faire de la clôture un simple avertissement et non plus un obstacle, si ce n'est poui les auimaux non gardés.

Un autre reproche adressé à la disposition ordinaire est que si le fil se rompt, la barrière fermée s'ouvre. L'inverse a lieu avec la disposition {fig* 43); mais l'objection est sans gravité; il est facile de

donner au fil un excès de résistance assez grand pour qu*il ne ae rompe jamais.

9M. Un ingémeur allemand, H. Oherbeck^ a apporté auxbamëres à bascule des modifications ingénieuses, mais qui altèrent à la fois le caractère essentiel de ces appareils, la simplicité, et les garanties qu'ils doivent offrir.

Comme elles sont cependant susceptibles d'être utilisées dans cer» tains c;us i);irticuliers, il convient de les (iécrirc (IM. XI, fig. 39 à 'i2).

Elles ont pour but : 1* de rendre facile et commode l.'i inano'u\ie directe de la lisse, mais en pré\ eiiant le gardt^ de ce qui se paase; 2" de produire, par la manœuvre même du treuil, le signal d'avertissement qu un garde négligent peut oublier de donner avant d'à* baisser les barrières.

Le contre-poids P appliqué au petit bras de la bascule la maintient, dans toutes ses positions, en équilibre autour de son axe de rotation, passant par le centre de gravité. Le fil de manœuvre est double, Tun des brins sert pour la fermeture, l'autre pour Touverture; quant au fil de la sonnette, il disparaît.

Le poteau p, porte deux poulies D, d (fig. hi) , de diamètres inégaux, enfilées sur le même axe, et indépendantes tant qu'un ergot e fixé sur la petite ne vient pas rencontrer qn butoir h implanté dans la seconde. Leurs gorges sont creusées en spirales; sur la grande s' enroulent les chaînes des deux fds de manœuvres; sur la petite, les chaînes r, / (Jiy. 39) , qui ahoutissent aux deux bras de la hascnle. Sur chacune des po!ilics, les (îeux chaînes qu'elle reçoit s'eiuouleut en sens contraires. Il en est de même des deux chaînes terminant, à l'autre bout, les deux fils de transmission, et enroulées sur le treuil ^e manœuvre.

Considérons la barrière ouverte ; le butoir h de la grande poulie est aloi-s au point le plus haut de sa course, et Tergot c de la petite mmédiatement derrière lui.

Le garde lève le cliquet e de son treuil (fig. 42), et tourne celuici dans le sens de la fermeture. La grande potalie tourne dans le même sens, et le prolongement h' {fig. hi] de son butoir raicontre on levier qui met la sonnette en moqvement.

Jusque-là, la petite poulie est restée immobile ; elle n'est entraînée dans le mouvement de la grande que quand celle-ci vient, apiès un tour, saisir par son butoir l'ergot de la petite. Mais l'abaissement de la bascule ne commence pas dès cet instant, la chaîne r' ^tont

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