‹ Voies d'accès au sinus sphénoïdalChapitre 25 sur 28 · ARTE · texte numérisé non relu

ARTE

lacrymal, on s'arrête en haut à la poulie du grand oblique, qu’on respecte.

20 Mise à nu de la paroi interne de l'orbite. L’os planum est largement perforé, sans qu il y ait abcès orbitaire ; trépanation de la partie supérieure de la branche montante du maxillaire supérieur droit : facile pénétration dans l’ethmoïde droit, qui est en bouillie et qu’on vide facilement, sauf la grosse cellule postéro-supérieure du fond, très fongueuse, et qu'on se contente d'ouvrir un peu à la Curette. Large trépanation du sphénoïde droit, fongueux, mais dont la paroi osseuse n’est pas cariée.

En passant par cette brèche, on fait sauter toute la cloison nasale, sauf lé cartilage quadrangulaire, et l'on gratte énergiquement l’ethmoïde gauche plein d’énormés fongosités (ce qui explique pourquoi le sinus maxillaire gauche ne guérissait pas). Le curettage de l’ethmoiïde ne peut être aussi complet qu’à droite, à cause de l’obliquité sous laquelle, les instruments l’abordent. Prudente trépanation du sinus sphénoïdal gauche.

Puis curettage du décollement frontal, badigeonnage au chlorure de zinc à 1/10.

Suture de la peau, après tamponnement serré avec des mèches de gaze iodoformée. Etant donné cependant le décollement frontal, on laisse un drain de sûreté à la partie inférieure de l’incision ethmoïdale droite.

15 mai. — Le malade ne souffre pas, n’a pas saigné. 370, hier matin, 380. hier soir.

17 mai. Légère température. Pas de frisson.

Le tamponnement du nez est facile. Pas d'hémorrhagies à l’ablation des tampons. On constate deux flots de pus sortant des sinus sphénoïdaux.

Les deux sinus sont très largement ouverts, et la paroi inférieure de celui de droite semble en voie de nécrose, par suite du décollement exagéré de la muqueuse qui tapisse la paroi intérieure. Quelques gouttes de pus à droite et à gauche. venant des cellules ethmoïdales.

20 mai. — Lie décollétiént frontal a bedücoüp diminué. On supprime le drain inférieur ainsi que les fils. ‘(Pahsément par ‘M: Eérmoÿyez.).,

La diplopie à disparu.

33 mai. Etat général excellent. La narine gauche frenférrhé des croûtes, ais pas dé pus, sauf au Sortir du sphénoïde.

95 inai. Après ablation de éroûtes 4bondañtés, on trouve du pus en deux etdroits particulièrement fonguéux: siñus sphéñoïdal gauche et éthmoïdé antérieur droit.

Lé décollement frontal diminué notablement.

27 mai. Pansement externe. [Il ne persiste plus qu’une légère fistüle dans le frontal de un centiiiêtre de profondeur.

2 juin. Nettoyage du nez: Avéc la pince dé Grüuwald; on élève des polypes dans les déux fossés nasales: à droite, au hiveau des cellules ethmoïdales postérieurés ét de là quete du cornet moyen, à gauche, au niveau du sphénoïdé.

e juin. Pas dé maux de RE Lë Sin but doïné éncore

Däns lé nez, pas de croûtés. Il soft Éblerént du pus fes deux sinus sphénoïdaux.

I ÿ aura lieu d'élargir à 14 pincé de Häjek les deux orifices des Sinus sphénoïdaux, en faisant bien attention aü sinus Sphénoïda! droit dont la partie postéro-subérieure semble ramollie (?) L'ethmoïde va très bien:

10 juin. M. Guisez a Comthence l'élargissement des orifices, ce qui a provoqué une hémorrhagie violente durant 24 heures (adrénaline). On détarnpohñe Sans hémorthagie.: L'orifice sphénoïdal dfoit est insuffisamment ouvert: Le gauché l’est davantage:

17 juin. Ouverture large des deux sphérioïdes, à la pince de Hajék, Sans réaction ni hémorrhagié.

14 juillet. Curetage du sphénoïde des deux côtés.

19 juillet. Ablatioh dé polypes à l'entrée dû sphénotde

Jänvier 1904. Les deux sinus à oùüverture béañte Sont rem-

PORT LUS UNE Se PAM OPA ER IE HR:

dépane n

TN

== NS; | 2e

plis de muco: pus. Badigéonnages au protargol à 10 /00. Rapidement amélioration.

Le malade est revu, toutes les trois sémäihes énvifon ; le pus se fait toins abondant, l'ouverture reste toujours béaänté: On supprime les lavages qui semblaient fâiré suppurer.

OBSERvATION III

La nommée Berthe B..., âgée de 21 ans, exerçant la professich de domestique, est venue à la consultation de larÿyngo= logie dé l'hôpital Saint-Antoine; le 1°* juin 1902.

La malade a commencé à avoir de la cacosmie subjective à gauche, au mois de iovembre 1901. Depuis l’âge de 13 ans, elle portait les deux prémoläires gauches supérieures cariées: Un dentiste en pratique l’avulsion; trois à quatre sëmaines après, la süppüuration nasale augmetite, én même témips qüe la malade Se plaint de douleurs de tête localisées à la région sourcillièré gauche et sous-orbitairé gauche:

Elle vient consulter, en juin 1902, pour cacosmie, et, en janvier 1903, pour pyorrhéé nasäle et douleurs.

12 mai. La température est montée à 40° par suite d'aiyédalite aiguë; depuis quelques jours, la fièvre tombe, plus de maux de gorge: |

12 mai. Après cocaïnisation, le stylet pénètre dans le sinus sphénoïda! gauche ; on n’en voit pas softir de pus, et le stylet ne sent pas d’os dénudé.

20 mai. Prémière opération par M. Lermoyes.

Incision de Killiah sur 18 sommet de l’apophyse montante du maxilläire Supérieur. Décollement prudent du sac lacrymal : on rencontre la poulie du grand oblique très superficiellement. Attaque du éanäl na$o-frontal, au niveau de la suturé frontomaxillaire : le Stylét montre un sinus frontal gauche plein de

pus et de fongosités. On fait sauter toute la paroi antérieure en suivant le rebord orbitaire, suivant la méthode de Killian, mais sans toucher au plancher du sinus frontal qui est très plat et ne s'étend pas en arrière et en dehors; ïl présente seulement. en dedans, un prolongement qui s’invagine dans le sinus frontal droit, sans y pénétrer. Curetage soigneux. Pas d’ostéite de la table interne ni de la cloison intersinusienne.

On fait sauter la moitié supérieure de la branche montante du maxillaire supérieur et de l’unguis. On pénétre dans un ethmoïde fongueux. On curette tout l’ethmoïde, en se protégeant contre toute échappée vers le crâne, par une sonde introduite parallèlement au plancher. Tout l’ethmoïde présente une bouillie de fongosités. En profondeur, un coup de curette fait sortir du pus en très grande abondance, par suite de l'ouverture d’une grande cellule ethmoïdale postérieure. v

A la curette, ouverture large de la paroi antérieure du sphénoïde gauche. Toute la cavité du sinus sphénoïdal est saine. Le nez, à gauche, est transformé en une vaste cavité unique.

On tamponne le nez très serré, peu de sang coule, mais coule continuellement. On draine le sinus frontal, dans l'angle externe, par crainte de rétention, le canal naso-frontal restant obturé par le tampon nasal. On place un autre petit drain dans l'angle inférieur pour éviter un hématome. Suture.

21 mai. Le suintement nasal continue.

23 mai. Premier pansement : plaie en bon état, les deux drains donnent peu de pus. Conjonctivite de l’œil gauche (on a oublié l'atropine lors de l’opération). Pas de troubles oculo= moteurs, pas de diplopie. Détamponnement nasal, on retamponne à l’eau oxygénée.

26 mai. Hémorragie spontanée par la narine droite, arrêtée par un tamponnement à l’eau oxygénée. On découvre, par hasard, un écoulement fétide de l'oreille avec rétention de pus derrière le tympan bombé. Paracentèse. Bains d’eau oxygénée.

29 mai. Hier soir, à huit heures, la malade a eù une hémorrhagie très abondante, ayant débuté par la narine gauche, con-

Page 1