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tinué ensuite par les deux narines (environ 700 gr. de sang) pendant dix minutes, arrêtée par un double tamponnement antérieur.
Ce matin, la malade se plaint de maux de tête, en particulier au vertex.
1% juin. Pansément externe. Détamponnement des fosses nasales. Hémorrhagie très abondante, à la fois par la plaie externe et par la fosse nasale. Retamponnement : deux torsades. Le sang semble venir de quelques millimètres en arrière du grand angle de l'œil : de l’ethmoïdale antérieure.
3 juin. En usant largement de l’eau oxygénée, on arrive a détamponner le nez, sans provoquer une nouvelle hémorrhagie. On ne remet pas de mèches dans le nez, mais seulement un pansement externe.
10 juin. 11 n'y a plus de rétention, depuis qu'on a cessé le tamponnement. Deux orifices persistent : l’un, à la partie su périeure communiquant avec le sinus frontal, l’autre, inférieur communiquant avec les cellules ethmoïdales. A l'intérieur du nez, pus rougeâtre peu abondant qui sort surtout du sphénoïde, à l'entrée duquel il se forme des polypes. Le sphénoïde gauche estassez largement ouvert.
15 juillet. Le sphénoïdeest plein de polypes et de fongosités. Curetage des fongosités.
Août-septembre. Pansement des fosses nasales à l'huile mentholée. Le sinus sphénoïdal à tendance à se reformer; de temps à autre je le cocaïnise et le rouvre à la pince de Hajek.
Le sinus sphénoïdal et le sinus maxillaire restent infectés et réinfectent l’ethnoïde.
Aussi M. Lermoyez décide:t il d'intervenir à nouveau.
14 novembre, 2 opération. Voie maxillaire. Incision dans le cul-de-sac gingivo-labial. du frein de la lèvre à la tubérosité malaire.
Trépanation par voie antérieure du sinus maxillaire et de la branche montante du maxillaire supérieur, dans sa moitié inférieure pour faire une brèche unique naso-maxiliaire.
PATES Aer
Beaucoup de fongosités dans la moitié inférieure du sinus maxillaire, dures et violettés : on abrase toute la paroi nasomaxillaire ; nettoyage du recessus sphéno-ethmoïdal fongueux. :
On ouvre à la curette et à la pince de Hajek, le sinus sphénoïdal. Celui-ci présente une paroi antérieure épaissie. Chaque coup de curette a provoqué le réveil.
Fongosités violettes surle plancher du sinus sphénoïdal, bien cureté, après élargissement de la brèche. Mèches dans le sinus sphénoïdal etle sinus maxillaire sortant par le nez.
Suture immédiate de la plaie buccale.
16 novembre. Le détamponnement est facile.
Pas de pus sur la mèche maxillaire, un peu de pus sur la mèche sphénoïdale. Un peu d'œdème de l’œil et de l’empâtement de la joue. :
15 décembre, on ouvre, de nouveau à la pince de Hajek le sinus sphénoïdal gauche, dont l’orifice est obstrué par des forgosités et suppure assez abondamment.
20 janvier. Le, sinus sphénoïdal continue à suppurér.
Le reste du nez est en meilleur état: aspect rosé, peu de croûtes, résultat qui semble dû aux badigeonnages au protargol à 1/20.
Février. La malade mouche très peu. Elle est venue tous les quinze jours et ne présente qu’un peu de mucus au niveau du sinus sphénoïdal, le pus a définitivement disparu.