‹ Voies d'accès au sinus sphénoïdalChapitre 5 sur 28 · AO EE · texte numérisé non relu

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sites. Nous supposons le malade arrivé à une troisième période où les tentatives prolongées de traitement médical ont montré l’inanité de celui-ci:

Il est vrai qu’on à nié l’existence de sinusites à une époque où l'examen objectif n'avait pas à sa disposition les moyens d'investigation actuels. Mais l’apparition de complications crâniennes méningées ou orbitaires comme la thrombose de la veine ophtalmique, la névrite du nerf optique, le phlegmon de l’orbite, accompagnés de leur cortège habituel de symptômes et parfois suivis de terminaison fatale, démontrèrent qu'il y avait mieux à faire que de les traiter par le mépris. fe

Le sinus sphénoïdal, par sa situatiori et ses rapports, expose plus que tout autre aux complications précédentes. Faut-il rappeler la situation haute de son ostium qui permet de le comparer, comme on l’a fait pour son collègue le sinus maxillaire, à un tonnelet dont la bonde serait supérieure, surtout dans Ja position couchée, situation qui favorise la rétention, d'autant plus que les lésions des parties molles, muqueuse et périoste, en rétrécissent encore l’orifice. Les déhiscences de la paroi supérieure, signalées par Zuckerkandl laissent la muqueuse sinusale au contact des méninges, et que trouvons-nous à ce niveau de la face endo-crânienne ? Les deux nerfs olfactifs encadrés par la partie inféro-interne des deux lobes frontaux, le chiasma des nerfs optiques qui repose sur la partie antérieure du corps pituitaire entouré des deux sinus coronaires.

La face postérieure du sinus sphénoïdal est formée par une plus grande épaisseur d'os compact qui met à

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