I. — Vers l'Abîme
l'influence de M. Ch. Russell, avocat anglais catholique, fils de lord Russel de Killowen, juge en chef d'Angleterre. L'avocat Chs Russell, dont Chs Fitzpatrick s'était assuré le concours, fit même le voyage à Rome et plaida chaleureusement la cause de ses clients canadiens. Bref, les démarches des libéraux canadiens furent encore couronnées de succès, comme le dit fort bien M. Th Chapais ; et Léon XIII, en présence d'affirmations contradictoires, — car les évêques s'étaient aussi fait entendre — nomma un délégué apostolique chargé d'aller au Canada se renseigner de visu et de lui faire ensuite un rapport. Le choix du Saint-Père tomba sur Mgr Merry del Val, jeune prélat du Vatican, devenu depuis secrétaire de S. S. Pie X, qui se trouvait précisément avoir eu en Angleterre pour condisciple M. l'avocat Chs Russell, qui intervenait dans le conflit.
Mgr Merry del Val arriva au Canada à la fin de mars 1897 : déjà le règlement Laurier-Greenway avait été soumis à la législature du Manitoba et allait devenir loi le 29 mars : comme si par tant de précipitation on eût voulu mettre le délégué du Saint-Siège en face d'un fait accompli.
Je fais remarquer que W. Laurier s'était bien gardé de demander lui-même un délégué ; il voulait rester libre, lui, le « fin matois », d'accepter ou non la direction que donnerait le Pape (1).
Mais, dès qu'il devint certain qu'un délégué du Saint-Siège était nommé pour le Canada, un catholique notable de Québec adressa à un dignitaire ecclésiastique important à Rome la dépêche suivante :
A X. X., Rome, Italie.
« Nouvelle répandue ici que le délégué est nommé par le Saint-Père au sujet affaire écoles Manitoba.
« Des libéraux importants affirment qu'il vient pour faire accepter règlement scolaire et blâmer les évêques. Voulez-vous prendre renseignements certains et nous les envoyer ?
« Notre population veut être renseignée d'une manière exacte. »
(1) Voir plus amples détails sur cet incident, t. VI des Voix Canadiennes, vers V Abîme.
Cinq jours après arriva cette réponse
A C, Québec,
« Mgr Raphaël Merry del Val est nommé délégué apostolique au Canada.
« Sa mission ne consiste pas à tâcher de faire approuver le règlement scolaire fait par M. Laurier avec le Manitoba.
« Ce règlement est inacceptable ; Rome le condamne ; et le Saint Père ne peut pas transiger sur ce point. La Sacrée Congrégation de la Propagande ne peut approuver ce prétendu règlement, qui est contraire à la doctrine catholique.
« Le Saint Père et le Cardinal Préfet ont déclaré à plusieurs évêques canadiens, notamment à Mgr Langevin et à Mgr Bégin, que ce prétendu règlement ne pouvait pas être accepté ; et ils les ont engagés à le combattre...
« L'honorable M. Fitzpatrick est venu ici comme ministre du gouvernement canadien : il était porteur d'une requête signée par les députés catholiques libéraux du parlement canadien demandant la nomination d'un délégué. Il a représenté : 1° Qu'il était possible pour ce délégué d'obtenir plus que ce que Greenway avait accordé ; 2° Que cette question menaçait de soulever les protestants et d'amener un trouble considérable et un conflit sérieux entre les diverses nationalités et croyances ; 3° que le jugement du Conseil Privé était mal interprété par vos évêques et qu'il n'ordonnait pas le rétablissement des écoles séparées comme elles existaient avant 1890 ; 4° que certains membres du clergé étaient tombés dans des excès regrettables qui menaçaient de détruire la paix religieuse au Canda.
« En présence de ces représentations, le Saint Siège a nommé Mgr Merry del Val dans le but. d'arriver, par la diplomatie et une mission de paix, à un règlement acceptable à la minorité catholique manitobaine. En d'autres termes, le délégué va au Canada pour prêter main-forte aux évêques, afin qu'ils obtiennent les concessions que le Saint Siège désire. ».
Mgr Merry del Val passa trois mois au Canada : et, comme dit M. Th. Chapais, il visita Québec, Montréal, Ottawa, Winnipeg ; réunit les évêques canadiens et conféra avec eux ; eut des entrevues avec les ministres fédéraux ainsi qu'avec beaucoup de membres du clergé et de laïques. Des pourparlers importants eurent aussi lieu entre lui et sir Wilfrid Laurier, et, probablement, entre celui-ci et M. Greenway, le premier ministre manitobain.
Bientôt la presse libérale commença à faire circuler des rumeurs de compromis : mais ces rumeurs durent cesser lorsque Mgr M. del Val, avant de retourner à Rome, écrivit à Mgr Langevin une lettre d'adieu, destinée en même temps à tous les catholiques canadiens.
Dans cette lettre, Mgr M. del Val disait qu'il allait porter à Léon XIII le résultat de ses investigations ; qu'il fallait s'abstenir de toute agitation sur la question scolaire et attendre avec pleine confiance la direction sainte et sage que le vicaire de Jésus-Christ ne manquerait pas de donner.
Et au commencement de janvier 1898, apparaissait l'Encyclique Affari vos, datée du 8 décembre précédent, que Léon XIII adressait aux Canadiens pour leur donner la direction impatiemment attendue.
Je note les principaux points de cette Encyclique dont il sera fréquemment question au cours de cette publication.
Léon XIII approuve la conduite des évêques.
Il blâme tous les Canadiens, — en effet l'enseignement religieux à donner aux enfants est une obligation imposée par la loi naturelle et qui par conséquent regarde tous les Canadiens sans exception — mais Léon XIII blâme surtout les catholiques de ne s'être pas tous unis pour la défense d'une telle cause. Puis il ajoute textuellement :
« Nous ne pouvons toutefois dissimuler la vérité : la loi que l'on a faite dans le but de réparation est défectueuse, imparfaite, insuffisante. C'est beaucoup plus que les catholiques demandent et qu'ils ont — personne n'en doute — le droit de demander...
« En attendant et jusqu'à ce qu'il leur soit donné de faire triompher toutes leurs revendications, qu'ils ne refusent pas les satisfactions partielles. C'est pourquoi partout où la loi ou le fait, ou les bonnes dispositions des personnes leur offrent quelques moyens d'atténuer le mal et d'en éloigner davantage les dangers, il convient tout à fait et il est utile qu'ils en usent et qu'ils en tirent le meilleur parti possible. »
Enfin, le Pape prend occasion de déclarer ce que doivent être des écoles catholiques.
Et, soulignons-le bien aujourd'hui, en 1911, qu'a fait sir Wilfrid, Laurier, encore premier ministre du gouvernement féo éral ? Qu'a-t-il fait pour tenir sa promesse publique qui fit sa fortune politique en 1896 ? Qu'a-t-il fait pour rendre leurs droits aux catholiques du Manitoba, pour préserver l'Alberta et la Saskatchawan ? Rien. Ou plutôt, il prétend, le trop « fin matois » avoir réglé la question scolaire à la satisfaction de tous. Longtemps sir W. Laurier ne souffla mot, du moins en public, de cette obsédante question scolaire : il se contentait de faire répéter par ses organes et par ses partisans que la question scolaire du Manitoba était réglée. Ce n'est qu'en septembre 1899 que sir W. Laurier parla pour la première fois de la question dans son discours de Drummondville. Entendez-le ; je cite son organe, la Patrie :
« Vous savez qu'en 1896 une question irritante jetait le trouble dans le pays. C'était une question où la religion et la politique étaient confondues. La solution de cette question exigeait les plus fortes qualités chez un homme d'Etat. L'ancienne administration (des conservateurs) prétendait avoir réglé cette question par la présentation d'un bill appelé réparateur, mais qui ne réparait rien du tout. Ce bill, d'un autre côté, était de nature à irriter la population d'une province sœur, La mesure échoua, et nous arrivâmes au pouvoir. Nous avons promis de régler la question en six mois. Vous êtes témoins que cette promesse a été remplie à la lettre. La question des écoles n'existe plus, bien que nos amis, les bleus, cherchent à la remettre sur le tapis. »
Etait-il possible de pousser plus loin l'audace et l'impudence ?
Le « fin matois » s'est peint lui-même dans ce discours.
Le chef libéral, on ne l'a pas oublié, avait promis d'obtenir justice pour les catholiques manitobains au moyen de la conciliation, et, si la conciliation ne réussissait pas, d'exercer « complet et entier le recours constitutionnel que fournit la loi » (Discours de W. Laurier à Saint-Roch de Québec).
L'a-t-il fait ? Les catholiques sont-ils satisfaits et les écoles sont-elles selon la foi de chacun ou publiques, ou séparées, mais confessionnelles dans le Nord-Ouest ?
Evidemment non, et alors ? Alors ! Sir W. Laurier, avec ses
partisans libéraux, s'est moqué de la justice, du droit naturel, de la Constitution, du droit international, des évêques et du Pape lui-même lors du compromis qui prétendait régler la question des écoles du Manitoba ; et il répéta ses mensonges et ses trahisons en 1905, lors de l'organisation des nouvelles provinces d'Alberta et de Saskatchewan, provinces où les catholiques sont mis à peu près dans la même situation, quant aux écoles, que les catholiques du Manitoba.
Sir W. Laurier osa dire à Léon XIII qu'il n'avait pu faire davantage pour les catholiques Manitobains ; et il chercha sans doute à faire croire la même ineptie à S. S. Pie X en 1907 en ce qui concerne les catholiques d'Alberta et de Saskatchewan.
Il réussit pour le moins à se faire donner alors au collège canadien, à Rome, un banquet où un bon cardinal, qu'on verra plus tard au Congrès eucharistique de Montréal (1910) fit un éloge pompeux de la politique et même du caractère de sir W. Laurier, baptisé grand homme d'Etat pour la circonstance. Sir W. Laurier dut sourire d'aise et d'étonnement d'être à ce point inconnu ou méconnu de ses hôtes romains.
On le voit, le « fin matois » que fut Laurier dès sa prime jeunesse, il n'a cessé de l'être durant toute sa vie. Aussi le vieil évêque des Trois- Rivières, Mgr Laflèche, avant de partir pour une tournée pastorale, s'était bien proposé de dire clairement, hautement, à ses diocésains ce qu'il fallait penser de ce persécuteur impudent de l'Eglise. On chercha à détourner le noble vieillard d'un tel dessein. Et, en effet, au cap de la Madeleine, la première paroisse qu'il visita, le grand évêque garda le silence sur la politique libérale, anti-constitutionnelle et antichrétienne de W. Laurier ; mais il s'en repentit aussitôt ; et, la nuit venue, il ne put fermer l'œil à la pensée qu'il avait commis une lâcheté. Aussi, dès la paroisse suivante, Champlain, il parla comme il l'avait d'abord résolu de le faire. Des sténographes accoururent de suite de Québec pour noter ses paroles, et pour transmettre ou plutôt pour dénaturer ses dires dans la presse libérale fort émue. Mgr Laflèche n'en continua pas moins sa campagne, et
ce fut dans chaque paroisse et jusqu'à la fin, jusqu'à sa mort, qui survint le 14 juillet 1898, les mêmes lamentations et les mêmes appels à la conscience de son troupeau. Mgr Laf lèche succombait à la peine, mais déjà il avait reçu des lettres de félicitations et d'encouragement de plusieurs personnages considérables, entre autres des évêques de Saint- Hyacinthe, de Sherbrooke, etc. Avant de rendre sa belle âme à Dieu, l'apôtre des Trois -Rivières fit dire à Mgr Bégin, administrateur du diocèse de Québec, qu'm face de la mort, il ne regrettait aucune de ses paroles sur les écoles du Nord-Ouest. Ce qui voulait dire qu'en doyen de l'épiscopat canadien il avait fait tout son devoir et demandait aux pasteurs de l'Eglise canadienne de faire aussi le leur sans défaillance.
On a remarqué que sir W. Laurier n'ouvrit jamais la bouche pour défendre les droits, pourtant si évidents, des catholiques, mais qu'il prêta toujours une oreille complaisante aux récriminations, même les plus futiles, de leurs ennemis. La défense cependant était d'autant plus facile que bon nombre même de protestants étaient prêts à appuyer les catholiques devant les Chambres comme dans la presse : à tel point que Laurier, toujours défaillant, dut un jour avouer lui-même qu'il aurait pu faire triompher la cause catholique, s'il l'eût seulement voulu. Or il ne le voulut jamais !
Mais, dira-t-on peut-être, n'y a-t-il pas chez sir W. Laurier, quelque chose qui atténue la gravité de sa responsabilité ? W. Laurier a-t-il bien compris toute l'étendue du mal qu'il a €ausé au pays, spécialement à l'Eglise et aux catholiques du Canada ?
Admettons que son père, à cause de la malheureuse influence qu'il exerça sur lui dès ses plus tendres années, l'a prédisposé à cette politique faite de complaisances, d'abstentions et de trahisons et qu'il en partage avec lui la responsabilité. Mais les encyclopédistes furent les auteurs favoris de Laurier dans cette communion intellectuelle avec les pires ennemis de l'Eglise. Il faut croire qu'il eut le jugement faussé jusqu'à ne plus discerner
la grandeur et l'étendue des maux qu'il a causé de gaieté de cœur à l'Eglise catholique, et par là même aux Canadiens français, ses compatriotes.
Quoi qu'il en soit, le mal que les Canadiens doivent à, sa politique est incalculable ; du moins est-il plus profond, plus incurable, que tout ce qu'aurait pu tenter un protestant fanatique, ou un radical, ou même un sectaire implacable. Contre pareil adversaire, en effet, la population canadienne eut été en garde, et sa défensive eut suffi pour assurer la délivrance et le salut.
Et que pourra bien insérer sur ses tablettes immuables l'Histoire impartiale au sujet de W. Laurier, de ses partisans et de ses œuvres ? Quel jugement portera-t-elle sur tous ces soi-disant grands hommes qui rendent des oracles à, Québec comme à Ottowa, sur ces sénateurs et ces députés complaisants et compromis, qui, sur un signe du chef, se ruent sur ses pas, sinon à ses pieds ? Que dira-t-elle des Canadiens en général, des électeurs catholiques de la province de Québec en particulier, qui, en dépit des graves avertissements donnés par le Saint-Siège et par leurs évêques, desservent néanmoins ouvertement leurs plus chers intérêts ? Je sais bien qu'on s'est efforcé de les tromper, je n'ignore point non plus qu'il pouvait leur paraître glorieux d'avoir pour la première fois un canadien-français, se réclamant du nom de catholique, un compatriote, à la tête du gouvernement fédéral. Je vois qu'ils mettent leur amour-propre à l'y maintenir malgré tous et malgré tout. Je crains bien que leur engouement pour un tel canadien-français et un si triste catholique, ne soit aussi et principalement l'effet des déplorables ravages causés par les doctrines libérales en ce pays depuis près de 50 années.
Que dira enfin l'Histoire implacable de ces hommes d'Eglise, que je m'abstiens de nommer, et qui, pour quelques avantages de clocher, pour un os à ronger, ou dans l'espoir de se procurer je ne sais quel honneur frivole, flattent les uns, encouragent les autres dans les errements où se perdent des talents rarest auxquels une noble cause pouvait assurer l'immortalité ?
En somme, c'est la province de Québec, où les nombreuses familles restent en honneur, qui fut et restera longtemps encore la réserve des colons canadiens. De là ils essaiment constamment dans tout le Dominion, vers les centres industriels des Etats- Unis en général et particulièrement à Fall River : ici, ils se trouvent au nombre de plus de 30.000 sur une population de 100.000 âmes ! Cette attraction exercée par la puissante Confédération voisine est une grande préoccupation pour le parti catholique franco-canadien ; c'est une déperdition des plus sensibles et un ralentissement marqué dans la conquête de la prépondérance économique et politique de la race française dans le Canada. C'est, de plus, un deuil incessant : les émigrés perdent assez généralement, dans la mêlée des races, et leur foi, et leurs autres vertus ancestrales. On calcule, en effet, que les Etats- Unis ont reçu un contingent de 18 millions de catholiques irlandais, belges, italiens, français, allemands et canadiens ; il en reste 12 millions au tableau ; la différence , sans tenir compte de l'accroissement des familles, est, pour le moins, le déchet lamentable dont a profité l'assimilation anglo-saxonne et les sectes dissidentes.
Cette statistique navrante obsède, à juste titre, les esprits à Montréal aussi bien qu'à Québec. Pour conjurer ce désastre continu, à l'exemple du curé Labelle, qui fit tant d'efforts pour ramener les exilés volontaires aux terres que conquirent leurs aïeux, diverses sociétés, et surtout le clergé catholique, ont pris résolument la direction de la colonisation du Canada.
Il est ici digne de remarque que tel est l'attachement à leur foi que manifeste par tout le Dominion le Canadien français, qu'il suffit qu'un prêtre élève une cabane, érige une chapelle, fût-ce dans le désert, pour qu'aussitôt un groupement se forme autour de lui, noyau d'un village nouveau.
C'est cette influence tutélaire du prêtre parmi les Canadiens français qui maintient, avec l'intégrité de leur croyance, leur force extraordinaire d'expansion : et cela suffit pour qu'on se rende compte du rôle prépondérant qu'ils joueront dans lapuisssante
nation en voie de formation, dans l'Extrême-Nord américain. Voilà pourquoi les prêtres zélés et leurs guides clairvoyants, tels que furent Mgr I. Bourget et Mgr F. Laf lèche, sont si jaloux de leur légitime ingérence politique, économique et sociale : voilà pourquoi ils leur apparaissent pénibles et irrecevables, les conseils de prudence humaine, de coupable abstention qu'on essayait, par procuration, de faire prévaloir auprès d'eux dans les circonstances critiques ou décisives.
Ils savent, les prêtres canadiens, où a mené la formule « le curé à la sacristie » en France. Elle a jeté l'Eglise dans le fossé et les curés à la porte des sacristies comme des lieux saints; elle a mené à la négation de tous droits ecclésiastiques, à la spoliation de tous biens affectés au culte, à la condition de parias errants et parasitaires au milieu du rayonnement factice d'une civilisation qui ne prétend, cependant, respirer que la liberté intégrale : une liberté imprévue avec laquelle les libertés à la Laurier pourraient bien, un jour prochain, acquérir quelque ressemblance.
Nous avons vu comment Mgr I. Bourget défendait ses prêtres des reproches qu'ils n'avaient pas mérités, contre les accusations d'un dignitaire de l'Eglise qui aurait dû, spontanément, les écarter du pied comme injustes et mal fondées. Nous verrons maintenant que Mgr Taschereau ne faiblissait pas seulement, en faveur des libéraux, sur le terrain politique ; qu'il manquait aussi aux devoirs de sa charge sur le terrain canonique.
LE BILL DES REGISTRES : l' ARCHEVÊQUE TASCHEREAU ET LES SULPICIENS S'OPPOSENT A L'ÉRECTION DE PAROISSES