VII. — Vers l-Abtrae
ptrsonnes ont assisté à la cérémonie. Le Grand Maître était assisté par le Grand Senior Warden Levan et le Rév. H. L. Watts. Après la cérémonie, le Grand Maître fit un discours montrant que la Maçonnerie est liée au progrès et au développement intellectuel, L'honorable D. McLean, comme Ministre de l'Education, fit im éloquent discours... banquet maçonnique ce soir. Les événements du jour feront époque dans l'histoire de l'éducation et de la maçormerie à Virden.
Pas ma] imaginé pour une écold que le plus haut tribunal de l'Empire vient de déclarer « non sectarian »; à la construction et au support de laquelle les Catholiques sont obligés de contribuer. Il ne faut pas perdre de vue toute la poriiée de cet acte inqualifiable. M. D. J. Goggin était alors Principal de l'Ecole Normale, par laquelle doivent passer les Catholiques qui désirent des brevets de capacité pour l'enseignement dans les écoles de Manitoba; ce même M. Goggin était aussi membre de l'Advisory Board, qui seul a le droit d'indiquer ou de composer les prières et autres exercices religieux en usage dans les écoles publiques. Si ce personnage avait agi à un de ces deux titres, la chose fût passée inaperçue; mais ce n'est pas cela; il part de Winnipeg se rend à Virden à 180 milles comme Grand Maître de Loge et là, en sa qualité maçonnique, il officie d'après les rites de sa secte et fait les cérémonies prescrites par cette sec (je si hostile à l'Eglise.
Que l'Honorable Ministre de l'Education assiste à la pose de la pierre angulaire d'une maison d'école dans son district, rien de plus naturel, mais que ce même Ministre d'Etat cède le pas à un de ses subalternes, à son employé, parce que ce dernier est Gra'nd Maître, et qu'une école va être 'dédiée maçon'niquement, voilà qui fait toucher du doigt l'action Sectaire. Aussi le Ministre de l'Education, comme le Ministre de l'Advisory Board, exaltent l'union admirable qUi existe entre la maçolinerie et l'éducation donnée par l'Etat. Puis un Révérend Pasteur est là pour montrer et dire qu»^
la Franc-maçonnerie, l'Etat et le Protestantisme, s'entendent parfaitement sur la question des écoles « non Sectarian », et (jue cette triple alliance est anti-catholique.
C'est le même M. D. J. iGoggin qui est aujourd'hui au Nord-Ouest pour y perfectionner un système d'éducation qui devra être conforme aux goûts de la Secte. Un règlement vient de se passer pour que tous ceux et celles qui veulent enseigner dans les écoles du Nord-Ouest, même dans les écoles reconnues comme Catholiques, que tous se rendent à Régina pour y suivre, pendant plusieurs mois, des cours sous la direction de M. Goggin. Imaginez les Religieuses des différentes communautés, même celles qui enseignent depuis des années et qui sont venues se dévouer à la cause sacrée de l'Education au Nord-Ouest, oui, imaginez ces Religieuses obligées de sortir de leurs couvents, de se rendre à Régina, des points les plus éloignés du pays, pour prendre place parmi les jeunes gens et les jeunes filles, afin de recevoir là des leçons de pédagogie, de grammaire, de lecture, etc., d'un Grand Maître de la Franc-maçonnerie. Il y a en tout cela un cynisme sectaire qui ne peut être inspiré que par la haine de l'Eglise. On proclame au Nord-Ouest
Qu'on sera plus habile qu'à Manitoba; dans cette dernière Province on a fait trop de bruit, on a procédé trop ouvertement. Dans le Nord-Ouest, on sera plus rusé, on gardera mieux les formes, et on arrivera au même résultat, plus facilement et aussi directement.
Et NUNC EEGES, INTELLIGITE, ERUDIMINI qui JDDICATIS TERRAM.
4°. — L'Appel du Gouverneur-Général ex Conseil.
Le remède de la réserve au bon plaisir du Gouverneur- Général n'avait pas été appliqué; le Désaveu avait été refusé: le recours aux tribunaux avait finalement amené une
décision défavorable aux écoles. Que resterait-il à faire? Eni face de tous ces refus, de tous ces échecs, les Catholiques allaient-ils renoncer à la revendication de leurs droits? Ils étaient trop convaincus de la justice de leur cause, pour ne pas recourir à tous les moyens .légitimes de les protéger. La revendication devait se faire sur un point différent de ceux qui avaient été invoqués jusqu'à ce jour. La loi avait été sanctionnée et par la sanction l'idée de la « réserve » s'était évanouie. Deux années s'étaient écoulées depuis la sanction, le « Désaveu » était devenu par là même une impossibilité. Le plus haut tribunal de l'empire avait déclaré ces actes intra vires; la minorité ne pouvait plus, pour le moment du moins, invoquer les droits et privilèges garantis par la coutume, au temps de l'union. Qu'on le sache bien, toutes les impossibilités de recourir de nouveau aux protections auxquelles elles se rapportaient n'avaient inspiré à l'esprit des intéressés aucune conviction défavorable au mérite de la question en elle-même. Ils restaient et ils sont restés convaincus qu'ils sont l'es victimes d'une injustice, et ils ne seront satisfaits que quand un remède efficace aura été apporté aux maux dont ils souffrent, de quelque part que vienne le remède.
L'annonce de la décision du Conseil Privé fut l'occasion d'une explosion grave, mais énergique du sentiment de la population. L'Honorable Séna'eur Girard convoqua une session du Congrès National. Elle fut tenue à St.-Boniface les 15 et 16 Août 1892. Des délégués s'y rendirent de tous les points importants de la province. Tous étaient des hommes appartenant à l'élite de notre peuple, sans distinction bien entendu de parti politique ou de quoi que ce soit qui puisse être un sujet de division. Il se fit là des discours d'une grande valeur oratoire, sociale et chrétienne. Des résolutions pleines de dignité et de force furent adoptées avec cette unanimité grave et solennelle qui indique les grandes causes et
l'émotion de ceux ^i s'en occupent. Au loin, on peut mépriser ce petit peuple, qni souffre pour sa foi et sa nationalité; pour moi qui suivais tous ses mouvements avec la plus affectueuse anxiété, je fus fier de mes ouailles et je leur en renouvelle ici l'assurance la plus sincère. Il serait trop long de rapporter ce qui s'est dit et fait alors; si le lecteur tient à se renseigner il trouvera des comptes rendus dans le Manitoba et le Free Press, publiés après ces magnifiques assemblées.
En vertu des 2^ et 3« paragraphes de la clause 22 de l'Acte de Manitoba, comme en. vertu du paragraphe 3 de la clause 93, de l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord 1867, la minorité avait droit d'appel au Gouverneur-Général en Conseil, et elle se prévalut de ce droit. Le Conseil Exécutif du Congrès National se réunit et rédigea un mémoire, qu'il adressa à Son Excellence et dans lequel il rappelait respectueusement au Gouverneur-Général que dans des pétitions, déjà reçues à Ottawa, la minorité en avait appelé à son conseil, de certaine législation provinciale, et que l'Honorable IVIinistre de la Justice avait dit dans un rapport en date du 21 Mars 1891, que si la contestation judiciaire, alors pendante devant les tribunaux, était préjudiciable aux vues des Catholiques, le temps viendrait pour Son Excellence d'examiner les pétitions qui ont été présentées au nom de ces mêmes Catholiques. Le comité ajoutait :
Une récente décision (du Comité Judiciaire du Conseil Privé en Angleterre, ayant maintenu la validité contestée des lois d'écoles, vos pétitionnaires prient très respectueusement et très vivement qu'il plaise à Votre Excellence en Conseil de prendre en considération les pétitions plus haut mentionnées et accorder les conclusions ' des dites pétitions ainsi que le redressement et protection qu'elles démandent.
Vos pétitionnaires ne cesseront de prier.
Siaint-Bonifaoe, 20 Septembre 1892.
Signé par les Membres du Comité exécutif du Congrès National : I
T. A. Bernibr, h. F. Despars,
Président Intérimaire, M. A. Kéroack,
A. A. C. La Rivière, Télesphore Pelletier,
Joseph Lecomte, Dr J. H. Oct. Lambert,
JA3IES E. P. Prendergast, Joseph Z. C. Auger,
J. Ernest Cyr, A. F. Martin, Théo. Bertrand,
Secrétaires -I ^' ^' Versailles.
secrétaires -| ^ Qq^let, jeune.
Le 22 Septembre, l'Archevêque de Saint-Boniface rappelait au Gouvernement d'Ottawa et les pétitions qui lui avaient été adressées et les promesses de Sir John Thompson, telles que contenues dans son rapport du 21 Mars 1891, où on Ut:
Si la Contestation Judiciaire a pour résultat de confirmer la décision de la Cour du Banc de la Reine (adverse aux vues catholiques), le temps viendra pour Votre Excellence d'examiner la pétition qui a été présentée pour et au nom des Catholiques Romains de Manitoba, demandant redressement en vertu des parsr graplies 2 et 3 de l'article 22 de l'Acte de Manitoba et qui sont analogues aux dispositions de l'Acte de l'Amérique Britannique du Nord, relatives aux autres provinces.
Ces paragraphes contiennent en effet les prescriptions qui ont été faites pour toutes les autres provinces, et qui sont évidemment celles sur lesquelles la Constitution Voulait que le Gouvernement du Canada se guidât, s'il venait jamais nécessaire de recourir au pouvoir fédéral pour la protection d'une minorité Protestante ou Catholique Romaine, contre un acte ou une décision de la Législature de la province ou d'une autorité provinciale quelconque affectant aucun droit ou privilège de la dite minorilté, relativement à l'éducation.
Le pétitionnaire demandait :
1" Que le Gouverneur-Général en Conseil reçoive l'Appel des Ca-
th cliques Romains de ^lanitoba, le prenne en considération, et adopk) telles mesures et donne telles instructions qui seront jugées les plus convenables pour que cet appel soit entendu et qu'<m y fasse droit.
2" Que telles instructions soient données et dispositi)ons prises, pour le redressement des griefs des Catholiques Romains de Manitoba, qui seront jugées les plus convenables à Votre Excellence, en Conseil.
Le 31 Octobre 1892, John S. Ewart, Ecr., G. R., écrivait comme suit à l'Honorable Secrétaire d'Etat :
J'ai l'honneur de vous transmettre une pétition en faveur de la Minorité Catholique de Manitoba, relativement à la situation où elle se trouve par rapport à l'éc^ucation dans cette Province. Je ne demande pas que cette pétition soit substituée à celles (jui ont été présentées jusqu'ici, mais qu'elle leur serve de supplément. Me serait-il permis de demander qu'elle soit portée, le plus tôt possible, à la connaissance de Son Excellence le Gouvemeur-Grénéral en Conseil?, •
Cette nouvelle pétition était signée par l'Archevêque; T. A. Bernier, Président du Congrès National; J. E. P. Prendergast, Maire de la Ville de Saint-Boniface ; J. Allard, 0. M. I., V. G., et cent trente-sept autres, elle était contresignée par J. S. Ewa.rt, Avocat de la ^linorité Catholiqne Romaine de la Province de Manitoba. Les demandes 2, 3 et 4 dans cette pétition étaient plus explicites qtie dans les précédentes et se lisent comme suit :
2° Qu'il soit déclaré qne les dits Actes 53 Vict., Chaps. 37 et 38 sont préjudiciables aux droits et privilèges dont les Catholikfues Romains jouissaient par la loi et la coutume, dans la Province, à l'époque de l'Union, relativement aux Ecoles Séparées.
3^ Qu'il soit déclaré que les dits Actes lèsent les droits et privilèges de la Minorité Catholique Romaine, relati(vement à l'Education.
4° Qu'il soit déclaré qa'il paraît essentiel à Votre Excellence, le Gouverneur-Génér^ en Conseil, que les dispositions des Statuts
qui existaient dans la Province de Manitoba avant l'adoptiion des dits Actes, soient remises en vigueur, en autant du moins que cela peut être nécessaire pour assurer aux Catholiques Romains de la dite Province le droit de construire, entretenir, diriger, conduiiie et soutenir leurs écoles de la manière prescrite par les dits Statuts pour leur garantir leur part proportionnelle de toutes subyientions à même les fonds publics, pour les fins d'éducation, et pour exempter les membres de l'Eglise Catholique Romaine, qui contribuent aux Ecoles Catholiques Romaines, de payer pour le soutien de toutes autres écoles, ou d'y contribuer; ou que les dits Actes de 1890 soient modifiés ou amendés de façon à atteindre les dites fins.
Une autre voix s'éleva en faveur de la Minorité de Manitoba; cette voix venait de Montréal, c'était celle que la « Ligue Conservatrice » fit entendre le 3 Novembre 1892, « pour » affirmer ses principes et défendre les privilèges et les im- » munités de la Minorité de Manitoba », on y lit aussi :
Nul ne peut honnêtement nier le traité passé en 1870 entre le Gou\Teinement du Canada et la population de Manitoba et par kquel il a été formellement arrêté et convenu que les Ecoles Confessionnelles seraient sauvegardées. Nul ne peut non plus honnêtement nier que la loi des écoles de Manitoba de 1871, faite iet ladoptée par les hommes qui avaient été partie au traité de l'année précédente n'ait maintenu ces écoles séparées pour les Catholiques et pour les Protestants.
Pour ces raisons, la Ligue Conservatrice proteste contre la loi ^s écoles, en vigueur à Manitoba, et elle e^^rime le vœu que J103 hommes politiques trja,vaillent à y remédier ^a.ns défaillance ni Capitulation.
Outre ces sollicitations en faveur de la minorité de Manitoba, beaucoup d'amis de la cause la défendi; çnt par des articles, remarquables comme études constitutionnelles et légales, publiés dans les journaux des différentes provinces. H m'est impossible de les signaler tous, mais à tous leurs auteurs je puis offrir l'expression de notre reconnaissance et dire que cette attitude de leur piart, en nous dédommageant
des efforts faits contre nous, nous a aussi soulagés de l'incroyable apathie d'autres organes de la publicité, dont les lecteuis sont aussi intéressés que nous à combattre avec nous. Bien aveugles sont ceux qui ne veulent pas voir le réseau dans lequel on veut nous éteindre, l'abîme dans lequel on veut ensevelir notre foi et nos aspirations les plus légitimes. Parmi ceux dont la plume nous a le plus consolés dans les difficultés actuelles, je suis heureux de mentionner le nom de l'Honorable William McDougall. Plus que bien d'autres il aurait pu être tenté de se dire : « Mais qu'ai -je à me soucier de la minorité de Manitoba et à la défendre, après ce qu'on m'a fait souffrir dans ce pays? » Non, l'Honorable M. McDougall s'est élevé au-dessus de ces considérations, assez communes parmi les hommes ordinaires, il a ouvertement et à plusieurs reprises fait entendre sa voix en faveur de cette minorité et il a dit :
Les Colons Catholiques français ont dans l'Acte de Manitoba une garantie constitutionnelle contre toute législation qpii affecterait défavorablement quelque droit ou privilège par rapport aux écoles confessionnelles, dont aucune classe de personnes jouirait par la loi ou la coutume au temps de l'union. De plus, ces écoles confessionnelles dans Manitoba sont protégées par un droit d'appel au Gouverneur-Général en Conseil et par des lois réparatrices que passerait le Parlement.
L'Honorable M. McDougall n'est ni Français, ni Catholique, de plus, je le répète avec regret, il a eu à souffrir pendant les troubles de 1869-70; il a oublié généreusement cette circonstance et a parlé franchement le langage de la justice et de la vérité. M. McDougall était membre du Parlement d'Ottawa lorsque l'Acte de Manitoba fut introduit, discuté et voté. Plus que tout autre peut-être il avait des raisons personnelles d'étudier la charte constitutionnelle de la nouvelle province que l'on voulait créer. Il entendit les promoteurs du Bill donner les explications les plus amples
et les plus claires ; il combattit lui-même 1© projet et eut toutes les chances d'en comprendre la portée et la signification. Ses connaissances légales, son expérience en droit constitutionnel et le courage de ses convictions lui ont inspiré l'attitude qu'il a prise; attitude dont nous le remercions d'autant plus volontiers qu'elle fortifie les convictions de la minorité, au milieu de ses souffrances et la persuade de plus en plus que tout homme, qui connaît l'origine et le but de l'Acte de Manitoba, pense ce que j'ai exprimé à plusieurs reprise au cours de cette étude.
Toutes les demandes adressées au Conseil Exécutif le déterminèrent à prendre en considération l'appel qui lui était fait. Les Honorables Sir John S. D. Thompson, M. Bowell, J. A. Chapiteau, T. Mayne Daly furent nommés en sous-comité, pour procéder à l'examen préliminaire de la question. L'avocat des pétitionnaires fit valoir devant eux le droit d'être entendu en appel. Le sous-comité fit rapport le 29 Décembre 1892, et après des explications, des restrictions, des réticences nombreuses, il recommanda qu'un jour fût fixé, où les pétitionnaires ou leUrs avocats pussent être entendus au sujet de l'appel.
Le rapport ayant été approuvé par le Gouverneur-Général, celui-ci rendit une ordonnance qui fixait au 21 Janvier 1893, le jour où les parties intéressées seraient entendues dans la salle du Conseil Privé à Ottawa sur l'appel demandé.
L'ordonnance réglait de plus qu'une copie de ces prescriptions, serait transmise au Lieutenant-Gouverneur de Manitoba. Le 4 Janvier, M. Catellier, sous-secrétaire d'Etat communiqua toutes les pièces indiquées à Son Honneur le Gouverneur Schtiltz qui, trois jours après, informa Ottawa qu'il avait reçu les documents et qu'il les avait transmis à ses ministres. Le 18, le même Lieutenant-Gouverneur écrivait à Ottawa que son gouvernement l'avait, ce jour-là même, conseillé comme suit :
Que lo Gouvernement de Votre Honneur a décidé qu'il ne juge pas nécessaire de se faire représenter à l'audition de l'appel, qui doit avoir lieu le 21 du courant devant le Conseil Privé.
Le Gouvernement de Manitoba ne fut pas représenté, tandis que M. Ewart fut entendu dans l'intérêt des pétitionnaires.
A la suite de ces préliminaires et d'autres encoçe (dont je fais grâce au lecteur) un Arrêté en Conseil, en date du 31 Juillet 1893, décida :
Qu'un cas touchant certains statuts de la Province de Manitoba, lelativement à l'éducation et des mémoires de certains pétitionnaiies qui s'en plaignaient, serait référé à la Cour Suprême du Canada pour y être entendu le 3 d'Octobre suivant ou aussitôt après.
Sur la recommandation du Ministre de la Justice et conformément à l'Acte 54-55 Vict., Chap. 25, le Comité de l'honorable Conseil Privé recommanda, le 15 Août, 1893, que le Procureur-Général de la Province de Manitoba fût informé de cet Arrêté en Conseil, et qu'iin avis semblable fût envoyé à M. John S. Ewart, C. R., à Winnipeg, Avocat des pétitionnaires.
Le 19 Août, une copie certifiée de ce qui précède fut envoyée au Gouverneur de Manitoba par l'Honorable W, B. Ives, Président du Conseil, et ce même jour, deux copies certifiées furent envoyées par M. John J. McGee, Greffier du Conseil, l'une au Procureur-Général de Manitoba, et l'autre à M. Ewart.
Le 3 Octobre, se fit l'introduction de la cause. Puis vinrent les incidents qui se produisirent alors, et par suite de l'ajournement, et finalement pendant l'audition. Ces circonstances sont de date trop récente, et trop connues, pour qu'il soit nécessaire de les rappeler au lecteur. Aussi, je me bornerai aux réflexions qu'elles inspirent naturellement.