Illustrissime et Révérendissime Seigneur et Frère
D'après ce que nous a exposé Votre Grandeur au sujet du Programme dit Catholique qni a pour but de diriger les élections politiqties dans votre Province, les Eminentissimes' Pères, Inquisiteurs Généraux avec moi, ont vu avec étonnement et douleur que des contestations et des divisions, rendues publiques par les journaux, ont existé et existent lencore entre vous et les autres Evêques.
Vous comprendrez facilement tout l'étonnement et le préjudice qu'une telle conduibe est d-e nature à produire parmi les fidèles, puisque les Evêques devraient, au contraire, par la conformité de leur doctrine et de leurs actes, guider, pour le bien de la religion et de la so-
taires. Silence fut imposé aux Evêques sur le Programme catholique, non parce qu'il n'était pas excelleint -et opportun, mais afin de prévenir le retour du scandale occasionné par l'oppositioTi regrettable de rArchlevêq;ue de Québec 1
La confusion des militants québécois fut extrême; aussi leurs gémissements, en échos furieux et troublants, s© répercutaient sans cesse dans l'âme vindicative du protecteur de Laval.
En termes profanas, c'était la guerre déclarée par -mi métropolitain lombrageux ià Un suffragant zélé, uniquement, occupé à servir Dieu, à oe certain suffragant comme on dira bientôt de Mgr LaflècWe, qnii fera tout de même tout Je bruit qu'il faudra dans le Landerneau canadien, commen-, çant par tenir en échbc, à Rom-e même, son contradicteur.
Ils étaient aux prises, il faut en convenir, dans des conditions poignantes qui doublaient l'ardeur des pertes.
ciété, les fidèles eux-mêmes dans une œuvre de si grande importance. Et les mêmes Eminentissimes Pères n'ont pas cru devoir approuver votre conduite sans doute trop précipitée en condamnant dans les journaux le Programme concernant les élections politiques : conduite cfui a été la source de tant de divisions.
Mais pour empêcher ce grand mal et pour éloigner toute occasion et tout motif de désordre, les mêmes Eminentissimes Pères, en vertu, de leur autorité, et au nom du St-Siège, défendent strictement à Votrei Grandeur et aux autres Evêques de la Province de ne rien publier qui laisse soupçonner une division ou "une divergence d'opinion entre vo'us.
De plus, ils ont pensé devoir imposer silence à chacun de voua sur le Programme catholique en question et sur tout ce qui peut s'y rattacher.
Mais que tous les Evêques, afin de procurer parmi les fidèles l'accord des esprits au sujet des élections politiques, se conduisent d'après ce qui |jit été sagement et prudemment réglé dans les Conciles provinciaux.
Enfin, cette Suprême Congrégation espère que, vu le zèle dont Votre Grandeur et les autres Evêques sont animés, le désaccord qui a paru jusqu'à ce jour, disparaîtra complètement; et que, dans la direction des fidèles, pour ce qui regarder l'administration des diocèses, on ne remarquera plus en vous tous qu'une seule et même manière d'exposer la doctrine sacrée.
En attendant, je prie Dieu de vous accorder en tout prospérité et bonheur.
De Votre Grandeur, le frère très dévoué,
(Signé) C. Card. . Patrizzi.
Rome, 4 août 1874.
En telle occurrence, quand, ambitieux et retors, de doctrine imprécise, ^naturellement opportuniste, c'eist-à-dire complaisante et libérale; quand, lesclave de compromis humainement utilitaires; quand, partenaire d'hommes trop habiles qui ne l'avaient poussé dams la vie, puis élevé dans les honneurs tout en lui promettant do plus grands encore, que poiur s'en parer et s'en servir; quand, ainsi réduit à suivre une ligne de conduite qli'il ne s'était pa^ tracée à lui-même avec l'unique soUci des devoirs supérieurs assUmés devant Dieu et qu'avant tout il aVait à remiplir pour le bien de l'Eglise; quand des hom'mes perVers le menaient au bout d'une chaîne enguirlandée de faveurs bt de fleurs; quand il se devait reconnaissant envers sies "protecteurs pour ce qu'il en avait déjà reçu, et pour ce qu'il osait en attendre encore, vu que son ambition ne connaissait point de limites; quand, flatté d'un esclavage glorieux il servait ardemment les intérêts d'un parti qu'il confondait avec les destinées même de l'Eglise; quand, aveuglé par la passion, emporté par la rancune, il voulait envelopper, étreindre, ébranler et finalement abattre un adversaire loyal qui n'opposait à tant d'égoïsme, de ruse, d'animosité et d'aveuglement qu'un talent honnête, !un zèle infatigable et des vertus austères; de quels excès pensez-vous enfin qu'un TaschereaU fût capable contre l'héroïque évêque des Trois-Rivières ? Que fit-il en réalité, lui dont toute l'habileté combinée avec les roueries familières à Laval ne put cependant surprendre à aucun moment, loin de réduire jamais, l'indomptable courage et la loyauté déconcertante pour lui, de Mgr Laflèche?
Cela, chers lecteurs, UoUs renonçons à récrire, d'abord parce que certaines pièces contradictoires noUs manquent encore, et puis parce que nous ne pouvons nouls résoudre à sonder du doigt certaines plaies, toujours béantes, et causer ainsi du scandale.
Nous verrons ensemble cependant comment, et par quels moyens, ne pouvant déposer, ni déposséder Mgr Laflèche,
Taschereau entreprit de l'entraver, de le contrarier et de l'amoindrir dans sa charge comme dan,s sa dignité cpiscopale. Il n'y avait pas que les Bourgeois du Nord, comnie nous l'avons yti, qui, en Canada, fussent capables d'infamies.
D'ailleurs, on eût dit qtié Taschereau croyait se relever d'autant qu'il rapetissait ^on rival. Espérait-il que les coups, qu'il en pourrait recevoir dans la suite, perdraient dans l'estima des spectateurs s'ils lui arrivaient ainsi de plus bas?
Ce calcul habile ne saurait produire aujourd'hui les effets espérés; car, de la triste défaillance que nous examinerons bientôt, dont les mbbileis indignes n'échapperont plus à personne, on jugera de celles dont Taschereau était capable. Au demeurant, comme peu importerait de maudir sa mém'oire, on se contentera désormais de la plaindre.
A l'époque où nous sommes arrivés, le diocèse des Trois- Rivières aVait été déjà remianié trois fois; d'abord on lui avait emprunté ce qu'il fallait pour constituer l'évêché de Sherbrooke; ensuite, on agrandit à ses dépens l'évêché de Saint-Hyacinthe, et finalem'ent on lui prit de quoi favoriser la création du vicariat apostolique de Pontiac; on pouvait croire dès lors que l'èrei des démembrements était close pour lui, d'autant plus qu'il devenait par ces réductions successives l'un des Imoindreis diocèses du Canada, et aussi l'un des plus dénués de reissources; les dettes même ne lui manquaient pas. Il renfermait encore en 1882 : 75 paroisses, 135.000 âmes, comptait 134 prêtres; il avait un grand séminaire à Nicolet ot deux collèges ou petits séminaires.
Les paroisses étaient généralement pauvres, de formation récente : la population se C'Omi)osait en majorité de coloins qui vivaient péniblement sUr des terres à peine défrichées.
Dans son ensemble, le diocèse des Trois-Rivières était di-
vise, par le Saint-Laurent, en deux parties fort différentes : celle au nord du fleuve, où est située la ville des Trois- Rivières, se trouvant alors inhabitée et presque inhabitable, étant couverte do montagnes, de rochers;^ de lacs et de marais. La partie habitable était au sud du Saint-Laurent avee Nicolet, village d:e 1.800 âmes; la colonisation se concentrait sur les rivets du ileuVe.
Une seule ville du diocèse comptait, c'était Trois-Rivières et encore n'avait-elle guère que 10.000 âmes; ce n'était pas moins le point vers lequel convergeaient toutes les routes, où se centralisait l'activité de tout le pays. Les rx^mmunications, ;été comme hiver, étaient suffisantes, sinon faciles, et le respect dont tous les habitants entouraient leur vaillant évêque, maintenait les cœurs élevée et le payis en paix.
Or, soudain. Une cabale se manifesta, provoqué on te eut d'abord comtnent, ni dans quel intérêt ; des intrigants prétendaient que le diocèse, partagé en deux par le fleuve, comportait deux administrations distinctes, indépendantes, comme si les diocèses de Québec et de Montréal, également et plus largement départagés par le même fleuve et autrement étendus, souffraient moins, si tant est qu'ils souffraient le moindrement, de cette division topo graphique. Peu importe, des prêtres, surtout des professeurs de Nioolet et quelquiesuns de leurs amis demandaient à Rome, à l'insu de l'Ordinaire, le démembrement du diocèse des Trois-Rivières, sa division en deux parties, pour en former deux évêchés indépendants l'un de l'autre. Le village de Nicolet et la partie située au sud du Saint-Laurent devait former, selon eux, un nouveau diocèse au détriment de Mgr Laflèche qui resterait confiné avec Trois-Rivières, pour siègie épiscopal, dans la partie nord.
Quel intérêt y avait-il à ce remaniement?
Aucun, jévidemment II y avait seulement que Nicolet, sans utilité apparente, possédait Un grand séminaire qui prenait ombrage du séminaire créé à Trois-Rivières même. Pour des
raisons économiques et administratives, inéluctables alois, Mgr Laflèciie, en effet, avait établi un grand séminaire auprès de lui, même il n'en voulait qii'un seul, ce qui n'avait pais l'agrément des directeurts de celui de Nicolet, Ce rapprochement de l'autorité supérieure, selon eux, allait leur enlever quelque chose de leur prestige et beaucoup de leur indépendance. Par amour-propre, donc, sinon par intérêt, ces abbés s 'insurgeaient contre leur évêque, cherchant dans l'Université Laval et à l'archevêché de Québec les encouragements perfides qu'ils pouvaient bien attendre des sentiments hostiles à Mgr Laflèche qu'on pi^ofessait hautement en ces milieux.
Mgr Laflèche sut convaincre les autorités majeures de l'Eglise, non seulement de l'inopportunité d'une nouvelle division de son évêché, mais de la grande injustice qu'elle constituerait envers des diocésains qui avaient consenti généreusement les plus lourds sacrifices pour organiser les services publics du culte, pour édifier cathédrale, séminaire, évêchés et autrete fondations pieuses, encore loin d'être termin,és, plus loin encore d'être acquittées, vu qu'il subsistait une dette de 200.000 francs, outre une contribution de 500.000 francs assumées par le clergé et les fidèles pour la construction des seuls édifices épisc^opaux.
Pareils sacrifices ne pouvaient être incessamment reaouvelés par une population réduite, en giunde partie dépourv'uie de ressources et qui espérait, avec juste raison et fort bon droit, pouvoir respirer après de semblables efforts en faveur de son culte. Elle y comptait d'autant plus fermement que d'une façon formelle let de très bonne foi, du reste, et Mgir Cooke, et Mgr Laflèche, son successeur, l'avaient positivement promis à diverses reprises.
Aussi quand, à l'instigation d'un certain abbé Marquis, vers 1875 (on ise trouvait au Programme catholique), il fut question pour la première fois de diviser le diocèse, de véhémentes protestations s'éleTèrent. Il suffit qu'on pût certifier qu'il n'en serait rien pour que, du Nord oomlne du Sud, des
marques non équivoques d'une grande satisfaction affluèrent : sur son passage et partout Mgr Laflèch'e ne reçut que des félicitations h ce isujet.
Il n'en est pas mioirus vrai que cette première alerte et la seconde, qui :Se produisit 'en 1877, sous la même inspiration et par la même cabale, jeta le diocèse dans un malaise profond, ce qui provoqtia des embarras divers, Surtout financiers, qui mirent révêclié à detix doigts de la banqueroute.
Pour le moins les établissements d'instruction ecclésiastique étaient-ils .ainsi menacés, jusque dans leur existence.
Mais dès cette époquQ déjà, c'est-à-dire dès le début de cette question, la cabale qtii manœuvrait contre Mgr Laflèch'e et ses œuvres, se faisait remarquer pay son manque absolu de scrupule, pour ne pas qualifier plus sévèremient ejacore ses agissemients. ;
Ainsi, par exemple, l'abbé Marquis, l'homme qUi, précédemment, avait trouvé le diocèse des Trois-Rivières trop pauvre, trop étroit polir constituer une circonscription diocésaine acceptable, s'était fait soudain le boute-en-train de la cabale qui visait à la division de cette nnême circonscription, selon lui-même déjà trop petite. Pour arriver à ses fins, il avait recueilli. Dieu sait aprèjs quelles allégations, les signatures de huit profesteeurs du Séminaire de Nicolet et de dix-huit prêtres de la partie sud du diocèse. Il avait obtenu ces 'signatures, disa,it-il. Mais s'il s'était seulement contenté de les fabriquer lui-même en totalité ou en partie, ou s'il les avait extorqués par ruse et mensonge, que vaudraient le proc;édé et les signatures ; et comment surtout faudrait-il qualifer la manœuvre, leur aut^'u'r et ses inspirateurs? Or, pour nous borner eïi 6e moment à une s^ule protestation, voici la première pièce justificative que je trouve annexée à Un mémoire de Mgr Laf lèche adressé à la Sacrée Congrégation 'de la Propagande. Elle émane de M. Alexis Desaulniers, curé de Saint-Bonaventure; elle est datée de
ce village, du 12 décembre 1876, et elle nous apprend comme elle disait à révéque des Trois-Rivières oe qui suit :
Monseigneur, Je suis extrêmement étonné d'apprendre qtie mon nom est à Rome, sur la liste des prêtres qui demandent un évoque à Nicolet. Devant tme vingtaine de confrères à la Baie, parmi lesquels MM. le Grand Vicaire T. Caron (stipérieur du grand séminaire de Nicolet), Marquis, etc., j'ai nettement refusé de signer une requête, de donner une approbation quelconque à ce mouvement que j'ai toujours regardé comme très inopportun dans les circonstances présentes.
Je proteste donc aussi éaergiquement qtie possible contre l'étrange liberté dont on a usé envers moi.
J'ai l'honneur, etc.
(Signé) : A. Desaulniers, prêtre.
Le soussigné, remarquez-le, n'avait pa3 signé, ni Voulu signer; il le refusa en public, devant témoins et qtiaiid même on signa pour lui! qui? Ce quidam était-il ajutre chosel qu'un faussaire? Voulant reci'uter des adliérents à sa cabale et, n'y pouvant parvenir aussi prom^tement, aussi pleinement que besoin était, il suppléait audacieusement aJuîx abstentions motivées, en signant ou en faisant signer par des faussaires Une requête grave, présentée à la Sacrée Congrégation de la Propagande avec l'intention arrêtée de la trom^per et de nuire à l'Ordinaire du lieu tenu dans l'ignorance do faits criminels!
Et le Délégué apostolique, Mgr Conroy, amené à enquêter sur la caUse et constatant ou S'oupçonnant les agissementis coupables dont le juste devait être la victime càoisie, n'hén sila pas à qualifier ledit et peU scrupulelu'x abbé Marquis, promoteur du mouvement séparatiste : un intrigant de bas étage. Il en informa Rome abusée. *
Et qu'avait bien pti apprendre Mgr Conroy, qui s,e trouvait sur les lieux et se renseignait minutieusement? Sans doute €e que des prêtres honnêtes avoueront à Mgr Laflèche lui-même en des termes édifiants, on le verra.
Les doGuments qiii vont suivre avec la lettre de l'abbé Désaulniers, ci-dessus, forment les vingt et Une premières pièces justificatives du Mémoire que Mgr Laflèche ira porter à Rome et déposera % la Sacrée Congrégation de la Propagande, le 30 juin 1883. Ce Mémoire figurera plus loin in extenso. On voudra bien, en le lisant plus tard, se reporter aux documents que voici :
M. L. Potbier, curé de Saint-Médard, écrivait^ :
Saint-MédarJ, 31 juillet 1877.
Monseigneur, ... Je ne crains pas d'affirmer présentement, par écrit, ce que j'ai dit à Votre Grandeur relativement à la division du diocè&e. Le meneur principal (M. Marquis) m'écrivit une première fois, me demandant de vouloir bien signer le document ayant trait à ce projet, après avoir donné pour raison que le clergé du Nord et celui du S-ud se mangent (ce sont ses propres expressions). Comme ces allégués m'ont paiii et me paraissent encore dénués de toute a:pparence de vérité, ma réponse fut négative.
Ce refus ne le déconcerta nullement; il revint à la charge et me dit cette fois : « Il va certainement se faire du taillage; vous avez à choisir entre Nicolet et Sherbrooke ». Croyant cette affirmation quelque peu fondée (ce que j© ne puis admettre aujourd'hui), j'ai signé le document en question, parce qu'en vertu de cette maxime : « de deux matix il faut choisir le moindre » je préférais naturellement appartenir au diocèse du Nicolet, plutôt qu'à celui de Sherbrooke. Maintenant, la vérité s'est fait jour sur les moyens dont on s'est servi pour m 'engager à signer; je vous prie. Monseigneur, de vouloir bien retirer ma signature.
Les renseignements ci-dessus relatés sont de la plus grande exactitude.
Veuillez, etc.,
(Signé) : L. Pothier, prêtre.
M. C. Bochet, curé de Tingwick, confirmait la lettre précédente, disant de ison côté :
1. Toutes ces lettres sont adressées à Mgr Laflèche. Nous nous dispenserons donc de reproduire l'adresse pour chacune d'elles.
Monseigneuï, Ce q^e M. Pothier a dit à Votre Grandeur, pour ce qui me concerne, ati sujet de la division du diocèse, est en tout conforme à la vérité. J'avais refusé d'abord de prendre aucune part à toutes ces démarches à faire pour obtenir une division; je n'y voyais pas de nécessité, tout le monde me paraissant content de l'état actuel des choses. Plus tard, lorsqu'il m'a été dit qu'on voulait, pour rendre impossible la formation du diocèse de Nicolet, annexer plusieurs paroisses du Sud au diocèse de Sherbrooke, j'ai cru devoir me joindre à ceux qui demandaient le diocèse de Nicolet. Je croyais savoir cependant que si ce projet de division venait à se réaliser, ce ne serait que dans un avenir bien éloigné, et ma conviction était que le diocèse de Nicolet aurait le sort du diocèse d'Arthabaska (c'est-à-dire, serait complètement abandonné).
Quant à la division qui pourrait exister entre le clergé du Nord et celui du Sud, je n'en ai jamais entendu parler; je ne crois pas que telle division existe; je ne vois pas ati moins qu'est-ce qui aurait pu donner lieu à cette division.
De Votre Grandeur, etc.,
(Signé) : B. C. Bochet, prêtre.
M. N. E. Ricard, curé de Saint-Zéphirin, était encore plus explicite quanid il écrivait à Mg^ Laflècbe :
Saint-Zéphirin de Courval, 5 juillet 1877.
Monseigneur, Je déclare solennellement que M. Marquis, curé de Saint-Célestin, lorsqu'il travaillait, en 1874 et 1875, à former un parti pour diviser votre diocèse, m'a écrit pour me demander de tromper les curés de la rive Saint-François, en leur faisant accroire qu'ils allaient être annexés au diocèse de Saint-Hyacinthe, et que vous aviez offert cette partie de votre diocèse à Mgr de Saint-Hyacinthe.
M. Marquis ajoutait dans sa lettre que si l'on pouvait faire accroire cela aux prêtres de la rive Saint-François, ces messieurs demanderaient eux-mêmes à signer pour former le diocèse de Nicolet; inutile de dire que je n'ai pas voulu accepter une besogne aussi odieuse.
M. Marquis m'a encore dit plusieurs fois, de vive voix, qu'il avait réussi à faire accroire à plusieurs prêtres du diocèse, au Sud, que vous aviez décidé de les annexer à Sherbrooke, et que
^par ce moyen il avait pu àblentr des signatures. Je suis heureux, ^•Monseigneur, de poUToir, en ce 'moment, vous affirmer que je n^ai jamais voulu travailler dans le sens qtie Toulait M. Marquis, ■et *que je* respectais- trop *man état et ma- conscience pour consentir, avec connaissance 'de tîause, 'à me Tendre cotipàble d'un jnengonge odieux envers mes coùirères.
^J'ai appartenu ati parti 'de 'M. Marquis, 'dans le principe, parce ^e je ne le connaissais pas comme aujourd'liui, et, j'ai même fait q*aelque- chose que je regrette anièremeùt. Ayant connu plus .tard ce parti, les moyens peru loyaux qu'il employait, par exemple, en envoyant ' les documents à Rome "à'Totre insu, et le but qu'il s'était proposé. J'ai compris ;que je ne pc^vàis suivre un semblable parti. J'en suis sorti, 'bien décidé à me défier, à l'avenir, de semblables menées.
Pai su qlie'M. Marquis roulait faire valoir une lettre que je lui -ai envoyée 'en 1874 ou 1875, dans laquelle je 'disais que je croyais que le diocèse pouvait s'accorder, et que ce serait le moyen de faire disparaître la division qui existait alors. Je croyais à cette division dont on me parlait. J'ai reconnu plus tard que le clergé est parfaitement uni, que cette Union entre les prêtres et Votre Grandeur est plus forte que dans n'importe quel diocèse, et que M. Marquis voulait faire de la division pour s'en prévaloir contre Votre Grandeur et en faveur de son plan.
Je l'ai entendu blâmer M. Caron, ' cur^ de ■ Saint- Wenceslas, d'aller aux Trois-Rivières voir Votre Grandetir.
Un .autre membre du parti m'a . aussi : reproché d'aller vous voir. On voit par là que l'on -voulait nous isoler de Votre Grandeur en faveur du plan de division de .votre, diocèse, pour .faire accroire à. la S. C. de la .Propagande qu'il y avait une division dans le .diocèse qui paralysait le bien. Rien n-est plus faux.
.Cette division, c'est M. .Marquis qui voulait la faire.
-Vous pouvez, Monseigneur, .faire de cette Mtre .l'usage qu'il vous plaira.
Je suis avec vénération. Monseigneur, de Votre Grandeur, le otrès liumble serviteur,
..isf. .E. RiGAJiD, .prêtre.
M. P. Devillers, curé .dq Sainte-Gertrude, .s'expliqua toujours avec francMae et compétence sur l^fiadsons qiii: militaient-en ifaveur an statu Quo. Il le faisait înôtamment. comme
suit, en réponse à rinfortnation prise par Mgr Lailèche :
Sain^ë-Oertrucle, 4 mai 1877.
Monseignetir, En réponse à votre lettre en date dti 30 avril dernier, -au stijet du •démembrement projeté du diocèse des Trois- Rivières, pour ioTmer un nouveau diocèse, j'ai l'honneur de répondre -que -je "lie '-trouve aucune raison, aucun avantage qui puisse militer en faveur de ce 'démembrement. Voici les raisons 'ftrtrles que font valoir les promoteurs du projet de la division du 'diocèse des Trois-Rivières :
•1° Faire cesser la grande division qui existe entre les membres du clergé du Nord et celui du Sud du diocèse des Trois- ^vières.
«2° -Avanlages pour les fidèles d'avoir plus facilement recours *à TEvêque diocésain, etc., -etc.
Je dois avouer, franchement, ' Monseigneur, que, je n'ai jamais *vu, ni connu cette prétendue division qu'on dit exister entre les Tïiembres^du clergé du 'Nord et celui du Sud de votre diocèse; au -contraire, j'ai toujours admiré l'union intime, la sympathie profonde qui existe entre tous les membres du 'dit clergé, sans distinction de Nord et de Sud; j'en ai fait souvent Ma remarque à mes amis ; je ne . pense pas qu'il puisse y avoir au Canada 1 un diocèse, -où cette union soit plus grande que celle qui exisle I (între tous les membres du clergé du diocèse des Trois-Rivières. Je trouve que les fidèles du diocèse projeté auraient encore Dien plus d'avantage de pouvoir recouHr à TEvêque .des Trois- Piivièree; car cette ville se trouve sur le bord du fleuve Saint- Laurent et à l'extrémité .du chemin de fer tles Townships de l'Est, tandis que la petite ville de Nicolet se trouve à quelques milles du fleuve et du chemin de fer, qui sont les deux grandes voies les, plus avantageuses et les plus courtes pour avoir recours à l'Evê- ^çue-des Trois-Rivières.
•Les colons des Townships de PEst se rendent directement par le chemin ée fer, près de la ville des Trois-Rivières, sur le bord du ; fleuve Saint-Laurent, qu'ils , traversent pour quek|ues centins, tandis que, arrivés à' Saint-Grégoire, il leur faudra prendre une ▼oiteare pour .se prendre à Nicolet, pour • laquelle ils ■ paieront une piastre pour; aller. Une piastre pour revenir, dans le cas qu^ils ne pourraient, pas .régler immédiatement leurs - affaires.
Lorsqu'ils auront quelques affaires à Nicolet, un voyage leur sera indispensable, tandis que pour 'Trois-Rivières, ils trouvonL
presque toUs les jours des personnes qui s'y rendent pour affaires temporellos, et qui se chargeront avec plaisir des affaires qu'ils auront à régler avec l'Evêque.
Votre Grandeur se rappelle, sans doute, des difficultés qui ont été sur le point de surgir dans le diocèse des Trois-Rivières au sujet du dixième, que Mgr Cooke avait cru devoir imposer à son clergé pour subvenir aux frais de l'administration du diocèse et de la construction de sa cathédrale.
Eh bien! ceux qui aujourd'hui cherchent à faire démembrer le diocèse des Trois-Rivières, pour former Un nouveau diocèse, sont à peu près les mêmes qui s'opposaient aux vues de Mgr Cooke.
Si alors ils trouvaient que c'était un lourd fardeau pour le clergé de payer le dixième pour subvenir à l'administration d'un seul diocèse, quels moyens prendront-ils pour subvenir aux frais de l'administration de deux diocèses.
Si les fidèles de votre diocèse étaient consultés sur la division du diocèse, je suis persuadé qu'à l'exception de quelques paroisses au-dessus de Nicolet, on ne trouverait pas deux fidèles qui seraient pour cette division.
J'ai l'honneur d'être, avec le plus profond respect, de Votre Grandeur, le très humble serviteur,
P. Devillers, prêtre.
M. E. Laf lèche, curé de iSaint-PaUl, ne pouvait qu'être affligé de toutes ces manœuvreis équivoques et dolosives; il le disait, à son évêque en 6&s terni'els :
Saint-Paul de Chester, 1^^ mai 187.7.
Monseigneur, C'est avec douleur que j'ai appris, aussi bien mes confrères voisins, que quelques prêtres du Sud, "par inspiration qui ne paraît nullement venir de l'amour de la rej gion et de l'Eglise, mais d'intérêts particuliers, demandent ui division du diocèse des Trois-Rivières. Il m'est impossible comprendre ni l'utilité ni l'à-propos d'une telle démarche, qui tendrait à rien moins qu'à la destruction du diocèse actuel Trois-Rivières, et à la décadence de la religion parmi nous. Ce| démarche surprendrait étrangement le clergé et les diocésains, elle était connue dans ses diverses phases et dans ses détails.
Inutile d'entrer dans les raisons majeures qui s'opposent
au Del démembrement et qtii en font tin projet impraticable, Votre iJrandeur les connaît mieux qtie moi; mais ce qui m'étonne parti essus tout, et ce dont je veux me plaindre à Votre Grandeur, .'est que l'on invoque, paraît-il, une prétendue division dans le clergé comme tine des raisons des plus fortes en faveur de la division projetée du diocèse des Trois-Rivières. Je ne vois pas sur quoi l'on peut appuyer une telle raison, et comment on peut faire une telle injure au clergé du diocèse.
C'est un fait constant que les membres de ce clergé ont entre eux les rapports les plus sympathiques, les plus bienveillante et les plus cordiaux. Il n'y a pas de doute que si le clergé du diocèse connaissait qu'on veut le représenter à Rome comme vivant dans la désunion et l'antipathie, surtout par rapport à une division du diocèse, et qu'on veut donner pour remède ^ ce mal imaginaire l'érection d'un nouvel Evêché au sud du fleuve, il 7 aurait tine énergique protestation. Pour ma part, Monseigneu", ' i proteste contre une telle assertion, qui est réellement fausse e^ injurieuse, et je désire que la présente soit considérée et enregistrée par Votre Grandeur comme Une telle protestation entière et absolue. Je comprends atissi tout ce qu'une assertion semblable peut avoir de pénible pour Votre Grandeur, dont les paroles et les exemples n'ont été qu'une exhortation à la concorde, d'aill(;urs si bien observée parmi nous.
J'ai l'honneur d'être bien respectuetisement Monseigneur, votre ti'ès humble et obéissant serviteur,
E. Laflèche, prêtre-curé.
Si les prêtres séculiers témoignaient ainsi de la parfaito naion des cœtirs et des convenances de la solidarité des prêtres trifluviens, le clergé régulier n'était pas moins édifié par cette concorde, ni plus pénétrée de cette nécessité, témoin cette lettre adressée à Mgr Laflèche, par le R. P. Point de la Compagnie de Jésus :
Montréal, 1^^ mai 187.7.
Monseigneur, Je suis heureux d'avoir occasion de vous dire de nouveau l'heureuse impression que j'ai éprouvée chaq;ue fois que je me suis trouvé en rapport avec les prêtres de votre fervent diocèse, et notamment quand j'ai donné la retraite sacerdotale au Séminaire du Nicolet.
Je n'ai p^s oublié avec qtielle ferveur vos 80 pxêtres" ont' fait ;
les saints exercices, et avec quelle unanimité et avec cpiel em-^ -|
pressement ils ont signé l'acte d'union spirituelle dans le but \
do 'conserver et d'augmenter entre, eux: et avec Votre Grandeur ]
l'harmonie et la concorde ' la plus parfaite. ^
Cet acte, Monseigneur, si spontané de la part du clergé- pré- ^
sent, signé: en. présence- de N. S.- J. C, et sanctionné par' la- 3
consécration ati Cœur de^ Jésus, adopté ensuite^par vos prêtres ^
absents, cet: acte, dis-je^ apporté de trop beaux fruits dans votre j
diocèse et les diocèses, voisins, pour être jamais oublié; |
J'ajoute, Monseigneur, que je n'ai jamais vu ni entendu rien |
qui pût me faire soupçonner la moindre division dans les esprits |
et les cœurs- de vos vénérables prêtres, ni le désir de diviser \
votre beau diocèse, et je fais dés vœux bien sincères pour que ]
Dieu vous* donne le temps et les moyens- de* réaliser toui: ce ■]
que vcAis projetez pour son bonheur. Je suis persuadé qtie c'est i
aussi le vœu de tout le. troupeau qtie l'Eglise a' confié à votre q
zèle." i
Puissent mes prières atiprès du Sacré-Cœur de Jésus, qui vcrtis |
aime et q^ue vous aimez tant,, obtenir l'accomplissement de tous ''\
ces vœux. C'est dans cette espérance qlie j'ai l'honneur d'être ?
avec tin profond respect, Monseigneur, d6 Votre Grandeur, le )
très humble et obéissant serviteur, j
P. Point, S. J."
L'illustre Père Bratin, de la ttiême Compagnie, ne pensai l pas autrement ' puisqu'il écrivait de son coté :
Monseignetii?,' ...J'ai donné plusieurs retraites sacerdotales dangt-J le diocèse des Trois-Rivières. Jamais je a'ai tant soit peti, re- | marqué qti'il y eût la moindre, division dans le clergé. D'autres |, Pères qui ont été dans ce diocèse disent la même chose. Depuis îj quelques mois on tn'a parlé de quelques prêtres qui intriguent ! pour obtenir lin démembrement du diocèse. On m'en a fait con- ^| naître quelques-tms, et il m'a semblé qu'ils agissaient, plutôt par 1t intrigue, et en vue d'une satisfaction et peut être d'un prétendu | intérêt personnels, qu'en vlie du bien général du diocèse.
(Signé) : BfeÂUN> S.- J.
Montréal, 29 avril 1877.
Et' nouai piionis le leeteut de ; bien, voir et retenir l'extrait ci-après; d'une lettre de. M> l'abbé Malo à Mgr Taschereali, archevêque de Québec, car; nous aurons à révenir à ce prêtre et à discuter Une pseudo pétition qu'il aurait rédigée, et signée et quiL a;.!siolennielleme*it désavouée, , sioîis; la foi d u . seriruent) Il éèrivait . : i
Monseigneur, J'ai l'honnelir d'accUser réception de la v lettre de Votre Grandeur en date du 1«^ avril (1876), me priant de passer à l'Evêqne dés Trois-Riviéres "une liste des signataires de la requête au Saint-Père demandant la division du diocèse des Trois- Rivières... Je crois devoir lui exprimer que nous désirons tenir à V arrangement fait entre la Frapagande et noas.
En effet, nous avons demandé à- la: S. C. de ne pas renvoyer, les signatures aU Canada, et cette demande a été accordée. Nous prions, respectueusement Votre Grandeur de vouloir bien informer Mgr l'Evêque des Trois-Rivières que nous avons fait objection à ce- que S'a Grandeur ait en mains^ là liste des signatures en question,
(iV. B. — Dans une lettre du 18 avril 1883, le môme M. Mâk> dit : « Mon opinion . est que la division n'est pas. nécessaire. Gette division ne peut avoir lieu sur des motifs avouables).
Nota. — Après lecture de la supplique attribuée à l'abbé Malo et en présence de seis proteistations indignées, nous nous demandons, et avec juste raison, si la lettre ci-dessus n'est pas un faux comme tant d'autres que noUte verronis s'étaler sous nos yeux. '
Nous verrons dans la Isuite pourquoi on tenait si peu à ce que Mgr Laflècbe eût sous les yeux la fam,ieuise liste des pétitionnaires qui s'étaient réellement ou autrement adressés indûment à Rome. On ne tenait pas à ce que cette liste fût vérifiée, et les faux y contenus, établis péremptoirement.
Voici maintenant un extrait, du procès-verbar de l'assemblée des Evêques, séance du 23 mai^s 1876, à l'archevêché
do Québec. Présents : Mgr TarchevêqUe de Québec. Mgr L. F. Laflèche, évêque des Trois-Rivières. Mgr D. Racine, évêque de Sherbrooke. Mgr Z. Moreau, évêque d^e Saint- Hyacinthe. Mgr Th. Duhamel, évêqlie d'Ottawa.
La question à examiner se formulait ôomme suit : « Est-il opportun de diviser le diocèse des Trois-Rivières et de faire l'érection d'un atitre diocèse dont le siège épiscopal soit à Nicolet? » ,
« Sa Grâce Mgr t Archevêque se prononce pour la possibilité et l'opportunité de faire un diocèse de la partie Sud du diocèse des Trois-Rivières»
» Mais Mgr Laflèche s'oppose à la division de son diocèse, parce q;ue, dit Sa Grandeur, l'érection du diocèse au Sud du fleuve est ranéantissement du diocèse des Trois-Rivières; le territoire du Saint-Maurice appelé haut Saint-Maurice est inhabitable et inhabité; il n'y a pas encore quatrevingts familles. Il n'y a q;ue la petite chapelle aux Rats (rivière). '
» La seule partie habitable est depuis lejs Laurentides ^u fleuve, i
» Il fait l'historique du diocèse d^s Trois-Rivières depuis son établissement.
» De son côté, Mgr de Sherbrooke croit que la division dans les esprits est telle que l'érection de Nicolet, si elle est possible ni injuste envers les créanciers de la Corporation épiscopale, devrait avoir lieu.
» Par contre, Mgr d'Ottawa est opposé à l'érection; Mgr de Saint-Hyacinthe n^ voit pas qu'il soit poissible actuellement d'ériger à Nicolet un nouveau diocèse; Mgr de M>ntréal, dans Une lettre à Mgr des Trois-Rivières, du 6 mars 1876, adhère en tout point aUx conclusions du Mémoire de Mgr des Trois-Rivières, en date du 28 février, et dit qu'il ^st plus que jamais opposé au démembrement du diocèse des Trois-Rivières, et qu'il n'a pU le considérer que comme une entreprise funeste à la religion et contraire aux sages et
louables coutumes observées daiis cette province et sanctionnées par le Saint-Siège; Mgr Fabre a la même opinion que Mgr de Montréal sur l'érection du nouveau: diocèse.
» (Signé) f A- Ev. de Sherbrooke. » Archevêché de Québec, 12 avril 1876.
Il n'y a pas que les évêques, ayant pris part à cette assemblée, qui ont donné leur opinion sur cette affaire. Mgr de Rimouski écrivait aussi le 30 mars 1876 :
Voici ma réponse au sujet du démembrement projeté du diocèse des Trois-Rivières :
1° Je le crois possible.
2° Je le crois opportun ou désirable, surtout à cause de la rivalité entre les Séminaires de Nicolet et des Trois-Rivières.
3° Je ne le crois pas urgent. 1° Parce qlie l'Ordinaire s'y oppose; 2° parce que l'Evêché des Trois-Rivières a encore Une dette considérable; 3*^ parce que ce démembrement ne serait pas dû à l'initiative de l'Episcopat de la province, (jui cependant est en mesure de connaître les besoins réels et pressants ide chaque partie du pays; 4° parce que d'autres diocèses, beaucoup plus populeux, auraient, peut-être, besoin d'être divisés, avant celui des Trois-Rivières; 5<» parce que la partie Nord est relativement encore peu habitée.
Je me résume en disant qUe, bien qUe je pense ce démembrement absolument praticable et désirable sous certains rapports, je le trouverais prématuré pour le présent.
J'aimerais voir les motifs que je donne accompagner ma réponse à Rome.
(Signé) t Jean, Ev. de Saint-Germain de Rimouski. Pour extrait conforme,