‹ Voix prophétiques; ou, Signes, apparitions et prédictions modernes touchant les grands événements de la Chrétienté au XIXe siècle et vers l'approche de la fin des tempsChapitre 19 sur 90 · TRAVAILLER, JE ME SUIS RÉSERVÉ LE SEPTIÈME, ET · texte numérisé non relu

TRAVAILLER, JE ME SUIS RÉSERVÉ LE SEPTIÈME, ET

« l'on NE VEUT PAS ME l'âggorder ! Voïlà^ » ajoute la

< Mère de Dieu, c ce qui appesantit tant le bras de « mon Fils.

< Ceux qui conduisent les charrettes ne savent pas « jurer sans y mettre le nom de mon Fils.

c Ce sont les deux choses qui appesantissent tant € le Irras de mon Fils.

€ Si la récolte se gâte, ce 71' est rien que pour voua « autres. Je vous Tai fait iJtir Vannée dernière par

la récoUe des pommes de terre ; i^ous rien avez pas fait de cas. (Test au contraire^ quand vous en trou^ viea de gâtées^ vous juriez, vous mettiez le nom de mon Fils au milieu. EUes vont continuer à pourrir, et à Noël il n*y en aura plus. »

Mélanie, ne comprenant pas le mot de pomme de lierre qn'on appelle truffé dans la contrée, interroge en ce moment, du regard, Maximin là-dessus.

« A% / vous ne comprenez pas bien le français, » dit la Belle Dame avec une maternelle condescendance, « éh bien !je vais vous le dire autrement. » Et elle reprend, en patois du pays, son discours à partir

de ces mots : si la récolte se gâte. Puis elle poursuit,

en continuant en patois :

« Si vous avez du blé, il ne faut pas le semer. Tout

« ce que vous sèmerez, les bêtes le mangeront ; ce qui

^^mira,tombera tout en poussière quand vous le

*J1 viendra une grande famine. Avant que la fa- •winewenwe, les enfants au-dessous de se^yt ans ^f^eridront un tremblement, et mourront entre les

* ^ins des personnes qui les tiendront, les autres *f^(mt pénitence par la famine. Les noix dcvien-

* ^ont mauvaises ; les raisins pourriront. »

Vil — S'adressant ensuite tour à tour à Maximin etàMélanie en particulier, la Sainte- Vierge leur donna à chacun un secret Tout en voyant le mouvement de ses lèvres, Mélanie ne perçoit plus aucun son. -Bientôt après arrive son tour, et Maximin n'entend rien non plus de ce qui est dit li la bergère. La Reine

TOMEL ^

des Cieux confie en français un secret à Mélanie, comme elle Ta fait en cette langue au jeune garçon, mais ce secret est plus long, paraît-il, que le premier.

Fuis, se faisant <[e nouveau entendre en patois aux deux enfants, la Sainte-Vierge reprend son discours en un langage figuré, tout biblique:

« S'ils se convertissent y dit-elle, les pierres et les « rochers se changeront en monceaux de Néy et les

< pommes de terre se trouveront ensemencées par les terres : » comme si elle voulait dire que Tabondance dépasserait alors toute mesure, ainsi qu'autrefois dans la Terre promise coulaient le lait et le miel.

Parlant alors d'une manière plus spéciale aux deux bergers, Marie ajouta : « Faites - vous bien votre « prière j mes enfants ? »

« Oh ! non, Madame, peu, » répondirent-ils Tun et l'autre avec franchise.

c Ah ! mes enfants^ » reprit-elle aussitôt, < il faut

< bien la faire, soir et matin. Quomd vous nepourr&s « pas mieux faire, dites seulement un Pater et un « Ave Maria. Et quand vous awrez le temps, dites « davantage.

€ IL NE VA QUE QUELQUES FEMMES AGEES A LA MESdB, € LES AUTRES TRAVAILLENT LE DIMANCHE. TOUT L'ETÉ ; « ET l'hiver, quand ILS NE SAVENT QUE FAIRE. ILS NB c VONT A LA MESSE QUE POUR SE MOQUEE DE LA BEUGION.

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