‹ Voix prophétiques; ou, Signes, apparitions et prédictions modernes touchant les grands événements de la Chrétienté au XIXe siècle et vers l'approche de la fin des tempsChapitre 39 sur 90 · DE SAINTE TÉRÈSE · texte numérisé non relu

DE SAINTE TÉRÈSE

I. Le cœur àe sainte Térèse mi racul eu sèment congenê jusqu'à dos jours. — II. Qu^itra épinss en iout récemment ■orties. — III. Coïncidence de ces diiTéreateB âpines ktwi 1« éiénements ; enseignements qu'elles noua donnent.

I. —La communion des saints s'afRrmedansl'Église catholique par des preuves chaque jour plus nombreuses etplus satisfaisantes. Pendant queles ennemis de toute vérité et de toute justice rêvent un sofiWismc ou un communisme contre nature îi établir entre tous les membres de la famille humaioe, les fidèles da Christ jouissent, sous la conduite des pasteurs légitimes et la suprématie universelle du Souverain Pontife, de la plus vaste communauté de biens spirituels qui se puisse concevoir ; non-seulement ils sont unis entre eux sur la terre par les admirables liens de la prière, des sacrements et du culte divin, mais toutes les âmes fidèles de l'autre monde, tous les esprits

bienheureux se joignent k Jésus et à Marie pour témoigner aux membres del'Église militante combien ils s'empressent de les assister devant Dieu et combien leur amour croît en proportion des périls conjurés, contrôla barque de 'Pierre.

Le prodige des épines du cœur de sainte Térèse n'est-il pas une preuve admirable de cette vivante fraternité entre le ciel et la terre ? Nos pieux lecteurs savent peut-être que le corps de la séraphique Vierge d'Avila, conservé en grande partie au monastère des carmélites d'Albe de Tormcz, en Espagne, est demeuré exempt, depuis trois siècles, de la corruption du tombeau. — Quant au cœur de la Sainte, vénéré dans le même monastère, il est resté en quelque sorte vivant. « Il est aujourd'hui renfermé, dit un témoin oculaire \ dans un cœur de cristal qui fait partie d'un magnifique reliquaire. Ainsi on peut le voir h, souhait et le considérer sous toutes ses faces... A peine fut-il montré à la piété des fidèles, que Dieu lui accorda la gloire des miracles. H commença dès lors à répandre cette céleste odeur qu'il n'a jamais cessé d'exkaler jusqu'à ce jour. Ce parfum, comme l'attestent tous les historiens et comme le peuvent témoigner tous ceux qui ont eu le bonheur de le respirer, est d'une suavité à laquelle on ne peut comparer aucun parfum d'ici-bas... Outre cette suave émanation, miracle toujours subsistant. Dieu a voulu glorifier, ce cœur, un de ceux qui l'ont le plus aimé sur la terre, par

1 Le Père Bouix, S. J., traducteur des Œuvres complètes de sainte Térèse. Voir tom 1, Vie de la Sainte, ch. XXX, note de la page 369.

«aeétonnaate série de prodiges. On y a vaftnalmm fois s'y représenter les image» de îtotm SeignMl de k Très-Sainte-Vierge et de saint Joseph.- BBfliil Ik chaleur exhalée par ce cœnr a Mt édlatar ^iBMi fois le cristal où il était renft^rmé, etpcnreelte niM on a dû laisser une ouvertare à la^ partie snpérÎBinL G^est ce qpie Fon voit dans le cristal qui le renftfiM maintenant Quant aux miracles opéré)! par oe On pour le bien spirituel des âmes, ils sont en btogwii nombre. » Ainsi parle le Père Bouix qui a m VîauBgÊk bonheur de tenir, en 1849, le codur de sainte TMM dans ses mains, au monastère d'AIbe.

II. — Or, il est arrivé, parmi tant d^antreff prsdiipi dont ce Cœur admirable est Finstrument béni, qneto épines y sont apparues depuis la régence de itHéÊt Christine et le règne de sa fille Isabelle jasqu'anjM où nous écrivons ces lignes. C'est d'aj^ès un doeinal authentique qui nous a été adressé le 9 wnfeaiÊ^ 1871, d'un monastère du^Carmel de France, que nM allons donner les détails suivants au sujet de oesépîM miraculeuses et prophétiques.

Comme la précieuse relique est renfermée datai cristal très-fin et très-transparent, le prodige a M observé de fort près. A droite et h, gauche dv Cœur, on voit des pointes de bois qui en ont la coab et qui en sortent sous la forme d'épines. < On nous écrit ii ce sujet une Carmélite, que ce CMTI inanimé ressent encore les outrages que tant de mil* heureux font à Notre Seigneur dans la personne à. son digne Vicaire, notre saint et bien-aimé Pk|i4

Pie IX, et k-toute TÉglise. » En wême itempe que <e6 cœur,toiyoujr8 si dévoué à TÉpouse m^tîqtte de Jégtts- Christ, lui témoigne ainsi sa ^ine, il s^nble aossi inviter les fidèles les plus zâés du cloîke et dH mcode à redoubler depénitenceset d^humiliations volontaires afin de Mter Theure detaidélivranoe.

m.— Ces iépines sont an noanl»re de qiiiaitiye mskt Les deux premières ont ^té aperçues tout d'àborS aux premières vêpres de la fête de saint Joseph, en Tannée 1836, par une religieuse qui est moite depuis; le lendemain,jour de la fête de ee saint Fatriardie, si cher h. Pordire du Carmel, toutes les religiBuses du monastère dont deux y sont encKxre survivantes, les virent parfaitement à. leur tour. Bemarquoss qu'au commencement de cette année 1836, an avait en Espagne k la tête des affaires le fameux MendieaUd, ennemi déclaré de TÉglise et persécuteur acharné des ordres religieux : c'est lui qui força la régeaaite Christine à commencer la .suppression des usouvieata, et dès lors se développèr^ent une série d'actes révolutionnaires qui épouvantèrent l'Europe et bouleversèrent la catholiqueEspagne. Cependant Ghriâtine vint à bout de ise débarrasser de ce monstre dès le 15 mai 1836. Mais l'œitvre antichrétienne devait se pouisiuivre dans ce malheureux pays, privé comme bien d'aotroB cootrées de «es souverains légitimes. — iLes deux épiues grandirent peu k peu -et, d'imoper^eciptibles qu'elles étaient k leur origine, eUes «font devenues trèsrgrosses et ont aiyoud'hui dbaoone plus 4e deux pouces de longueur. ^La tuoisième se vit pourlayxiQ-

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mière fois en 1864, le 27 août, jour où l'ordre da Carmel célèbre la mémoire de la blessure que fît au cœur de sainte TérÈse le dard enflammé d'un Séraphin, blessure de dirin amour dontles traces sont demeurées visibles : de 1&, la fête de la Transverbération du cœur do sainte TérÈse ; puisse cette (ete s'étendre bientôt ti toute l'Église 1 Quand les religieuses remarquèrent la troisième épine, celle-ci n'était guôre plus apparente que la pointe d'une épingle : elle a maintenant atteint un pouce de longueur et elle est grosse à proportion. C'était comme la préface lointaine de la chute d'Isabelle, qu'on pou- VMt croire bien assise sur son trône, et l'annonce de nouvelles calamités pour l'Espagne et toute la chrétienté.

■Enfin on commence maintenant h. voir nne quatrième épine, du efité droit. Elle semble sortir de la partie inférieure du saint Cœur pour monter vers le haut. Elle n'était pas encore apparente ^ la date du 19 août 1871, jour où Mgr l'Évêque de Salatnanque attestait l'authenticité du portrait du cœur de sainte Térèse envoyé aux Carmélites de France et où il disait que « c'est l'unique portrait véritable qui en a été peint depuis qu'on a commencé à apercevoir les admirables épines qui sortent dudit cœur et qui sont aujourd'hui au nombre de trois fort grandes. »

Que nous présage cette dernière épine si profonde qu'elle semble traverser de part en part le cœur de laséraphique Réformatrice du Carmel? N'est-ce pas une réponse à ceux des ministres et des simples fidèles de l'élise qui veulent croire que tout finira par s'ar-

nnger comme par le passé, grâce aux inépuisables res- Bimrees du progrès et du libéralisme modernes ? Hélas ! liéhs! les Pontifes sacrés k la suite du chef inspiré de lÉglise ne cessent de réclamer de nous des prières tûntinnelles et ferventes pour obtenir de Dieu qu^il môa^Veffroyante tempête qui menace la société tout ^tOtre \ et l'on voudrait encore nous faire attendre iudque chose de Tindustrie ou du bon vouloir des poitiqnes! Ils seront eux-mêmes demain engloutis, comme les généraux de Pharaon avec leurs soldats, liDs les flots sanglants de la Bévolution sur le point ^ balayer toutes ses digues.

Peadant que sainte Térèse redouble de supplicaiioiis au ciel, pendant que son admirable Cœur se héliae 4es épines d^une pénitence mystique, suivons la .Itn^hique Vierge dans Tunique voie de salut qu^elle 9008 trace d'une manière si saisissante : les premiers asouffiir comme elle pour la Sainte Église seront un jifur aussi les premiers à se réjouir du suprême : Iriomphe qui nous attend.

1 Lettre- pastorale de Mgr TÉvèque de Metz relative aa . Jkmer de Saint-Pierrey du 8 décembre 1871.

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