‹ Voix prophétiques; ou, Signes, apparitions et prédictions modernes touchant les grands événements de la Chrétienté au XIXe siècle et vers l'approche de la fin des tempsChapitre 59 sur 90 · LES VITRES MYSTÉRIEUSES EN · texte numérisé non relu

LES VITRES MYSTÉRIEUSES EN

I. Les savants en suspens. — II. Croix lumineuses à Jérusalem, sous Julien TApostat. — III. Mouvements subits des croix en Galatie, du temps de Mahomet. — IV. Croix sur les vêtements, en Lorraine, avant la peste du X*' siècle. — y. Les vitres mystérieuses en pays Badois. — VI. En Alsace. — VII. En Lorraine. — VIII. Quelques détails de ces signes. — IX. Quelle en est Torigine et le but providentiel.

I. — Le printemps et l'été de 1872 ont été signalés sur les bords du Bhin, comme en Alsace et en Lorraine,

par l'apparition inopîiiée de croix et antres fig ^ ; mystérieuses sur les vitres des maisoas privées et

\ r tout des établissements publics. Tous les jonmau

'^ ' ont parlé, quelle que fût leur opinion It ce sajet, tai

fait était évident Mais là s^est borné leur UA .1 -;; Dans l'appréciation de la cause de ces signes n]

rieux, le plus grand nombre n'a voulu voir que Vu de la lumière sur le verre. De supercherie il n^ être question. Très-peu de voix ont osé s^élever proclamer l'intervention divine dans l'ai^iaritM ces signes étonnants, bien que ce fût le sentmin la multitude et que dans le peuple l'accord fût k près unanime pour confesser que Dieu nous don un avertissement et que de grandes calamités i menaçaient. Nous avons entendu aussi quelques attribuer ces prodiges à l'esprit du maL Bn génén esprits prudents nous ont engagé k passer ces sous silence ou du moins à ne pas essayer de les e] quer. Nous procéderons plus simplement. Nous al d'abord interroger le passé, l'histoire étant dliabil bonne conseillère dans ce genre de question ; puis i retracerons l'ensemble des faits actuels, et peutoserons nous hasarder d'émettre notre oinnion cause étant instruite.

n. — Remontons jusqu'à Julien l'Apostat. Toi monde sait que cet ennemi mortel de Jésns-Cl voulut, dans sa haine insensée, porter le démenti maléd ictions lancées contre le temple de Jérusfl par le Fils de Dieu qui avait déclaré qu'il n*en rc rait pas pierre sur pierre. Julien osa entreprendr

le r^bâtk. « Mais, nous raconte entre autres saint Grégoire de Naziance, le condisciple inême du foN cené César, un tourbillon de vent qui s'éleva tout à coup et un violent tremblement de terre firent quitter Touvrage, comme on en était aux fondations... Une circonstance rapportée par tous et dont tout le monde convient unanimement, c'est que lorsque les ouvriers voulurent éviter par la fuite le danger qui les menaçait, un fèu sortit des fondements du temple, les atteignit bientôt, consuma les uns, mutila les autres, leur laissant à tous les marques les plus visibles de la colère du ciel. Ainsi se passa cet événement. Que personne ne soit assez incrédule pour révoquer en doute ce prodige, à moins qu'il ne veuille également douter des autres œuvres miraculeuses de Dieu.— Mais ce qu'il y eut de plus étonnant et de plus remarquable, ce fut nae lumière qui parut dans le ciel sous la forme d'une croix renfermée dans un cercle t ce signe auguste que les impies avaient regardé comme un opprobre sur la terre, était maintenant élevé dans les cieux et présenté {i la vue de tous les hommes comme un trophée de la* victoire du Tout-Puissant sur ses ennemis, trophée le plus illustre et le plus éclatant qui fut jamais. — Il y a plus : ceux qui étaient présents et spectateurs du prodige, font encore voir aujourd'hui les croix qui s'étaient imprimées sur leurs vêtements. Lorsque ceux qui se trouvaient alors là, soit fidèles, soit infidèleâ, considéraient ces marques sur les autres, ils aperçurent bientôt avec surprise la même chose sur eux-mêmes et sur leurs voisins. Ces marques étaient une lumière brillante imprimée sur le corps ou sur les habits et

Christianisme, l'apparition et l'appl croix ',

m. — Paaaons au règne de l'empen Constantinople, uu an seulement avai Mahomet levât l'étendard du Coran en les eroii, comme en détresse, s'agi mêmes. Thomas, l'Évèque de Constant d'apprendre qu'en cette année 609, sur la mer Noire, en Galatie, les croix s'étaient mises en mouvement dans lei manière étrange et sans que personne i Alarmé k cette nouvelle, il fit venir k ( saint Théodote le Sicéote auquel il den fication du prodige. «Puisqnevous l'exij saint après s'être longtemps refusé de que cette agitation des croix nous annc maux. Plusieurs abandonneront la vraii aura des incursions de barbares, une g de sang, beaucoup de ruines et des séd

terrible pour le culte divin et l'empire, approche et ravénement de Tennemi n'est plus loin. Il vous reste à prier Dieu, comme un bon pasteur, afin que tous ces maux soient mitigés dans sa miséricorde.» On sait que dès Tannée suivante les Perses, sous la conduite de Chosroës, préludèrent aux calamités que Mahomet préparait au Bas-Empire et aux peuples latins de l'occident

IV. — Nos provinces furent plus d'une fois témoins de l'apparition de ces signes mystérieux à. l'approche des V grandes calamités. Ainsi Baronius, dans ses Annales ecclésiastiques, parle, à la date de 956, d'une peste dans les régions du Nord, c'est-àrdire nos pays comme nous le verrons, et raconte qu'elle avait eu pour avantcoureurs des croix mystérieuses qui s'étaient tout à coup montrées sur les Yèiements, prodigiosis antea in vestibus crucihus apparentibus '. Ces croix apparurent en Lorraine, comme il est raconté dans la vie de saint Gauzlin, Évêque de Toul. Henri, archevêque de Trêves, en fut si frappé, que, deux ans après, pour en perpétuer le souvenir, il érigea dans sa ville épiscopale une croix dont l'annaliste Brower, S. J., rapporte l'inscription latine que nous traduisons comme suit : € En mémoire des signes en forme de croix que le ciel < fit apparaître sur les hommes; l'an de l'incarnation € du Seigneur 958 et le second de l'épiscopat de Henri, « archevêque de Trêves, celui-ci me fit ériger. •L'annaliste ajoute que ces croix furent salutaires aux croyants,

1 Ann. ec«l., anno 956, tom. XVI, éd. Guérin.

et nukiblfis h oen qui les tramaieiit en àétUUm» I croyants en effet prièrent et se tinrent pfêta, tni que le fléau vint surprendre les autres, n nous sesd que eètte antique croix existe encore It Trêves, snrl^i des places publiques de la villet ob nous lèvent i marquée, sans toutefois en recheroher l'oiigina.

Y. — Mais Mtons-nous d'en venir k nos vitres oq térieuses. Nous laisserons d'abord la parole aux o respondants des journaux religieux, avant ds dire que nous avons nous-mêmes vu, de nos yeux vu.

On était en plein carêmOi au mois de msB 18 Tout à coup d'étranges lumeun vmm aaiftopt l'autre côté duBMn, du ^ys de Bade : des eroiXi< épées, des têtes de mort, disait-on, apparaissaient] les vitres de nos voisins. Toutes Informations prit une lettre de Bade raconta ainsi dans VVnivei le début du prodige :

< Vous savez qu'une loi récente, adoptée par le I lement allemand^ enlève au. clergé la surveillance écoles. Après la promulgation de la loi, un nu^ d'école libre penseur d'un bourg du pays de Bi proche de Strasbourg, adressa & ses élèves un p discours pour leur signifier qu'à l'avenir, ijinm instructions, il laisserait le bon Dieu de clVté et leur parlerait plus que de la grammaire et de Tari métique. Et pour commencer, le magister décroi du mur le Christ en croix et le fit disparaître. Il

1 Reproduite dans le Courrier de BruxéHeê^ édit hebd. 16 juin 1872.

tout à coup les élèves s'écrièrent : — Maître | maître ! la revoilà la croix ! — Oîi cela? s'il vous plaît! — Là, sur la vitre. Et c'était vrai. Une croix apparaissait très-distincte sur Tun des carreaux de la fenêtre. La nouvelle se répandit, de nombreux curieux vinrent constater la merveille. Dans plusieurs autres commu^ nés le même fait se produisit.

« Je cite encore cette anecdote. Dans une bourgade, comme un flot d'habitants de la campagne se dirigeait vers une maison dont les vitres portaient l'empreintQ miraculeuse, un pharmacien, forte tête de l'endroit, se tenait sur le pas de la porte et se moquait plus ou moins spirituellement de ces pèlerins d'un nouveau genre. — Mais, dit l'un d'eux, vous qui riez, regardez donc votre devanture ! Il lève les yeux et aperçoit le signe rédempteur sur l'une de ses vitrines. Aussitôt il court à son officine, en rapporte je ne sais quelle essence et en frotte le verre en ricanant. Bien n'y fait, l'image persiste. Alors, furieux, il brise la vitre d'un coup de poing ; mais aussitôt, sur le carreau voisin, la croix réapparaît instantanément.

< Voilà, les anecdotes qui courent dans le pays. Maip ce n'est pas tout. Quelques-unes de ces vitres, outre la croix, offrent des têtes de mort, des os en sautoir. Les habitants en concluent qu'ils sont menacés des plus effroyables malheurs. Il en arrive par bandes à Strasbourg qui se confessent et communient. Cela, je suis en situation de vous l'affirmer d'une façon absolue,

« L'existence matérielle de ces vitres à. images est également hors de doute. Elles sont très-nombreuses. Une dame de Metz, appartenant au meilleur monde,

les couleurs qu'on dSSTtS^^^^^ ' Des Titres ainsi préparées oot divers lieux, et pour admettre le faudrait prouver qu'une vitre blan< minute à l'autre avec une croix ou d Tous les récits admettent cette i elle ne m'est nullement démontrée défiances jusqu'à preuve sans replie

< Dana tous les cas, si ces appa sultat d'une supercherie, elles n'en une grande surexcitation dans les et une machination semblable et si échelle, il faut que des convictions

froissées et que des passions soient éveillées. Ce qui saisit surtout c'est que c'est dans le pays dont les tré un inconcevable acharnement ce de l'Alsace. Ce sont les Badois qu:

gi'ande part au bombardement ac bourg.

< Des âmes timorées voient dans i

Dans «ne antre lettre, datée du 14 mars 1872, nous lisons ce qui suit au sujet du pays de Bade * :

« Aujourd'hui, 14 mars, il y avait foire & Bastadt. Le même phénomène se renouvela, seulement plus fort encore. Ici tout le monde est consterné. Hier soir des croix noires apparaissaient sur les vitres de la station et sur les fenêtres des wagons. Pour éviter les bruits, on y fit mettre d'autres vitres, et & peine placées, les mêmes choses reparaissaient : c'étaient des croix noires de deux doigts de largeur, des têtes de mort, des squelettes, des batailles...

« Aujourd'hui, 14 mars, le phénomène parut dans la ville, aux casernes, à l'Hôtel de Ville et à plus de soixante-dix maisons particulières. On cassait les vitres, on fermait les volets, on employait le savonnage, mais on ne put faire disparaître ce que le doigt de Dieu avait marqué. En fermant les volets la chose apparaissait à une autre place.

< Certainement, il n'était plus question de foire, mais on s'y portait en masse pour voir. Les uns pleuraient, les autres se lamentaient, les autres juraient, insultaient; en général, on est d'accord que c'est de très-mauvais augure. On m'a nommé plus de dix communes dans le duché de Bade ou à proximité où l'on voit la même chose. Il y en a qui afBrment que ce phénomène se voit dans tout le duché de Bade. J'ai parlé moi-même à beaucoup de personnes qui Tout vu. Bien qu'à voir leur figure effarée, il n'y a plus à douter. Du reste, des centaines de personnes venues de Bastadt disent la même chose. »

1 Eosier de Mark, 15 juin 1872.

TOMK I. ,25

VI. — Après Bade et aussi le Wnrtembeiig qi visité par ces signes mystérieux, le prodige pat Bhin pour envahir toute l'Alsace. Nous ne àU qu'un fragment de lettre ' d'une religieuse de ee à son neveu, frère chartreux & Montrieuz.

< Les phénomènes qui se produisent en Allem sur les fenêtres et qu'on voit depuis deux mois di basse Alsace, à Mertzmiiler, Mothem^ Daneni Gubemach et les environs, se voient nfiMutr^aia Strasbourg, Schewiller, Chfttenois. On voit soi carreaux des figures de croix, de soldats, de canon saints. A Souffletiheim, nos sœurs ont, sur un de 1 carreaux, l'image du Sacré-Cœur de Jésus aussi 1 qu'on puisse le voir. Les enfisuits déchiffirent m les sujets que les grandes personnes. De prime-al on ne découvre sur les carreaux que des conlenn semblant à l'arc-en-ciel; quand on observe un pei voit toutes sortes de figures. Le vicaire d'ici pré voir un officier commandant une armée, qui m sur une élévation et étend son drapeau ayant d'encourager sa troupe. Un enfant, faisant voi avec sa mère, de Haguenau k Strasbourg, s'écria' d'un coup : Maman, voyez la belle armée au fir ment et le beau drapeau blanc que porte le chef mère ainsi que les autres voyageurs ont vu ce ph( mène pendant quelques temps. Maintes autres ch de cette nature se reproduisent ; je ne vous cite des faits tous véridiques. »

ilbid., 13 juillet 1872.

VIL —Arrive le mois de juin; la Lorraine allemande est envahie à son tour par les signes mystérieux, ce dont, il faut bien l'avouer, nos nouveaux maîtres sont un peu jaloux. Les villes comme les villages ont leurs vilres merveilleuses. A Metz, par exemple, la circulation a été plus d'une fois interrompue par la foule ébahie devant les maisons favorisées ; et il s'en est trouvé, nous dit-on, jusque dans la rue des Juifs, aujourd'hui rue de l'Arsenal. Donnons la parole à un curé de notre connaissance; à la date du 18 juin 1872, il écrit de Château -Eouge' à V Univers :

« Les signes mystérieux qui mettent en émoi les populations de l'Alsace et de la Lorraine allemande, ont fait leur apparition chez nous, ainsi que dans plusieurs localités de l'extrême frontière de la Lorraine allemande.

< Hier matin encore, toutes les fenêtres de Château- Kouge, Vœlfling et autres villages voisins étaient dans leur état de transparence naturelle. Vers midi, le phénomène se déclara. Je voulus en suivre exactement et avec la plus scrupuleuse attention toutes les phases. . • •

« On vit d'abord apparaître simultanément à une cinquantaine de carreaux de fenêtres des taches noires de diverses dimensions. Peu à peu ces taches se transformèrent. Bientôt on aperçut sur un carreau deux croix de Lorraine ; sur un autre, une tête d'homme de grandeur naturelle.Sous cette tête étaient suspendus un casque, un aigle les pieds liés, et un boulet de

1 Voir le Bien B/bbïic de Gand du 28 Jum 1872.

canon ; dans un arrière-plan un soldat se tenait su défensiTO. Un canon et quelques paysages qipan saient dans le earreau voisin.

c On vit ensuite sur le carreau dVine autre tôt une dame en robe bleu, portant entre ses bras enfant. Tout le monde a pu voir ces mysiâriea apparitions, tout le monde peut encore les eonstai il rbeure où je tous écris. On voit snr les sut fenêtres des plaques noires, des formes singaliftrei bizarres, des veines irrégulières imitant ceHains m bres, enfin un ensemble de choses bien propra surexciter Timagination déjii montée par Tétrang du phénomène. On croit découvrir partent des es liers, des soldats, des batailles, etc., etc. Quoi qall soit de ces exagérations, le phénomè&e, pris en I même, est certain ; il n'est plus possible d'en doute

VIII. — Nous avons vu nous-même, sur la bas Moselle, aux limites de la Lorraine allemande avec ropume de Prusse et le Grand-Duché de Luxei bourg, dans plusieurs localités, de ces vitres mysi rieuses, aux fenêtres des maisons, et même dans Fi térieur des habitations , en dehors des rayons solaii et des variations atmosphériques du dehors. Ne avons constaté, de nos yeux, ledit prodige sur i vitres toutes neuves, qui étaient signées conune 1 autres, de taches violettes et de cartes géog^phiqi il contours irrisés, représentant tout un monde fantaisie.

L'emblème qui nous a le plus frappé est une con guration de cœur humain qui a été tout & coup renu

quée, le 25 juin 1872, à Sierck, sur un carreau d'une porte vitrée donnant dans une cour, à l'ombre pendant toute Tannée. Ce cœur mesure environ neuf centimètres de hauteur ; le fond en est violacé, avec de nombreuses veines irrisées. Nous l'avons revu plusieurs fois, depuis, sans qu'il ait subi d'altération.

IX. — Il y a tout un volume h remplir des descriptions qui ont été publiées de ces vitres mystérieuses qui, semble-t-il, se sont localisées dans les provinces annexées et celles que nos armées françaises ont jadis si souvent envahies. Autrefois vingt auteurs se seraient mis aussitôt h, l'œuvre pour étudier ces prodiges, en recueillir les phases diverses, les progrès, en exposer lumineusement le mystère au peuple et porter les fidèles à. la pénitence et h, des pensées plus sérieuses, en vue d'épreuves probables et de fléaux peu éloignés.

Mais aujourd'hui, en notre siècle de lumière, on a bien d'autres préoccupations. Que ferait donc le soleil, que ferait la lune, qu'en arriverait-il *des étoiles, si quelque savant détournait ses yeux du télescope et qu'au lieu de s'inq uiéter de telle tache jusqu'ici inobservée dans l'astre du jour, ledit savant, seulement muni d'un pince-nez, allait s'enquérir de nos vitres mystérieuses ? Ce serait un scandale qui retentirait probablement jusq[u'en Chine.

Pour nous dont jamais laurier académique n'orna le front et qui sommes d'un âge trop mûr pour être tenté de courir les chances de la moindre épreuve universitaire, notre renommée est à. l'abri de la cen-

sure. Ayant les coudées firanches, nous devons oonfiesser que ces signes, car enfin signes il y a, ne sont pis tout II fait des hiéroglyphes. Le peuple les déchiffre sans grande difficulté : < C'est, dit-il, que nous ne c sommes pas encore au bout de nos épreuves. Diet « nous avertit. Il pourrait parler plus clairement, nuis « tant de fléaux et d'autres signes n*éclairent-ils pas le c mystère? Pour guérir Tayeugle-né, le divin Maître ee c contenta de cracher k terre et, de la bone qae prodidc sit sa salive mêlée k la poussière, il s'abaissa à oindie c les paupières de Finfirme ; celui-ci dut eneore aller c se laver, et ses yeux alors seulement virent la In- « mière. Un peu de boue n'était pas un chef-d*€Bavre; « nos yitres mystérieuses, qu'elles portent des ennz, « des armes ou de^ linéaments confus, nous disent ai- « sez que tout ici bas est aujourd'hui dans 1b oonfa- « sion parce que l'homme a tenté de mettre Diea « hors du monde, hors de la création, hors de la 1<h. « Dieu proteste ; dans sa bonté, avant de firapper sod « coup d'état qui sans doute sera terrible, il attire Fat-

< tention de tous, du savant et de l'ignorant, par les « perturbations politique3,parlescalamités nationales,

< par les maladies, les inondations, les signes dans « les airs ; il trouble aussi, de cette manière, nos

< vitres pour nous rappeler notre aveuglement et nous « reprocher notre obstination : < Voyez, nous dit-il « par là, voyez, veillez et priez^ afin que votre erreur « ne soit bientôt irréparable, car V épreuve approche ! »

Ainsi raisonne le peuple fidèle. A-t-il tort ? nous ne le croyons pas. Tout notre commentaire de ces vitres merveilleuses sera donc : < Ouvrez les yeux de votre

< âme, veiller et priez, car la hache est déjà posée

< sur la racine de Varbre, Tout arbre qui ne porte « ims debons fruits, va être coupé et jeté au feu. *

CHAPITEE Xm.

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