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CHAPITRE 1er

où se projettent d’étroits contreforts de montagnes , où les communications , pour la plupart parallèles et sans liaison entre elles , ne se réunissent qu’en deçà ou au-delà des sommités principales. Les points stratégiques sont nombreux dans les montagnes de moyenne élévation , les pays bien cultivés et fort peuplés. S il se trouve quelquefois de longs intervalles sans

» toujours assez de routes pour passera droite ou à gauche; » il n’y a donc pas de point stratégique absolu. Dans les » hautes montagnes, ces points sont en petit nombre, parce » qu'il y en a peu d’accessibles. » Mais celte définition . qui semble la plus naturelle, est loin d’être satisfaisante. Un point stratégique n’est pas seulement un point géographique, il est aussi relatif aux positions respectives des troupes, puisqu’il est vrai que dans l’hypothèse de tel placement des forces ennemies, le point stratégique pourrait être au centre d’une ligne, et que dans l’hypothèse d'un placement différent , sur le même front d’opérations, le point stratégique décisif se trouverait sur une de ses extrémités. Cette vérité démontre qu’il y a des points stratégiques géographiques ou permanens, comme Ratisbonne. , Witternbcrg , Leipsicb ; mais qu’il y a aussi des points stratégiques de manœuvres , qui sont accidentels et dépendans de la position respective des forces des deux partis. Les premiers sont formés par la nature, les derniers sont indiqués par la science, et l’auteur ne fait pas même mention de ces derniers, qui sont pourtant les seuls qu’on puisse soumettre à des règles.

de pareils points, l'on en rencontre aussi de très-rapprochés ; et alors , la contrée est particulièrement propre à la défensive. 11 arrive souvent que les points stratégiques ne présentent pas de terrain favorable aux développemens de la Tacticpie ; parce que , dans la plupart des pays , les communications se réunissent à la jonction des ruisseaux et des vallées. Mais , comme pour se maintenir sur un point , il ne faut pas précisément l’occuper ,«il suffit pour remplir ce but de prendre une position en avant ou en arrière ou sur ses côtés, sur-tout lorsque 1 ennemi ne peut s’emparer de vive force du point à conserver; c'est au tacticien à choisir la plus avantageuse de ces positions. S il était impossible , eu égard à la nature du terrain , d'en trouver une, il faudrait alors considérer le point stratégique comme un camp de réunion , à portée duquel on chercherait, par des mouvemens et des manoeuvres , à réaliser ce qu’on aurait obtenu par l’occupation de la position même. Quand on en a le temps et les moyens , on peut assurer les points stratégiques par des ouvrages permanens , à l'aide du défilement; et l'on conseille cette méthode comme la plus efficace.

On compte dans l'offensive trois espèces de points stratégiques . Les premiers forment la

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