CHAPITRE II
pose de prendre entre Stuttgard et Ludwigsburg, sont par conséquent encore moins à redouter pour elle.
Les routes qui conduisent du Mein au Danube, quoique un peu plus éloignées de la position de l’armée de lest, sont également peu dangereuses , attendu qu elles ne se tournent vers le Danube qu’après avoir débouché des montagnes du Rhin , et se dirigent sur des points qu’on atteindrait tout aussi vite de Ludwigsburg. Ces routes côtoyent les deux rives du Mein jusqu’à Aschaffenburg où elles se séparent : la première va à Miltenberg et se partage en deux branches au débouché des montagnes , l'une gagne le ]Necker par Heilbronn et Ludwigsburg , l’autre va à Mergentheim ; la seconde route conduit par Esselbach à Würzburg , et de cette ville au Danube, en passant par Ochsenfurt ou Kitzingen. De Mayence comme de Ludwigsburg , il y a cinq marches jusqu’à Miltenberg, et six jusqu a Würzburg. D’un autre côté , trois routes conduisent de Heilbronn vers le Mein, et coupent celles dont nous venons de parler à Miltenberg , Bischoffsheim , Würzburg , Œringen , Ochsenfurt et Kitzingen.
Soit que l’on considère l’impossibilité de dé-
rober les mouvemeus d'une armée, soit qu’on calcule le temps nécessaire pour s'avancer des bords du Rhin à travers les montagnes, où l'on est forcé de défiler sur une seule route , tandis que l'armée de l est, qui a moins de chemin à parcourir, a la liberté de manoeuvrer sur plusieurs colonnes; l'on voit que de la position prise, on peut non -seulement prévenir l'ennemi sur toutes les lignes d opérations , mais encore gagner assez de temps pour aller audevant de lui.
On ne trouve pas contre la base de 1 est de position semblable à celle que nous venons d indiquer, et qui rende, en quelque sorte, celui qui 1 occupe , maître de la majeure partie du théâtre de la guerre. De Ratisbonne jusqu'à la route deTheresienstadt à Steier, il n 'existe que le chemin de Cliam par Straubing , lequel coupe presque transversalement le théâtre de la guerre : ce chemin , qui traverse d'âpres montagnes , est trop étroit et trop difficile pour permettre des mouvemens rapides : il n'est donc d aucune utilité dans une ligne défensive; ainsi I on restera près de Ratisbonne, ou I on pénétrera jusqu à la base de l'ennemi pour chercher à s v établir.
Les deux aiies de la base orientale sont