CHAPITRE Ier
eu X , pour que A , aussi bien que la ligne FA , ne soient plus en contact avec la perpendiculaire MN, qui, du milieu de la ligne FX, serait dirigée contre la ligne d'opération; car, puisque FNX est un triangle isocèle , et que FN = NX, l'ennemi X pourrait encore, à chances égales, être prévenu tant que durerait le mouvement de A contre F , s il voulait opérer sur la communication FA.
En gén éral, pour la sûreté du point A , ( fig . 7) et de la ligne d’opération FA, l’ennemi ne doit jamais être souffert sur le flanc de cette ligne , qu'en dehors du cercle, dont le centre est A, et le rayon FA; afin que les perpendiculaires MN, tirées du milieu de la ligne, entre l’objectif F, et les positions ennemies X, vers la ligne FA , ne puissent l’atteindre.
Comme à la guerre l’ensemble des mouvemens ne se calcule pas seulement sur la longueur des lignes, mais sur le temps que l’on met à les parcourir , l’adversaire rencontre quelquefois des obstacles tels qu’une contrée difficile, un fleuve P, des forteresses Q, R, etc. (Jig. 8), qui retardent sa marche contre la ligne d’opération, et rendent par-là son rapprochement moins dangereux. Mais , en général, il ne faut considérer ces obstacles que d’après les difficultés réelles qu’ils présentent.
Ces principes déterminent le degré de sûreté qu'il convient de donner à la base et à la ligne d opérations, ainsi qu’aux lignes de communications dans leurs différentes directions; ils indiquent en même temps le mode à suivre pour assurer les mouvemens des masses. Si, dans la conception de son plan, le général s’est attaché à bien assurer la base et les communications , et qu'il ne lui reste plus de doute làdessus , l'offensive devra être hardie et impétueuse; et dans la défensive, on pourra tenir chaque position jusqu’à la dernière extrémité. Dans 1 un et l'autre cas , ses opérations seront mal dirigées , s'il a méprisé ces principes , et il en résultera pour l'Etat de véritables désastres.
Celui qui opérera d’après ces maximes , obtiendra sur l’adversaire qui s'en écartera , une supériorité que ce dernier ne recouvrera qu’en faisant de nouveaux sacrifices. Le grand art consiste donc à contraindre son ennemi, soit parla force, soit par des manoeuvres, à s'écarter des principes de la Stratégie, sans jamais s’en éloigner soi-même.
Les points et les lignes stratégiques sont les moyens que présente le théâtre de la guerre pour mettre en pratique les maximes de cette science; l’étude de la marche des opérations et