CHAPITRE X
suivies du reste des troupes, auxquelles on prescrivit de 11e pas engager de combat décisif. En exécution de ces ordres , les divisions Grenier et Championnet vinrent border la rive droite duMein, la première derrière Hoechst, et l’autre entre Niederliederbach et Crifteî, après avoir tourné Koenigstein le 11, et occupé les bois au pied des montagnes qui s’inclinent vers le Mein : ni l’une ni l’autre ne rencontrèrent l’ennemi. Bernadotte et Dauriez observèrent de leur position les débouchés de Cassel.
Sur ces entrefaites, Kleber conduisit les divisions Lefebvre et Collaud d’Ossenheim et Ober-Rossbach dans une position entre Rodheim et Îiieder-Yildstadt , qui devoit être couverte par de la cavalerie et des postes à Ilbenstadt et Keichen. La division Bonnard formait la réserve. Le Général en chef français supposant l’ennemi derrière la IXidda et à Bergen, désirait avoir une connaissance exacte des choses , avant d’arrêter son plan définitif d’at1taque.
Le 12 au matin, Kleber partit avec les coureurs. A son arrivée sur les bords de la ISidda , il trouva tous les ponts rompus , et les derniers postes ennemis en retraite sur le Mein. Comme la Nidda n’a presque point de gués , il
en rétablit aussitôt les ponts. Lefebvre et Bon» nanti reçurent ordre de s'avancer sur Wilbel , Collaud sur Bonamoes. Kleber poursuivit sa marche jusqu'à Francfort , et jeta les premiers détacbemens d’infanterie légère dans les jardins et les maisons de plaisance cpii l'entourent. Aussitôt cjue son artillerie fut arrivée, on mit quelques obusiers en batterie , et la canonnade s’engagea des deux côtés. Au bout d une heure , on envoya au Magistrat une sommation qui futremiseaucommandantautrichien, lequel répondit cju’il l’avait fait tenir à Wartensleben.
Cependant les colonnes françaises arrivèrent devant Francfort. Les divisions Lefebvre ët Collaud se formèrent sur les hauteurs entre Bornheim et la tour de Bockenheim ; celle de Bonnard, en seconde ligne; une chaîne de postes borda le Mein depuis l’embouchure de îa ÏSidda , en remontant jusqu'en face d’Offenbach. Ceux qui investissaient la place fureiit renforcés , et l’on disposa huit ohusiers sur les points les plus avantageux. C'est avec ces faibles moyens qu’on bombarda la ville depuis dix heures du soir , jusqu’à cinq heures du matin. Le feu prit en plusieurs endroits ; bientôt parut un trompette, avec la réponse de "Wartensleben , portant qu’il ne pouvait rendre la ville sans la permission de l’Archiduc ,