CHAPITRE XIII
Le résultat de ce mouvement contraignit Riese à se replier de Gundelfingen par Lauingen et Dillingen , et d’établir ses avant-postes sur l’Egg. Le même jour , Ferino arriva à Biberack. Froehlich se retira de l’autre côté de la Giinz. Les Français s’avancèrent aussi vers Bopfingen , Aufhausen et Michelfeld : l’infanterie prit Kirchheim; mais la cavalerie resta en position sur le penchant des hauteurs de Bopfingen, vers ce village. Le prince de Lichtenstein attaqua l’ennemi avec sa cavalerie , le chassa de Kirchheim , et le repoussa jusqu’à Michelfeld et Aufhausen , où ses avant-postes reprirent leurs anciennes positions.
Moreau profita de ce délai pour concentrer ses troupes entre Âalen et Heidenheim, et préparer son mouvement général en amusant les Autrichiens par des escarmouches sur la ligne. L’Archiduc ayant eu connaissance de ces préparatifs, et ne voulant pas s’exposer à être attaqué, se décida, le 9, à retirer à Mædingen le gros de son armée , et à ne laisser que des troupes légères à Noerdlingen. Hotze se replia le 8, derrière Forcheim avec 8 bataillons et 12 escadrons; après avoir été forcé , il devait se rendre à Donauwertk , par la vallée de la Kessel : 4 bataillons et 10 escadrons furent mis en réserve à Aufh.au-
sen (1); ses avant-postes à Umenheim. Cette position, quoique moins étendue que la première, était encore trop hasardeuse, attendu que la communication entre l’Archiduc et Hotze présentait beaucoup d inconvéniens : la retraite du dernier par la vallée de la Kessel, ne pouvant s’effectuer que sur des tranchées dans les forêts.
Le 8, la division Duhesme s’avança par Ballendorf contre Gundelfingen; celle de Taponnier contre Neresheim. Le jour suivant, à la suite d’un combat opiniâtre, les Autrichiens furent repoussés d Umenheim et de Dischingen, sur Forclieim et la maison de chasse d’Eglingen.
(i) Il ne faut pas confondre cet endroit avec un autre du même nom , par où les Français dirigèrent leur attaque sur BopCngen.