CHAPITRE XI Y
Marche de W artensleb en sur Amberg.
W artensleben resta plusieurs jours à Zeil, et Jourdan à Scliweinfurt. Toutes les routes qui mènent au Danube, et même celles de la rive gauche de la Regnitz , étaient encore au pouvoir des Autrichiens.
Lorsqu’enfin Bernadotte reçut l’ordre de partir d’Aschaffenburg, et fut arrivé le 3o juillet dans les environs de Wiirzburg, l’armée française se mit en mouvement , selon le système favori de son Général en chef, la gauche en avant , pour tourner l’ennemi ; en sorte qu’elle s’étendit encore plus. La division Lefebvre marcha par Lauringen , et celle de Collaud la remplaça; celle-ci le Rit à son tour, derrière Schweinfurt par Grenier. Championnet prit la même direction , et Bernadotte le releva entre Kitzingen et Dettelbach. Le 3i , Collaud pivota sur Lefebvre , de manière que le gros de l’aile gauche arriva à
Bellingsliausen. Les autres divisions gardèrent leurs positions. Les avant-postes de Grenier s’établirent à Gochsheim et poussèrent des reconnaissances jusqu à Unter-Euerheim. L’avant-garde de Lefebvre investit la place de Kœnigshofen, qui se rendit le 1er : sa division s’y établit le jour suivant.
Les manoeuvres de l'ennemi menaçant les Autrichiens de tous côtés, les dépêches de l’Archiduc firent sentir plus vivement à Wartensleben la nécessité de se rapprocher du Danuhe , et le décidèrent enfin à quitter Zeil le 1 er août , après midi , et à se rendre à Bamberg. D ici pour remplir les vues de son Général en chef, son intention était de se porter le long de la Regnitz, par Niirnberg à Aeumarkt, et de détacher un corps de 12 à 14 mille hommes sur les frontières de Bohème.
Ce mouvement se fit sur quatre colonnes : trois marchèrent sur la rive droite du Mein jusqu’à Doerfles, où elles passèrent cette rivière sur deux ponts de bateaux; la dernière cotoya sa gauche par Bamberg, pour se rendre derrière cette ville, où îgbataillons et 26 escadrons , formant le gros de l’armée, furent placés. Ce camp appuyait sa droite à Hallstadt, et sa gauche vis-àvis de Buch. La route deForcheim, place occupée dès le 3o par un bataillon, courait devant le