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CHAPITRE XIV

front; 2 compagnies et2 escadrons l’observaient de Cronach, d’où ils pouvaient se retirer sur Egra. Les avant-postes qui s’étant repliés le soir sans être inquiétés, formèrent une chaîne de Kirchlautern à Eltmann, Kloster-Eberach et Neustadt, qui se lia sur la Brenz par des partis avec l’armée de l’Archiduc.

Jourdan resta le ier août dans la position du 3i juillet. Le 2 , la division Grenier passa le Mein à Schweinfurt, et vint à Ober-Euerhaim; son avant garde à Dùi’feld et Wohnfùrt. Bernadotte s’avançant par Bamberg , sur la route de Wiirzburg, repoussa dans un combat opiniâtre , les Autrichiens de Burgwinheim , où il s’établit, mais échoua devant Burg-Eberach.

Le 3 août , la division Lefebvre entra à Kœnigsberg , son avant-garde se plaça en avant de Bromberg; Collaud délogea l’ennemi d’Ebelsbacli ; Grenier s’établit derrière Limbach, après s’être emparé d'Eltmann ; Championnet à la même hauteur, et Bernadotte à Burgwinheim, soutenu de la grosse cavalerie aux ordres de Bonnaud.

Kleber à qui Jourdan remit , le 2 août , le commandement de l’armée pour cause de maladie, sentit combien il gagnerait à livrer bataille aux Autrichiens, et fixa l’attaque de Bamberg au 4- La division Championnet soutenue de celles de Bernadotte , Grenier et

a5o HISTOIRE DE LÀ CAMPAGNE DE 1796.

Bonnaud, fut chargée d’en chasser l’ennemi; quelques bataillons devaient couvrir, sur la Rauhe-Eberach, le liane de cette colonne. Il enjoignit à Collaud de se porter à l'embouchure de la Regnitz , pendant que Lefebvre tiendrait Baunach , passerait l'Iis , et s’avancerait jusqu’au Mein , en poussant des patrouilles vers Coburg.

Ce plan était excellent, car il visait à forcer l’ennemi au point qui lui enlevait la route de Forcheim , et à lui rendre la retraite sur le Danube , sinon impossible , du moins très-difficile. Toutes les troupes dont la réunion pouvait s'effectuer sans trop attirer l'attention de l’ennemi, devaient opérer exclusivement au point décisif; Lefebvre et Collaud au contraire, qui n’y pouvaient arrivera l’insu des Autrichiens, à cause de leur grand éloignement, furent destinés aux accessoires.

La marche des Français sur Bamberg redoubla les inquiétudes de Wartensleben; il abandonna sa position dans la nuit du 3 au 4 , et se retira derrière Forcheim. Les coureurs de Cbampionnet ne trouvèrent à Bamberg que l extrème arrière-garde , qui évacua la ville après un léger combat; son avant-garde la traversa, et porta le même jour ses avant-postes à Altendorf , en face de cenx de l'ennemi : le gros de sa division et celle de Grenier res-

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