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CHAPITRE XIV

tèrent à Bamberg. Les troupes légères de Bernadotte occupèrent Nieder-Pomersfelden ; Collaud poussa jusqu’à Doerfles et Baunach; Lefebvre vint à Ebern , et fit à Zell , passer l’Iis à son avant-garde.

Wartensleben appuya sa gauche à la Regnitz ; son front couvert par la Wisent , s’étendait sur la croupe des hauteurs de Boxdorf et Binsberg, jusqu’en arrière d’Ober-Rüth et Nieder- Ruth , en avant du pont de la Wisent; sa gauche était protégée par Forcheim. Cette petite forteresse , traversée par la route de Bamberg, est à l’abri d'un coup de main. Son enceinte consistant en dix bastions , en partie revêtus , se trouvait armée de quelques pièces d’artillerie ; quoiqu’elle eût sous son canon un pont sur la Regnitz , on en jeta un second près de Hausen. La chaîne d’avant-postès qui couvrait l’année courait d’EBermansdorf à Altendorf, et depuis Sassenfurt sur la Reiche-Eberach , jusqu’à Bechhofen.

Ce cordon fut rectifié le 5 août : une avants garde de 5 bataillons et 2 2 escadrons prit position derrière l’Aisch, entre Weppersdorf et Willersdorf; néanmoins on continua d’occuper Sassenfurt , Bechhofen , Hochstædt et NeuStadt. Lorsque le détachement du général Elsnitz eut rejoint l’armée par Hochstædt, on envoya

le 4, 4oo chevaux à Eichstædt, afin cl entretenir la communication avec F armée de F Archiduc, qui se rapprochait de Nœrdlingen.

Wartensleben avait si bien disséminé ses troupes, qu'il ne lui restait que 19 bataillons et 32 escadrons dans la position principale. La bonté de celle-ci , le décida à y séjourner du 5 au 7 , malgré qu’il y eût cinq marches de Forcheim à Noerdlingen et Eichstædt , trois ou quatre à Neumarkt, et qu’il ne pût espérer que l'Archiduc, arrivé le 4 à Noerdlingen, fût en état de résister long-temps aux forces supérieures de Moreau. Tant de motifs ne purent le déterminer à se porter à Nürnherg , à l'embranchement de toutes les routes du Danube : il croyait bien faire d’attendre Jourdan à Forcheim , sans se douter que, dans cette occurrence, le gain d'une bataille ne le mènerait à rien; mais que sa perte l’exposerait au contraire, aux plus grands dangers , et que le moindre inconvénient de cette résolution lui enlevait un temps presque irréparable.

Si la position où I on attend l'ennemi est un champ de bataille choisi d’avance , en raison des avantages que la nature du terrain procure contre l'agresseur, nulle 11e peut être réputée tenable , dès que sa sûreté dépend d'un point extérieur facile à enlever par lui. Telle était

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