CHAPITRE XIV
rendit à Nürnberg. Dans la soirée , il s’engagea entre Neuhof et Bullach , des escarmouches assez vives qui n’eurent cependant aucun résultat.
Le 10, Wartensleben partit de Reichenschwand pour se rendre à Hartmanshof, d’où après avoir fait une balte de quelques heures, il poursuivit sa route par Sulzbach , sur Amberg qu’il garda jusqu’au 18. L’arrière-garde commandée par Kray, prit la même route, s’arrêta dans la position de Sulzbach , et tint les défilés de Hartmanshof et Yelden. Une colonne de flanqueurs tirant par Happburg et Poppberg , alla s’établir à Ochsensolms , afin d’observer la route de Neumarkt et le chemin de Lauf par Augsberg à Amberg ; deux escadrons furent détachés à Castel pour la lier à la brigade Nauendorf , qui était encore le i o à Neumarkt. Indépendamment de ces détachemens , Wartensleben avait envoyé deux bataillons à Ratisbonne, pour s’assurer du pont.
Jourdan suivit les Autrichiens dans cette position. Le 1 1 , les deux divisions de son aile gauche se portèrent vers Rothenberg; Lefebvre s’établit à Loch , Collaud entre Schneitach et le château de Rothenberg , qui avait été évacué; le centre se dirigea sur Lauf, où Championnet s’établit en première ligne et
Grenier en seconde ; Bernadotle se porta entre Letten et Odensoos. Le 12 se passa à reconnaître les environs de Hersbruck , où l'armée devait se réunir le lendemain, derrière la Pegnilz et la Happbach ; Lefebvre eampa entre Abfaltern et Worra ; Collaud à gauche de Hersbruck , à cheval sur la chaussée de Sulzbacb; Grenier entre W etter et Zantag; Championnet près de Happburg : les villages de Pommelsbrunn et Harlmanshof furent occupés par les avant postes: la division Bernadotte était en marche sur Altdorf , pour gagner la route de Nùrnberg à Pseumarkt : l'armée séjourna dans cette position le 14 et le i5.
La conduite des généraux des deux partis , depuis le combat sur l’Aisch , prouve qu'ils manœuvrèrent sans plan comme sans génie ; mais l’orgueil , ce sentiment inné dans le cœur de l’homme , nous dissimule toutes nos erreurs lorsqu’il n’en est pas le principe.
'Wartensleben avait blanchi sous le harnais; ses longs services et sa valeur personnelle lui conciliant l'estime générale, le rendirent fier de cet avantage; il ne l'était pas moins de sa capacité , car on sait rarement distinguer à quel titre on reçoit des louanges , et c’est au contraire un préjugé bien commun parmi ceux qui ont passé par tous les grades , de pré-