CHAPITRE XV
liof, d’Osterhofen, d’Eglingen , ainsi que de la maison de chasse; elles emportèrent les villages de Reistingen et Trugenhofen : les Français se replièrent dans la position centrale, déterminés à y faire une vigoureuse résistance.
Saint-Cyr garnissait les hauteurs de Dunstelkingen avec 18 bataillons ; Dischingen était défendu par les brigades Lecourbe et Laroche (1).
La première et la seconde colonne , réduites à 8 bataillons après ces premiers combats , s’établirent vis-à-vis de cette position. L’Archiduc se contenta de canonner et d’attaquer faiblement Dunstelkingen , en attendant l’arrivée de la troisième colonne , qui eut à lutter contre les difficultés sans nombre du terrain, et l’opiniâtreté des Français. Il fallut de vigoureux efforts pour emporter Koessingen ; Schweindorf résista , et l’attaque
(1) Laroche gardait avec 9 bataillons, les hauteurs de Dunstelkingen. Lecourbe avec trois autres, était en réserve à Dischingen. Le reste de la division Saint-Cyr } culbuté la veille entre Aufhausen et Amerdingen , par l’avant-garde de l’Archiduc, 11’avait point encore été rallié. Ainsi les effortsdu centre des Impériaux furent dirigés contre ces 9 bataillons français.
de l'aile droite dans la forêt, sur la route de Nordlingen à Neresheim , ne fit aucun progrès : ce ne fut qu’à la gauche où les Autrichiens réussirent complètement , et arrivèrent sur le flanc droit et les derrières de leurs ennemis. Riese repoussa la division Duhesme de Medlingen et de Giengen, et la poursuivit avec sa cavalerie; elle ne se retira pas sans peineparEoehmenkirehà Weissenslein, et perdit deux pièces. Riese poussa jusqu'à Oggenhausen , occupa Heidenlieim , et dirigea sa cavalerie légère à Hausen et Gerstetten. Les équipages, le trésor et les munitions se sauvèrent à Aalen dans le plus grand désordre. Au même moment, Frœhlich passa le Danube à Günzburg, et s’avança jusqu’à Langenau, portant son avant-garde à Albeck. Mercantin gagna la hauteur de Balhausen, occupa Altenberg et Stauffen, d'où il se mit en communication avec Riese , sur le flanc de l’ennemi.
La situation de Moreau ne paraissait pas rassurante; toutefois l’excellence de la position et sa supériorité numérique dissipèrent ses inquiétudes ; car il pouvait opposer toutes ses forces réunies aux Autrichiens dispersés : il jugea avec sagacité que ceux-ci n'auraient porté qu'un faible détachement sur Heiden-