CHAPITRE XV
heim, et se borna à y envoyer un bataillon et 2 escadrons pour le reprendre. N’envisageant ce qui se passait sur sa gauche que comme une simple démonstration, il prescrivit à Delmas de marcher sur Merkingen , après avoir laissé un détachement à Bopfingen. Toute la réserve s’ébranla (1) : Saint-Cyr renforcé, reçut ordre de défendre Dunstelkingen à toute extrémité. Desaix attira des renforts à Schweindorf, rejeta la troisième colonne autrichienne , et réoccupa la forêt de Koessingen, au moment où l’on débusquait celle qui s’était avancée dans la forêt que traverse la route de Neresheim.
D’un côté, la faiblesse des Impériaux, de l’autre la crainte de manquer de munitions , firent cesser le combat à deux heures après midi; car les Français ayant consommé la plus grande partie de celles qu’ils avaient amenées sur le champ de bataille , désespérèrent d’en tirer de leur parc qui était en fuite.
(i) L’auteur a puisé ces renseignemens dans une relation publiée en France , et qui n’est pas toujours exacte : on nous assure que la réserve française ne bougea point de ses positions , que Moreau n’envoya aucun renfort à Saint-Cyr , et que Desaix n’engagea qu’une brigade durant toute la journée.
?,8o HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE l 'jgG.
Le centre des deux armées passa la nuit dans les positions qu'il avait à la fin de la bataille. L aile droite des Autrichiens revint au camp de Mædingen, et la gauche se retira à Dillingen.
Le 12 au jour, l’Archiduc quitta également le champ de bataille pour se rendre à Mædingen avec 6 bataillons et 8 escadrons; il y laissa 16 bataillons et 19 escadrons sous le général Hotze, auquel il prescrivit de se retirer pied à pied par la vallée de la Kessel. Moreau resta dans sa position sans inquiéter la retraite de l’ennemi.
Le i3 août, l’Archiduc partit du camp de Mædingen avec i5 bataillons et 18 escadrons , se dirigeant par Harburg sur Donauwerth , où il passa le Danube ; il prit position à Nordheim, où la colonne de Hotze vint le rejoindre. Trois bataillons et 1 5 escadrons , outre 8 bataillons placés en avant d’Harburg, couvrirent la retraite sous le prince de Lichtenstein. La chaîne des avant-postes s’étendit d’Erlingshofen par la montagne, sur Deggingen, Balgheim et Heroldingen : des partis coururent jusques à Œtingen et Nordlingen. Le 14, l’arrière-garde passa le Danube , et ne laissa qu’un poste à Donauwerth.
Riese efî’ectuason passage le i3,à Dillingen,