CHAPITRE IV
de Hadamar les divisions Collatid et Lefebvre , avec lesquelles il marcha sur la Lahn. Par suite d’une affaire assez chaude , qui eut lieu sur les hauteurs d’Offeim et de Diekirchen, il força le 6 , l’arrière-garde autrichienne à lui en abandonner la rive droite ; mais ses tentatives de passage échouèrent auprès de Dietz et d Oranienstein ; il ne fut pas plus heureux à Runkel , d’où un bataillon de Darmstadt le repoussa. Celui d’Autrichiens détaché sur W eilburg , trouva cette ville occupée par des éclaireurs qui y étaient entrés aussitôt après l’occupation de Hadamar.
La position des Français s améliorait de jour en jour. Neuwied ayant ete évacué le 6 , par les Autrichiens , la division Grenier y passa le Rhin en bateaux , ainsi qu’à Leutersdorf. Le 7 , on jeta un pont près de la ville. Grenier occupa Vallendar et poussa des postes jusqu’à Montebauer. Bonnard se prépara à investir Ehrenbreitstein ; Championnet et Bernadotte marchèrent sur Neuwied ; la division Bonnaud suivait Kleber sur deux colonnes, par Dierdorf et la grande route ; la position du prince de Wurtemberg était d autant plus lâcheuse , que ses troupes disséminées depuis l’embouchure de la Lahn jusqu'à Braunfels , n’avaient pour soutien qu une faible réserve
près de Limburg; elles tenaient bien encore "Wezlar et la petite ville de Nassau, mais 1 enuemi occupait déjà les ponts de Leunen et de W eilburg.
Le 9, la division Bonnaud renforcée de 3 bataillons de celle de Grenier, forma l'investissement d Ehrenbreitstein. Alors les autres divisions de 1 armée française arrivèrent par le pont de Neuwied successivement sur la Lalin; à mesure qu’elles entraient en ligne, les premières venues appuyaient à gauche pour leur faire place.
Le 12, toute l’armée était en mesure de prendre l’offensive sur la Labn ; sa droite s’appuyait au Rhin , sa gauche aux gorges de Steinbach , d'Ober-Tieffenbach et de Nieder- Tieffeubach , d où elle se liait, par une chaîne de postes , avec le détachement laissé à Herborn sous les ordres de Soult.
Il semble , au premier coup d'oeil , que le pays entre la Sieg et la Lalin soit favorable à la défensive; en effet , un pays coupé qui a peu de communications , sillonné de vallées profondes et escarpées , traversé dans tous les sens par des courans , présente de fréquens obstacles à l’ennemi ; cependant en y réfléchissant , on reconnaît qu'il est extrêmement difficile de s'y maintenir.