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CHAPITRE IV. 5g

autrichien chargé d’empêcher les Français d’avancer du Rhin et de la Sieg , sur les bords de la La lin ?

Dans FolTensive , souvent nous obligeons l’ennemi à subordonner ses mouvemens aux nôtres; mais dans la défensive, cela n'est possible qu’autant que la nature du terrain présente des positions qu’il ne saurait tourner. Or ce n’était pas ici le cas. Il fallait avant tout, que les Autrichiens examinassent quelle était l’opération la plus probable, c’est-à-dire la plus avantageuse aux Français. En mesure de prendre l'offensive , l’intérêt de ceux-ci exigeait qu’ils portassent le théâtre de la guerre sur la rive droite ; ils ne pouvaient obtenir de grands résultats qu’en s’y établissant ; et comme ils devaient présumer que leurs adversaires chercheraient à s’y opposer de toutes leurs forces, ils se trouvaient dès-lors obligés d’employer toutes les leurs , pour assurer la réussite de leur projet. Deux moyens s’offraient pour arriver à ce but : ils pouvaient passer le Rhin soit à Düsseldorf soit àNetrwied.

11 était présumable que Jourdan s’arrêterait au premier parti, parce que les Français se trouvaient déjà établis sur la rive droite ; autrement il aurait fallu construire d’abord un pont à Neuwied , opération très-difficile en elle-

même, mais qui devenait sur-tout dangereuse, si les Autrichiens s'étaient rapidement avancés sur la Moselle. Les premiers progrès de Rleber au-delà de la Sieg, devaient forcer l'ennen '* évacuer Neuwied, et amener la réunion de toute l'armée. En cas d'échec , sa retraite était toujours assurée sur Düsseldorf. Tout concourait à rendre ce plan probable, et à ne laisser même aucun doute sur la manière dont Jourdan le mettrait à exécution.

Comme il était aisé de prévoir que les Français chercheraient d’abord à réunir leurs forces , on devait présumer qu ils manœuvreraient pour gagner la route de Hachenburg à Limburg , et qu’au moyen de ce mouvement et celui d un corps de tlanqueurs , ils forceraient les Autrichiens à quitter la rive du Rhin. La route de Siegen n'étant pour eux d’aucune importance dans le moment, il suffisait de s’emparer de la Sieg intérieure et de la route de Siegburg à Rircheip , pour pousser plus avant. Ajoutez à cela que le passage dun grand fleuve demande du temps, et que le débouché dubassin de iXeuYvied est très-diûicile.En effet, un corps de cinq à six mille Autrichiens placé sur les montagnes impraticables qui 1 entourent, pouvait arrêter plusieurs jours les Français , avant qu'ils eussent achevé le pont

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