CHAPITRE Y. -ÿg
tôt que lui sur un point de la direction de sa marche , afin de lui présenter un nouveau front. Le général français ne pouvait faire aucune de ces manoeuvres à temps , avec des forces suffisantes; aussi dès le i4, n'y avait-il déjà plus de doute qu’il ne fût contraint à repasser le Rhin.
Le i5 juin , au point du jour, Lefebvre se mit en marche au moment où les troupes légères des Autrichiens , s’avançant sur deux colonnes par la route d’Herborn , et entre la Dille et la Lahn, repoussaient les avant-postes de Soult depuis Werdorf jusqu’à Greifenstein. Lefebvre qui en fut aussitôt informé , divisa ses troupes en deux colonnes : la première de 3 bataillons et 100 chevaux, reçut l’ordre d’occuper Oberbiihl , et de laisser quelques postes àNiederbühl et au pont de Leunen; le reste prit la direction de Werdorf, vers la Dille; cependant les Autrichiens étaient déjà maîtres de Niederbühl et d’Oberhühl , et s’avancaient de la Dille dans la forêt qu’on trouve entre la rivière et ces villages. Werneck suivait les troupes légères sur la route de W ezlar.
Les Français culbutèrent d’abord les premiers détachemens qu'ils rencontrèrent; mais ils éprouvèrent plus de résistance, lorsque leur
aile gauche déboucha des bois sur le plateau découvert qui descend de la chapelle de Dabilieim , vers Wezlar, au confluent de la Dille et de la Lahn. Leur droite , après s être emparée d Oberbühl et de Niederbühl , fut également arrêtée un instant près de l'abbaye d Altenhurg. Ce ne fut qu’au troisième assaut qu elle y pénétra ; alors les Autrichiens battirent en retraite de tous côtés ; une partie se replia vers la Dille, et le gros sur Wezlar. Lefebvre les inquiéta par une canonnade , et mit ses troupes en position.
J! était quatre heures. L’Archiduc qui faisait justement une reconnaissance dans les environs, accourut au bruit du canon. En arrivant dans la petite plaine de Wezlar, il trouva tout en retraite. Werneek agissait comme aurait pu le faire un général sans expérience , auquel une juste théorie n'indique pas les points importons où il doit porter ses troupes. 11 avait occupé tout le terrain entre la Dille et la Lahn , s’était laissé forcer par-tout; et considérant la perte de quelques postes comme un mal irréparable, il avait abandonné tous les autres. Le prince Charles lui ordonna de former 4 bataillons et 6 escadrons , et d’emporter avec eux les hauteurs d'Altstetlen.oùse trouvait établie l'aile