‹ Vol. 2Chapitre 46 sur 157 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Collaud formait l’aile droite , séparé de la division Lefebvre par la chaussée ; deux bataillons occupaient Blankenberg. Le général Soult qui s’était joint, ainsi que Bastoul, au corps de Kleber, près d’Altenkirchen, fut détaché sur la rive droite de la Sieg , pour assurer les derrières. L’arrière-garde resta sur les hauteurs, entre Weiersbuch et la position principale.

L’Archiduc voulant profiter de son établissement sur le flanc de l’ennemi , s’avança jusqu’à Hachenburg , dans la nuit du 17 au 18 , avec une partie de ses troupes , dans l’espoir de gagner encore le défilé au-delà avant l’ennemi. Mais il n’arriva qu’au jour à la vue d’Altenkirchen ; les Français avaient alors passé le défilé , de sorte que vers midi ce poste fut évacué par eux. Les Autrichiens étaient fatigués , et leur général ne trouvant pas de vivres dans ce pays pauvre et épuisé, resta près de Hachenburg , et se contenta de faire poursuivre la colonne en retraite avec quelques troupes légères. Une colonne qui arriva de la Lahn marcha sur Dierdorf.

Jourdan arriva à Neuwied , et quoique les Autrichiens en eussent rompu le pont avec des radeaux, il fut cependant si promptement rétabli , et le passage des troupes se fit avec

£6 HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE I ~q6.

une telle activité, qu'il ne restait que peu de cavalerie et presque point d infanterie sur la rive droite, lorsque les troupes léeA es de 1 aile gauche autrichienne qui les poursuivaient . arrivèrent le îS au soir sur Bendorf et Savn. d .ns les environs de Nîeuwied. Elles se contentèrent de canonner . parce qu'on voulait attendre la colonne qui suivait . pour faire une attaque sérieuse. Ellen arriva que la nuit suivante.

Le 19 luin au matin, les Français avaient passé le Rhin et détruit le pont de sa rive droite à lue. La colonne autrichienne de Dierdorf marcha sur iNeuwied. ou elle campa sur les hauteurs en arrière . occupant fortement les bords du Rhin. Les Français s’établirent dans trois camps, près du fleuve, et Jourdan ordonna aux divisions Marceau et Poucet . qui avaient jusqu'alors observé le camp retranché de Hechtsheim. en avant de Mavence, de se replier surRreutznach. derrière la h» ahe. Cette journée ne se passa pas si tranquillement du côté de Kleber : tout en faisant mine de reposer ses trotipes fatiguées à Ukerath. il se disposait à exécuter les ordres de Jourdan . qui lui avait prescrit de temporiser , afin d'attaquer les Autrichiens dès qu'il en verrait 1 occasion. De la position d Ukerath. il avait la facilité d'arriver en peu de temps sur le Rhin a Meuwied,

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