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CHAPITRE VI

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avait pris le commandement depuis la maladie du général Stain , accéléra sa retraite : il se porta le 5 à Hornberg , et le 8 à Schramberg , pendant que Giulay défendait encore la vallée de la Kintzig , entre Hausach et Schiltacli, et repoussait de Haslach l’ennemi qui le poursuivait.

Du 28 juin au 2 juillet , il ne se passa rien de remarquable dans les deux armées. Les Autrichiens venus de Schwelzingen et de Mannheim, se réunirent aux troupes qui avaient abandonné la Rench.Leur avant-garde était sur la rive gauche delà Murg, depuis Stollhofen etSteimbach jusqu’aux montagnes, le gros réparti derrière cette rivière; un bataillon formait l’extrême gauche à Gernsbach; 3 compagnies occupaient les hauteurs de la vallée de Baaden. Une escarmouche qui eut lieu le 2 à la droite , décida Latour à la renforcer.

Le 4 ? deux divisions de l’aile gauche , conduites par Desaix , s’avancèrent pour attaquer les montagnes et la grande route. Les Autrichiens furent culbutés et repoussés jusqu’à la Murg , en avant de laquelle ils tinrent non sans beaucoup de peine les avenues de Gernsbach , les hauteurs entre Ebersteinburg et Oberndorf, et ensuite Kuppenheim. Immédiatement après le combat, les Français prirent a. *8

position sur la route eu avant d'Oos, appuyant leur gauche à Sandweier : une division entre lffetzheiin et Ottersdorf, et celle de Taponnier avec la réserve , en deuxième ligne.

Le projet et l'exécution du passage du Rhin, font également honneur à Moreau. En cinq jours, son année atteignit la Rench, et se trouva maîtresse de l'entrée de la vallée de cette rivière , et de celle de la Rintzig. Mais immédiatement après, son but devait être de forcer son adversaire à la retraite , ce qu il pouvait obtenir facilement par un combat comme par des manœuvres. En elfet, depuis les affaires du 24 et du 28, il pouvait calculer avec certitude.

i° Que les Autrichiens n avaient pas assez de forces réunies , pour se mesurer avec lui ;

20 Les renforts qu'ils attendaient ne pouvaient venir que peu à peu ;

3° Us avaient tout-à-fait négligé d'occuper les montagnes, et s’étaient seulement établis à leur pied dans la vallée du Rhin ;

4° Les troupes du contingent de Souabe, qui devaient défendre celle de la Rintzig , n’étaient plus capables de faire une longue résis' tance;

5° Les corps de Condé et de Froehüch, dis-

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