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CHAPITRE VII. l

Durmersheim , au moment ou les Français s avancèrentde leur côté par la vallée delà Murg. Une brigade attaqua Kuppenheim de front , tandis que 4 bataillons le tournaient par les hauteurs voisines , et forçaient 1 entrée de la vallée. Ce village fut également pris , à la suite d’un combat qui dura trois heures.

Bientôt après l’attaque de ce point, le général Sainte-Suzanne déboucha de la forêt de Sandweier , avec la tête de la division Beaupuy , sous le feu des batteries autrichiennes , qui lui firent éprouver une grande perte. Vers la fin du combat , Delmas passa 1 Oosbach avec sa division , et vint à Niederbühl , d où il repoussa les postes autrichiens de l’autre côté de la Murg, et les poursuivit jusqu'au pont de Rastadt.

Ainsi finit cette journée. Si au lieu d’employer une division contre le front de la position de Niderbühl , Moreau eût rassemblé toutes ses forces au pied des montagnes , sa victoire eût été moins coûteuse et plus complète. D’abord les Autrichiens eussent abandonné plutôt Kuppenheim et la Murg ; ce qui aurait permis aux Français de passer cette rivière le même jour, et de tirer un parti d’autant plus avantageux de leur supériorité numérique et de leurs succès dans

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]es montagnes, que les renforts de l'ennemi n'étaient pas encore arrivés. Entre le Piliin et l’Oosbach , la nature du terrain , qui est boisé , marécageux , et par conséquent trèsdifficile, rendait inutile le mouvement de la divisibn Delmas contre Rastadt, dont le succès dépendait, au reste, de l’attaque de Kuppenheim. Une simple démonstration avec de l'infanterie légère, aimait certainement suffi pour attirer sur ce point l'attention de l'ennemi.

On pourrait reprocher aux Autrichiens d'avoir défendu ce poste avec trop d'opiniâtreté , et de ne s être pas retirés derrière la Murg aussitôt qu'ils aperçurent que l'ennemi faisait une attaque sérieuse ; cette manoeuvre leur aurait assuré au moins une position plus favorable; mais s'ils ne l'ont pas faite, c’est vraisemblablement parce que l’Archiduc avait envie de prendre l'offensive aussitôt après l’arrivée de ses renforts, et qu'il était essentiel de conserver les débouchés de la Murg, et de gagnei du temps en disputant le terrain pied à pied. Ajoutez à cela, que le combat se trouvait déjà fortement engagé près de Kuppenlieim, lorsqu'on apprit que les Français avaient pénétré dans les montagnes, et enlevé le poste de Gernsbach.

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