CHAPITRE VII
Les deux partis passèrent la nuit en présence, etles Autrichiens se retirèrent au jour sans être inquiétés ; leurs avant-postes formèrent une chaîne depuis la montagne jusqu’en avant de Durmersheim ; l’armée prit position derrière l’Alb , entre Etlingen et Mühlberg ; le corps saxon reçut l’ordre de se mettre de suite en marche pour Pforzheim , où se rendirent aussi quatre bataillons et six escadrons de l’armée principale ; deux bataillons , et autant d’escadrons, furent détachés à Frauenalb, et trois bataillons et deux escadrons à Langensteinbach; deux cents hussards furent jetés dans les montagnes, le long de la Nagold, pour avoir des nouvelles de l’ennemi.
La première division du centra de Farinée française, prit position entre Freudenstadt et le Kniebis , son avant - garde en avant de cette ville; la deuxième sur les hauteurs entre Gernsbach et Baden; l’avant-garde entre Otlenau et Eberstein , poussant ses postes sur la rive droite de la Murg. La première division de l’aile gauche s’établit entre Niederbühl et Sandweier, l’avant-garde entre Oberndorf et Kuppenheim. La deuxième en arrière sur la gauche d’Otterdorf, l’avant-garde dans cette ville , à droite de Rastadt. La réserve , composée de deux demi-brigades , et de la plus
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grande partie de la cavalerie , avait son infanterie placée entre Eberstein et Sandweier, la cavalerie à Sindslieim, Oos et Eberstein.
Les Français passèrent trois jours dans cette position. Les Autrichiens en profitèrent pour réunir et faire marcher dans la journée du 7 , sur Rothensol , les quatre bataillons et six escadrons détachés àPforzheim: les trois bataillons et deux escadrons de Langensteinbacli, ainsi que les troupes qui avaient été rejetées l'avantveille dans les montagnes. L objet de ces mouvemens était de s’assurer de la vallée de l’Alb, ainsi que des postes de Tobel et de Spielberg. Le même jour, les Saxons arrivèrent à Pforzheim.
Alors les deux généraux en chef se préparèrent à une bataille décisive, bien résolus, chacun de leur côté , à prendre l’initiative de l’attaque. Moreau fixa la bataille au 9 juillet, et l’Archiduc au 10. On peut reprocher au premier d avoir trop différé à la livrer ; il avait toutes ses forces sous la main, et par conséquent nul motif raisonnable de la retarder : plus il la différait , plus il donnait de temps à 1 Archiduc pour rectifier sa position , augmenter ses troupes dans les montagnes, et même éviter faction en se retirant à Pforzheim, et delà sim le JXecker. Cette lenteur