‹ Vol. 2Chapitre 88 sur 157 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

porte toutes ses forces par Haclienburg, sur la chaussée de Limburg , et s’etait réuni promptement à Jourdan ; car alors les Autrichiens auraient été débordés et prévenus sur leur ligue de retraite.

Le début des opérations semble indiquer que les généraux en chef des deux partis ont attaché trop d’importance à la possession de la route de Siegen à Wezlar, et aux débouches de cette ville. C est le défaut ordinaire des hommes de guerre qui calculent sans profondeur, et cherchent les causes des événemens dans les accidens qui les ont précédés; parce que les Autrichiens , après s'être emparés des hauteurs de Wezlar, quinze jours auparavant, avaient tourné le liane gauche des Français , et les avaient forcés à la retraite , ils regardèrent cette ville comme la clef du pays, tandis que ce fut la position vicieuse de Jourdan qui , à cette époque , détermina l’Archiduc à une opération impraticable dans toute autre circonstance.

Arrivés sur la Lahn , les Autrichiens , à l’imitation de l’ennemi , formèrent un cordon le long de cette rivière, qui lui procura un nouvel avantage , eu égard à sa supériorité numérique. Leurs postes furent délogés de la rive droite presque sans combat, et restreints

tout-à-fait à la rive gauche, le 7 juillet. Le general Dauriez occupa les bords de la rivière avec une partie de la division Poucet , depuis Dietz jusqu’à son conlluent ; le reste , de 6 bataillons et 5o chevaux , investit Ehrenbreitstein. Bernadotte après avoir chassé les postes de Wernek du faubourg de Limburg, dont le pont était barricadé , s’établit sur les hauteurs d'Ofheim , ayant sur la gauche la division Cliampionnet ; Grenier occupa Mehrenberg.

La division Bonnard prit position près d’Altendorf. Elle attaqua les Autrichiens au pont de Leunen , mais il resta indivis , et le combat se termina par une fusillade et une canonnade des deux rives.

Collaud qui était arrivé sur la route de Greifenstein , se porta sur les hauteurs , entre Altstetten et Wezlar; sa droite eu arrière d'Oberbiel , et sa gauche appuyée à la Dille. Ses avant-postes bordèrent la Lahn , depuis Leunen jusqu’au confluent de cette première rivière. 11 y eut à Dietz, 'YVilmar, Weilburg et Runkel de légères escarmouches entre les avant-postes. La brigade Damas de la division Cliampionnet, força le pont de ce dernier endroit, et obligea les troupes qui le défendaient à se retirer. Quand on forme un cordon.

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