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CHAPITRE VIII

butèrent, et percèrent jusqu’à la colonne. Heureusement f infanterie les arrêta , à la faveur du terrain coupé. Cliampionnet resta près de Camberg. De son côté , Wernek se retira, harcelé sans relâche jusqu'à Neuenhain , derrière Koenigstein. La brigade Dauriez s’était portée en même temps de Nassau à Luttighofen ; Bernadotte à Kirchberg , sur la route de Wisbaden ; Grenier à Groefenwiesenbach , occupant Usingen , son avant-garde sur la gauche ; la division Lefebvre prit position derrière Eberstadt, son avant-garde à Bergstadt, poussant des reconnaissances sur la Wetter.

Les Autrichiens s'étaient déjà repliés la nuit sur ces points ; Wartensleben avait pris position entre Wildstadt et Rosbach; Kray avec l’arrière-garde , sur la hauteur de Nieder i Moerle , en avant de Friedberg.

La division Collaud ayant tenté vainement de chasser les Autrichiens de Nieder-Weissel , Kleber résolut de les attaquer avec toutes ses forces. Lefebvre reçut l’ordre , à cet effet , de marcher par Bingenheim , sur le flanc droit de l’ennemi , pendant que les divisions Bonnard et Collaud l’attaqueraient de concert sur son front. Le combat qui s’ensuivit eut un caractère tout particulier.

l66 HISTOIRE DE LA CAMPAGNE DE 1796.

La première intention de Wartensleben avait ètè de se retirer derrière la INidda , parce que, dès le 9 juillet, l’ennemi avait forcé la garnison de Homburg à se retirer sur Usingen , et menaçait sa ligne de retraite. Mais la réception d’une dépêche où l’Archiduc lui prescrivait de ne se retirer des environs de Friedberg qu après avoir tenté le sort des armes, le fit changer de projet, et il résolut d’attaquer le même jour. En effet, se mettant en marche vers midi , de Wildstadt sur Rosbach, il porta sa droite sur la Wetter, et sa gauche soutenue de la cavalerie , sur 3Nieder-"W eissel , contre la position de l'ennemi. Au moment où les colonnes s’ébranlaient, ses troupes légères ignorant encore ce changement de dispositions , et supposant que la retraite s’effectuait comme elle avait d'abord été ordonnée , abandonnaient Ober-Mœrle et Nieder-Mœrle, Ockstadt, Johannesberg et même Friedberg; elles n’étaient suivies que par les coureurs de Collaud , parce que Eleber avait recommandé à ce général de ne pas s'engager sérieusement avant que le feu sur la droite des Autrichiens n indiquât l’instant où la division Lefebvre serait aux prises.

Dès que Wartensleben rencontra son avantgarde qui battait en retraite , il la fit retourner

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