CHAPITRE VIII
sur ses pas et réoccuper Ockstadt , et forma ses troupes en bataille sur la Warthe , derrière Friedberg dont il chassa les Français, pour marcher ensuite sur les hauteurs à gauche de cette ville.
Les troupes légères rentrèrent dans Ober- Mœrle et Nieder - Moerle , et venaient de s’emparer d’Ossenheim et Bauernheim, quand Lefebvre , qui s’était mis en marche au point du jour , parut : le combat devint plus chaud; son avant-garde ayant emporté les deux derniers villages dont on vient de parler, il la suivit avec sa division. Arrivé à Bauernheim , il rappela ses troupes légères; 9 bataillons et 8 escadrons se trouvant alors sous sa main , il tenta d’enlever , au moyen d’une canonnade , les hauteurs en arrière de ce village , sur lesquelles les Autrichiens étaient formés; mais il fut repoussé avec perte.
Cet échec ne le rebuta pas ; il fit appuyer son artillerie à droite , à portée de mitraille , et renouvela une attaque qui eut un plein succès. Les Autrichiens perdirent une pièce de canon , et se replièrent derrière leur cavalerie , supérieure en nombre à celle des Français. Chassés successivement de Bruchenbriicken et d’Assenlieim , iis se replièrent jusqu’à ce que leur centre et leur aile gauche
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eussent dépassé Friedberg, et s établirent sur les hauteurs en arrière de ces deux villages et de celui de Fauerbach, couverts par le petit ruisseau d L'sbach.
L engagement de Lefebvre devint le signal de l'attaque générale : 3 bataillons et \ escadrons poussèrent contre Ober-Mœrle elAieder- Mocrle , et 3 bataillons suivis du reste des divisions Collaud et Bonnard , s'avancèrent sur la route de Friedberg. Le combat fut très-vif. Les Autrichiens 1 auraient peut-être soutenu, si 1 échec de leur droite ne les eût forcés inopinément à la retraite. Ils se replièrent sur deux colonnes : la première sur le Johannesberg , et la seconde par Friedberg. Celle-ci défila à temps de la ville vers Fauerbach, pour appuyer les troupes qui défendaient le village, ce qui permit à Warlensleben de se former *ur la hauteur en arrière de Friedberg. On les poursuivit chaudement. La droite des Français s'avança jusqu'à Ober-Rosbach et Bannerts ; le centre prit deux pièceset entra dans Friedberg de vive force. Les Autrichiens eurent beaucoup de peine jusqu'au soir, à l'empêcher d en déboucher;, il leur devint donc impossible de garder Fauerbach.
Dans la nuit qui suivit ce combat sanglant, AV arlensleben se relira dans la position de