CHAPITRE VIII
et qu il conservait la faculté de se réunir à son aile gauche (1).
La prudence ne lui permettait de livrer bataille , que dans le cas où sa grande supériorité en cavalerie , pouvait lui donner l’espoir de battre et de disperser l’ennemi dans les plaines de Friedberg; or, Wartensleben avait 5 mille chevaux , et lui seulement 28 escadrons trèsfaibles. D’ailleurs la position autrichienne était plus accessible vers la gauche, où le terrain est moins favorable à la cavalerie qu’à la droite.
Quoi qu’il en soit, déterminé à livrer bataille , l’attaque principale devait être dirigée contre Ober-Moerle et Nieder - Moerle , et soutenue par une colonne poussée vers Friedberg. Â la faveur des plis du terrain, on aurait pu avancer le long delà montagne, et de
Ci) Peut-être aurait-il été plus convenable que Jourdan vint appuyer Kleber avec la gauche et le centre. Wartensleben séparé de Wernck, eût été ainsi culbuté sur Hanau el la démarcation prussienne, et le dernier rejeté sur Mayence. Mais ce mouvement ne s’exécutant pas, il paraît «n effet que Kleber eût mieux fait d’agir par sa gauche dans la direction centrale d’Usingen , pour séparer et ruiner les deux corps autrichiens. Le passage de la Wetter par une seule division française était au contraire un peu hasardé, etnepromeUait pas un résultat aussi satisfaisant.
cette manière, prendre en flanc l'ennemi, dont les forces étaient concentrées. A la vérité, on ne se serait pas approché aussi vite de la chaussée de Francfort , que par Fauerbach; mais en revanche , la cavalerie n’aurait pas empêché si long-temps l'infanterie de débou< cher de ce dernier endroit. Le pays de Friedberg à Francfort étant couvert, il ne suffisait pas d avoir seulement la grande route, puisqu'il restait à F ennemi beaucoup d’autres chemins. L’éloignement de Lefebvre, au g, n'était pas un motif pour empêcher cette disposition ; car il se trouvait plus en mesure d’arriver pour prendre part à l'affaire , que de gagner, le 10 , la droite des Autrichiens.
Wartensleben chassé par des manoeuvres , de la position de Neukirclien n avait rien de mieux à faire que de se retirer promptement sur le Mein , pour s’établir , avec toutes les troupes réunies en arrière de Francfort, dans une position appuyée à Mayence , et capable d en imposer à 1 ennemi. Si chaque moment de retard dans la retraite entraînait des conséquences fâcheuses, à plus forte raison l'offensive était-elle hasardée, vu que les Français occupaient déjà Homburg et débouchaient de Kœnigstein.
Les dispositions faites sur le terrain , nous